Retour de flamme: La Famille Sullivan, New York, tome 6 (French Edition)

Chapitre Vingt-Deux

 

Molly n’arrivait pas à croire qu’Harry avait loué un yacht pour la soirée. Elle avait compris qu’il avait une carrière fructueuse, mais elle ne pensait pas ça à cause de l’argent dépensé.

Personne n’avait jamais fait quelque chose d’aussi spécial pour elle. Même à l’université, même quand il avait voulu la faire se sentir spéciale, leurs plans étaient toujours tombés à l’eau. Mais ce soir, tout était absolument parfait. Surtout depuis qu’il était monté en souriant, en lui disant que sa fratrie avait promis de s’assurer que son père irait bien.

Une fois à bord, ils firent un appel vidéo avec Amélia qui passait la nuit chez sa meilleure amie après la dernière répétition en costume au théâtre du lycée.

Molly pouvait voir qu’Harry s’ennuyait déjà d’Amélia et l’aurait invitée à se joindre à eux si elle avait été libre. Cela lui réchauffait le cœur de savoir qu’ils avaient pu créer un lien aussi fort en aussi peu de temps. Elle avait été si inquiète que les années de séparation leur compliquent la tâche pour devenir complices. Mais malgré les années qu’ils n’avaient pas passées ensemble, il semblait que le père et la fille allaient très bien.

Molly serra fort Harry dans ses bras, elle ne voulait pas le laisser partir. Aldwin bien sûr, voulait faire partie de l’action et coinça son museau entre eux, ils se séparèrent en riant.

Harry sortit un énorme os à moelle d’un de ses sacs qu’il avait fait monter à bord plus tôt. Une fois le chien bien installé sur un gros coussin dans un coin du pont, Harry tira une chaise pour elle à la table à manger.

Elle avait l’impression de vivre une scène de film, avec une légère brise dans les cheveux, le yacht circulant en douceur entre les îles, le soleil couchant au-dessus de l’eau – et le plus bel homme au monde à ses côtés, lui tenant la main. Tout ce qui lui manquait était une robe de soirée, mais le jean et le pull qu’il avait apporté pour elle la gardait parfaitement au chaud. Bien qu’elle n’eût pas besoin de ça quand Harry était dans les parages, bien sûr.

Il déboucha le champagne, et elle voulut se pincer. Tout cela était-il la réalité ?

Cela pouvait-il durer ?

Le capitaine les avait laissés avec une brochure, soulignant les énormes manoirs de Millionaire’s Row : Tom Thumb Island, qui était la plus petite des Mille-Îles et Devil’s Oven ayant été la cache du pirate Bill Johnston. Même s’ils étaient très intéressés par l’histoire, Molly savait qu’ils devraient faire un autre tour pour qu’elle puisse en admirer tous les détails.

Ce soir, elle ne pouvait se concentrer sur autre chose que l’agréable présence d’Harry.

— Merci pour cette merveilleuse soirée.

— Tu t’amuses ?

Comment pouvait-il en douter une seconde ?

— Vraiment beaucoup.

Il l’embrassa.

— Tu te souviens de la fois où on s’est entraînés à valser chez moi quand Suzanne et Drake se sont dit que ça pourrait être amusant de nous donner des notes ?

— Ta sœur ne nous donnait que des neuf et ton frère ne dépassait jamais un trois, répondit-elle en riant.

Mais Harry ne riait pas.

— J’avais prévu de t’emmener danser, mais c’est une autre soirée que j’ai ratée. Avant qu’elle puisse deviner ses intentions, il sortit son téléphone de sa poche, pianota jusqu’à ce qu’une valse se fasse entendre sur les haut-parleurs du bateau, puis il se leva.

Il lui prit la main.

— Veux-tu m’accorder cette danse, Molly ?

Elle avait le trac en posant sa main dans la sienne. L’instant suivant, il l’attirait dans ses bras et la faisait tourner sur le pont sous les étoiles.

Tous ses rêves, tous ses fantasmes semblèrent insignifiants à côté de ce moment. C’était si merveilleux, qu’elle avait l’impression de scintiller comme les lumières se reflétant sur les vagues.

— Tu me rends heureuse, Harry.

Peu importe ce qui se passerait à partir de ce moment, elle avait besoin qu’il sache comment elle se sentait en cet instant.

— Plus heureuse que je le pensais possible.

Puis elle l’embrassa, un baiser disant tout ce qu’elle n’arrivait pas à prononcer à voix haute. Mais elle espérait qu’il comprendrait.

Et quand il lui dit :

— Je t’aime, Molly.

Elle pensa qu’il l’avait entendue.

* * *

Ils dansèrent, rirent, s’embrassèrent et burent du champagne jusqu’à ce que le capitaine leur annonce qu’ils étaient presque de retour au quai. Sur le trajet du retour vers sa petite maison – un trajet qu’Aldwin avait l’intention de rendre le plus long possible, soit en reniflant ou en levant la patte sur chaque pierre, poteau, clôture et arbre – Molly était remplie d’anticipation au point d’en trembler.

À la maison, Harry déposa Aldwin dans la chambre vide d’Amélia, où il fut parfaitement heureux de se mettre en boule sur son lit et de fermer les yeux après l’excitation de la promenade en bateau. Harry referma la porte et revint dans la cuisine.

Dans les secondes qui suivirent, Molly et Harry s’embrassaient et s’arrachaient leurs vêtements.

Dans leur précipitation de se déshabiller l’un l’autre ils firent tomber une lampe sur le canapé et trébuchèrent sur la table à manger. Mais le plus important était comme c’était bon quand il la plaqua contre le mur, puis posa les mains sur ses hanches nues pendant qu’elle enveloppait sa taille de ses jambes et ses bras.

Avec un coup de reins puissant, il plongea en elle.

Ayant perdu tout contrôle, ils s’aimèrent avec une passion frénétique qui lui coupa le souffle. Elle ne s’était jamais sentie aussi bien, si libre, si complètement et merveilleusement à sa place quand il se penchait vers l’arche dans son cou, léchant, suçotant, mordillant au même rythme que ses allers-retours.

Tout ce qu’elle pouvait faire était de bien s’accrocher… et de supplier pour en avoir encore encore encore.

Des feux d’artifice explosèrent en elle quand il recouvrit sa bouche avec la sienne, leur baiser créa un kaléidoscope de sensation allant au-delà de son imagination. L’orgasme les traversa tous les deux, venant par vagues de plaisir sans fin. Faire l’amour fiévreusement était la manière parfaite de terminer leur rendez-vous parfait.

Pendant un long moment, il la serra contre lui, leur cœur battant la chamade l’un contre l’autre. Éventuellement, elle devrait retirer ses bras et ses jambes de son corps et se tenir debout, mais Molly ne voulait pas de ce genre de distance entre eux. Pas tout de suite.

Ni jamais.

— Tiens bon, dit Harry avant de traverser la cuisine et le couloir avec Molly toujours accrochée à lui.

Il la posa une fois arrivé dans la salle de bains. Un courant d’air froid menaça de refroidir sa peau là où elle avait été serrée contre lui, mais le baiser qu’il lui donna la réchauffa à nouveau tout de suite.

Il retira sa main en se penchant vers les robinets de la baignoire.

— Je rêve de prendre un bain avec toi depuis que j’ai vu cette baignoire.

Même s’il n’avait pas été nu et en contact avec elle, sa voix profonde et grondante – avec les souvenirs coquins de la seule fois où ils avaient pris un bain à deux à l’université – lui aurait donné envie de lui sauter dessus à nouveau.

— Je rêvais exactement de la même chose, dit-elle.

Il entra dans l’eau le premier, puis lui tendit la main. Il s’adossa dans la baignoire et elle se plongea dans l’eau pour poser son dos contre le torse d’Harry. Il s’empara du savon puis commença un voyage agréable et consciencieux sur ses bras, ses jambes et son ventre. Quand il recouvrit ses seins de bulles de savon, elle était désespérément excitée.

Chaque fois qu’elle le goûtait, elle le désirait encore plus, chaque orgasme dans ses bras était meilleur que le précédent. Elle avait déjà hâte d’atteindre le prochain sommet.

Elle se tourna pour le chevaucher.

— Je ne peux plus attendre, dit-elle.

Ce n’était pas une supplication ni des excuses. Simplement la vérité.

— J’ai besoin de toi.

— Alors, prends-moi, Molly. Je suis à toi.

Elle descendit sur lui avec un petit halètement, le plaisir était si intense, qu’elle avait du mal à croire qu’elle n’était pas en train de rêver. Il était réellement là. Dans sa baignoire. Dans sa maison. Dans sa vie.

Et plus que tout, dans son cœur.

— Harry.

Elle le regarda dans les yeux et ce qu’elle y vit lui donna des éclairs de plaisir, choquant chaque parcelle de son être par sa puissance.

Et sa joie.

— Je t’aime, dit-il.

Les mots étaient fiévreux contre sa peau. Avec ses mains sur ses hanches et sa bouche sur ses seins, il lui montra encore une fois comme ils étaient bien ensemble.

Ils étaient parfaits à tout point de vue.

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