The Dark Riders - T3 - Killer
Chapitre 24
C H A P I T R E 2 4
Killer
Je ne voulais pas la toucher, mais n ai pu résister quand elle a posé sa bouche sur la mienne. J ai juste su me contenir pour ne pas la baiser sur ce lit. Je lui ai donné du plaisir et, pour une fois, cela m a su . uel magni que spectacle de voir son visage se transformer sous la jouissance ! Mon érection me fait encore sou rir, mais tant pis.
Puis, voir mon petit lutin combattre ses démons et sa honte pour m avouer être illettré me fait mal au cœur. u est-ce que j en ai à en foutre de son analphabétisme ? Cela n a aucune importance. Elle apprendra, ce n est pas une honte.
De ce fait, j ai été bon pour lui lire tout ce que j avais téléchargé. On n a pas eu le temps d en parler, Murderer est rentré pour nous dire que c était l heure.
J ai eu un moment de doute, car Aelys ne bougeait pas. J ai retenu mon sou e, j ai eu peur, mais elle s est levée et m a tendu sa main.
Je suis dans le bureau du prés’ pour m armer. Je prends un colt et des munitions que je fourre dans mes poches, je prends aussi un petit couteau qui peut faire beaucoup de dégâts si on sait où taper. Je me saisis d un poing américain que je mets dans ma poche arrière.
Murderer me tend un sac contenant des vivres. Nous descendons plusieurs marches et nous nous enfonçons sous terre. Les lampes électriques éclairent un tunnel étroit. Tout le long, je tiens la main d Aelys. Nous rencontrons plusieurs portes où le prés’ tape un code. Au début, nous descendons légèrement, l eau coule le long des murs en terre.
Nous ne pouvons avancer qu en le indienne, ainsi, si quelqu un pénètre, ils ne peuvent que se faire buter, car, à certains endroits stratégiques, le tunnel laisse la place à des endroits plus larges où les frères peuvent attendre leurs ennemis si ceux-ci ont déjà ouvert les portes codées.
Nous remontons doucement pour arriver à une nouvelle porte qui s ouvre sur une clairière. Deux véhicules nous attendent. Sur une, j ai l agréable surprise de voir ma bécane attachée. J y tiens, à ma moto, mais, bon, ce n était pas mon souci premier. Je remercie Murderer. Aelys s approche de lui et l embrasse. Je grogne, ce qui le fait rire, et en pro te pour serrer fort mon petit lutin.
La tempête a cessé, mais la route est enneigée. Nous voilà partis dans une direction, tandis que l autre véhicule part dans l autre avec la puce d Aelys. J espère que le stratagème va fonctionner. On en a pour plusieurs heures de route, car l aéroport n est pas le premier qui est sur notre chemin.
Je ne dis rien, concentré sur la piste remplie de trous et la neige n arrange rien. Les phares éclairent de nombreux arbres qui nous entourent. C est morose et glacial. Je préfère conduire ma bécane, mais on ne serait jamais passé et puis il gèle. Aelys n aurait pu tenir ainsi dans le froid et la gadoue.
Je tourne un moment mon regard vers elle. Elle s accroche à la poignée et son corps est tendu. Je pose ma main un petit moment sur son genou et le serre.
— Aelys, tout va bien se passer. On va arriver à la grande nationale et on fonce à l aéroport.
— L aéroport ?
— Oui, je n ai pas eu le temps de te le dire, on va prendre un avion. Un engin qui vole dans les airs et qui va nous emmener direct chez moi. Tu ne te rendras compte de rien, c est confortable, c est comme la voiture, mais au lieu de rouler, on vole.
Je la laisse ré échir et prends le portable.
— Prés’, on est partis de chez ton pote. […] Son con de mari a débarqué et tenait un siège. […] N importe quoi, je ne relèverai pas ta connerie. Elle est avec moi et je la ramène. On est en route vers un aéroport où un avion nous attend. Je te rappellerai en vol. […] Moi aussi, j ai hâte de te serrer dans mes petits bras et te baisouiller partout.
Non, mais des fois, il lui manque un grain. Comme si j allais rendre mon petit lutin ! Si on lui avait dit cela pour sa princesse, on se serait reçu une dérouillée.
uand elle était retenue par sa famille, j ai tout fait pour la sauver. J ai échoué
lamentablement. Je me crispe à ces souvenirs. Puis, je sou e un bon coup, j ai avancé dans ma reconstruction et puis maintenant il faut que je m occupe de mon petit lutin. Je me sens si bien avec elle, si fort. Cela s est passé, j ai subi, j ai sou ert, c était hier et demain sera un autre jour que j a ronterai grâce à elle.
— Un avion ! Je vais voler comme les oiseaux, monter dans le ciel et voir les nuages. J ai hâte !
Et voilà ma petite guerrière qui prend les choses comme elles viennent, elle positive toujours, ré échit et n a jamais peur de s exprimer. La preuve, elle regarde l intérieur de la voiture et la voilà en train de poser des questions sur le fonctionnement des boutons. Elle est avide de connaissances. C est pour cela qu elle a toujours douté de son con de mari et ses belles paroles.
Le temps passe très vite sur l explication. On s engage dans un nouveau chemin de terre qui va nous mener à l aéroport. Pour le moment, tout s est bien passé. Pas de véhicules étranges, pas de ics, rien ! C est trop beau pour y croire. Je veux croire que je laisse cette merde derrière nous.
Après un virage, je pile brusquement, des voitures barrent le chemin. J en étais sûr, mais, là, comment a-t-il su ?
Je fais marche arrière alors que des coups de fusil retentissent.
— Merde ! Aelys, baisse-toi !
On ne craint rien, mais je préfère. Je vois une voiture foncer sur la nôtre par l arrière. Je stoppe. On est coincés, tant pis, c est un véhicule tout-terrain, je fonce à travers les arbres. Mais on n est pas chez moi, où les forêts sont entretenues et les arbres parsemés çà et là.
Je m en prends un en pleine face. La voiture résiste, mais le moteur cale. Tu me diras, à la vitesse du choc, cela ne m étonne pas. Les airbags se sont déclenchés. Je me tourne vers Aelys, elle a juste le nez en sang.
Des hommes surgissent de partout, nous braquant. Merde !
Je m acharne à redémarrer le moteur, mais rien, foutue bagnole. Puis, je vois le gourou s approcher de nous, tout sourire, nous faisant signe de sortir.
Putain ! ue faire ! Rien, que lui obéir.
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