The Dark Riders - T3 - Killer
Chapitre 10
C H A P I T R E 1 0
Killer
Je retourne rapidement dans le magasin, il me faut des clopes pour tenir le coup. La voir ainsi vêtue m a fait bander. Déjà ce matin, lorsqu elle matait mon corps, mon sexe s est relevé, content. J ai eu du mal à ne pas lui sauter dessus. Puis, ses questions innocentes m ont tellement perturbé que j ai cru que j allais éjaculer dans mon caleçon comme un ado.
Les traces sur son visage disparaissent, révélant une beauté pure. Elle est magni que, mais ne se rend pas compte de l e et qu elle fait. Tout son être est spontané, elle découvre le modernisme avec envie et pose beaucoup de questions, auxquelles, pour certaines, je n ai pas de réponses, c est tellement naturel pour moi, ces choses de la vie, que je n ai pas cherché à comprendre leur fonctionnement. Je suis né dedans.
Son innocence me trouble, moi qui ne fais jamais attention aux sentiments des autres à part ceux de mes frères, là, je me sens touché par cette petite nana. C est vrai que, les autres, je m en fous, mon père m a enlevé toute trace d émotion envers les gens. Il m a éduqué très jeune à torturer et tuer les personnes qui menaçaient le MC. À force de le voir faire et de le pratiquer, j ai enfoui toute sensation, me blindant contre la douleur et la sou rance des autres.
Mais, là, avec ce petit lutin des temps anciens, je sens mon palpitant reprendre vie. Elle me fait rire, je ressens un instinct protecteur envers elle. Elle est à moi.
La preuve lorsque j ai vu le vigile la tenir vers lui, j ai cru que j allais lui péter la gueule. Je me suis retenu, autrement, on aurait eu des problèmes, et il faut qu on se fasse discrets, tant que je ne sais pas si l autre con de mari n est pas à nos trousses.
Je me dépêche de lui prendre un bonnet, des gants et écharpe, car, sur ma bécane, elle va avoir froid avec cette neige qui virevolte. Le blouson en jean est fourré et son sweat en polaire lui tiendra chaud. Je le acheter des clopes en pagaille, mais je n ai pas de bol, ils n ont pas reçu de portables prépayés et sont en rupture. Il va falloir que je pique un portable à un pauvre con.
Il faut absolument que j appelle Rider. Les autres bouseux ont fouillé mes sacoches, ils m ont laissé mes fringues, la tente et le deuxième sac de couchage, mais on prit mes chargeurs. J ai juste les munitions dans mon arme et mes lames. Tu me diras, je peux tuer un homme avec divers objets à ma portée ou simplement mes mains.
Je fonce dehors et m arrête net quand je vois un mec traîner Aelys derrière le magasin. La rage me prend, il est mal tombé, le con. Depuis que ces imbéciles m ont maintenu en captivité pour un truc que je n avais pas commis, je n ai pu me défouler. Je suis sur les nerfs, je suis frustré sexuellement avec cette tentatrice à portée de main et que je ne peux toucher et tout le reste, je disjoncte.
Aelys se débat et, lui, il la colle contre le mur.
— Je peux t aider ?
— Barre-toi !
— Dis-moi, mec, tu trouves normal de forcer une nana,
— Ce n est pas tes oignons, je fais ce que je veux, elles disent toujours non au début, et après elles en réclament encore.
— Tu es sûre de toi pour cette lle ?
— Oui ! Dégage !
— Non ! je ne crois pas, car, là, c est ma nana que tu touches !
Le mec se retourne, me juge.
— Vu ton style, tu es du genre prêteur.
— Tu as de la merde devant les yeux, car si tu voyais mieux, tu saurais que je ne prête pas. Alors, lâche-la et tire-toi !
— Elle a besoin d une leçon. On ne se fout pas de ma gueule impunément.
— Je n ai rien fait. Il passe devant moi et me dit bonjour. Je suis juste polie, je lui réponds.
— Connasse, ce n était pas à toi que je parlais.
— Alors à qui ? T étais tout seul !
— Le portable, idiote !
— Le portable ? C est quoi, ce truc ?
Le mec la regarde et tourne ses yeux ébahis vers moi. Je hausse les épaules et ris, car j imagine la scène. Il la secoue.
— Tu te fous de moi encore ?
— Lâche-la !
Il ne m écoute pas, il est trop énervé. Je m approche, et lui tapote l épaule. Je ne suis pas un lâche, je n attaque pas dans le dos.
Il se retourne et essaye de me donner un coup. Il a de bons ré exes. Je l évite et mon poing percute sa mâchoire. Il titube, il baisse la tête et me fonce dessus. Je la prends dans le ventre, et percute le mur. Le coup me coupe le sou e. Il est collé contre moi, me coinçant les bras, et me donne des coups. Je le laisse faire, et me laisse glisser contre le mur.
Ce que je n avais pas prévu, c est que mon petit lutin lui saute sur le dos. Elle s accroche à lui, entourant son cou de ses deux bras et ses jambes à sa taille. Il gigote dans tous les sens, essayant de la déloger. Je regarde, fasciné, ce spectacle. Elle lui mord l oreille. Il hurle. Puis, il se jette dos contre le mur. Aelys ne crie pas, mais j entends son dos craquer. Putain ! Cela doit faire mal.
Je me lève, et lui envoie un direct dans la mâchoire et un coup dans les couilles. Il se plie en deux et je le réceptionne avec mon genou dans sa face de con. Il s écroule.
Je me précipite vers mon petit lutin qui est resté assis, essayant de reprendre sa respiration.
— Ça va ? Tu n as rien de cassé ?
— J ai connu de meilleurs moments. Tu l as assommé ?
— Oui ! Allez, viens, il faut que l on dégage.
Au passage, je lui fais les poches pour récupérer son portable et le tire par les cheveux.
— Connard, tu aurais dû mieux me regarder, un biker ne partage jamais sa régulière.
Je lui claque la tête contre le sol, son nez craque.
Je prends Aelys par la main et on le vers ma bécane. Je lui en le le bonnet, les gants et l écharpe. À ma grande surprise, elle se colle contre moi et me serre.
— Merci, Killer, merci pour tout.
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