The Dark Riders - T3 - Killer
Chapitre 11
C H A P I T R E 1 1
Killer
Je me dirige vers un McDo, il faut que l on mange, car on a une longue route devant nous. Au drive, je lui prends un hamburger, des frites et un chocolat chaud. Pour moi, je double la commande et demande une bière. Je préfère que l on graille dehors, derrière le fast-food, à l abri des regards. Puis, je dois appeler Rider et je préfère que personne n écoute ma conversation. De plus, cela évite à Aelys de se sentir mal à l aise devant ce genre de bou e et de faire des commentaires qui attireraient les regards sur nous.
Je la vois triturer son sandwich et, pour écarter toute question, je mords dans le mien. La voyant faire de même, je sors le portable et appel mon prés’. On a appris tous les numéros pour ne pas se er seulement à nos portables, car des situations comme la mienne ne sont pas courantes, mais peuvent se produire, la preuve.
— Prés’ ?
— Killer, tu vas bien ?
— Oui, j ai eu une merde, mais, là, je rentre.
— On a entendu des cris, des coups.
— Je suis tombé sur une secte qui croyait que j avais violé une des leurs, et pas la moindre, une des femmes du gourou.
— Et alors ?
— Elle s était enfuie après sa nuit de noces où ce con l avait maltraitée. Elle m est tombée dans les bras et les autres sont arrivés. Tu verrais, ils vivent au moyen-âge, sans électricité, sans rien. Lorsqu ils m ont vu, ils ont cru que j étais le diable.
— Tu es le diable, quand tu es en rogne.
— Oui, surtout qu ils n ont pas voulu me croire et ils m ont enfermé dans une cage.
— Merde ! Pas trop dur ?
— Non ! Ils ne m ont rien fait, juste me condamner et la nana avec, car elle avait été avec le diable.
— Bordel ! Mais vu que tu me parles, tout s est bien terminé.
— Oui, ils m ont pris mon portable et mes munitions. Il faut que notre hacker me trouve et qu il m envoie le plus court des chemins en évitant les grandes routes. Je ne sais pas si ce gourou va nous lâcher.
— Nous ?
— Je n allais pas laisser la lle entre leurs mains.
— Killer ! Largue-la, elle ne va t attirer que des merdes.
— Non !
— Elle te plaît, baise-la et abandonne-la.
— Non !
— C est un ordre !
— Tu sais où je me la mets, ta directive. Envoie-moi le chemin, c est tout ce que je te demande.
— Putain, tu fais chier !
— Tu es mal placé, qui a refusé d envoyer sa nana dans sa famille pour qu elle ne soit pas torturée ? ui a pris sa défense ?
— C est bon, j ai compris, on fait le nécessaire. Je vais t envoyer des frères. Fais ga e à tes fesses et tiens-moi au jus tous les jours.
Je raccroche et regarde Aelys qui déguste sa boisson.
— C est super bon, ce truc ! Alors, c est ça, un téléphone ?
— Oui, tu vois, j ai pu parler à mon prés’ qui est à l autre bout du pays.
— C est pratique et c est quoi, un prés’ ?
— C est comme ton gourou, celui qui dirige notre groupe. Mais il ne nous commande pas, à part quelquefois, on n a le droit de refuser ses ordres ou pas. Bref ! Laisse tomber, c est trop compliqué à expliquer ! Bon ! Monte sur ma bécane, on part !
Je sors de la ville, je n ai toujours pas reçu de message et ne vois pas de petites routes. Alors, je fonce sur la nationale. On fait à peine dix kilomètres que je vois dans mes rétros deux 4X4 qui arrivent. J ai un mauvais pressentiment. On a croisé des véhicules, mais ceux-là ne me plaisent pas du tout.
J accélère, la neige tombe de plus en plus dru. Le goudron se couvre de blanc, rendant la route glissante surtout pour nous.
Je décide de ralentir pour voir si mon intuition est bonne. Ils réduisent leur vitesse. Bon, j ai ma réponse. Aucune chance de bifurquer, toujours pas de chemins, que des talus qui entourent la voie.
Tant qu ils sont derrière nous, et qu ils ne font que nous suivre, cela ne me dérange pas. À la moindre occasion, je les lâcherai. Mais, cela m étonnerait qu ils en restent là.
Tout juste ! Une des voitures se positionne bien sur ma droite, tandis que l autre se met de l autre côté. Ils nous cernent. Les vitres descendent et des armes apparaissent, me visant, tout en me faisant signe de m arrêter. Ils rêvent, les mecs !
Je freine brusquement, faisant un brusque demi-tour, et fonce. Ils ont du mal à faire de même, car il y a d autres voitures. Je vais retourner en ville et les perdre dans les dédales des rues.
Je sens autour de ma taille des petites mains qui s accrochent à ma taille. Son corps tremble tellement et elle se retourne beaucoup, faisant tanguer ma bécane. Je mets une de mes mains sur elle pour la rassurer. Je viens de faire une grosse connerie, cela m a déconcentré, ma moto dérape par l arrière à cause de la neige. Nous tombons sur le côté et on glisse.
Encore une chance qu aucune voiture ne passait à ce moment-là. Manque de bol, je suis tombé du côté de ma jambe esquintée. Je si e sous la douleur. C est un talus qui stoppe notre course. J essaye de me relever.
— Aelys, aide-moi à soulever ma bécane.
À nous deux, nous nous relevons. J examine mon petit lutin qui se tient droite malgré son corps qui tremble. Elle est toute mouillée, mais n a rien. Je boite vers ma moto. À part des éra ures sur la carrosserie, elle peut rouler.
— Tu es blessé ?
— Non, juste un coup sur une ancienne blessure. Et toi, ça va ?
— Rien, des égratignures au coude et au genou. Mais j ai peur. ui sont ces gens qui nous poursuivent ?
— Je crois que c est ton cher époux. Tu dois lui manquer.
Ses yeux expriment une réelle peur, et elle blêmit.
— T inquiète pas, il ne t aura pas !
Je me dépêche de la redémarrer, assois Aelys dessus et démarre. Je sou re de mon genou, mais rien qui m empêche de conduire.
Je vois les feux des véhicules se rapprocher. Je ne peux rouler plus vite, sinon on refera un vol plané. Des coups de feu retentissent. Merde !
J essaye de slalomer pour éviter les balles. Mais, sur la neige, ce n est pas facile. Je sens qu on est mal barrés.
Une vive douleur à la jambe me fait partir sur la droite. J ai pris une balle dans la jambe. Je serre les dents et continue. Ce sont de piètres tireurs, car à part un coup réussi, les autres se perdent. La neige nous aide, car maintenant elle tombe en gros
ocons, on ne voit plus rien.
En n, les lumières de la ville sont là. Je prends le premier embranchement. Je ne cherche pas, je tourne, un coup à droite, un coup à gauche. J arrive à les distancer, n hésitant pas quand une voiture devant nous est arrêtée à un feu à monter sur le trottoir. Encore une chance que le temps soit merdique, les gens sont rentrés chez eux, dégageant les trottoirs.
Je vois une descente dans un parking, je regarde mes rétros, ils sont loin, alors je la prends. Je ne cherche pas à aller plus loin. Je gare ma bécane derrière une camionnette, la couche et nous planque à côté à l arrière d une voiture.
Même s ils voient le parking et qu ils y pénètrent, ils ne penseront pas que l on est si près de l entrée. Le temps qu ils nous cherchent, on sera repartis.
Ma plaie saigne et me fait un mal de chien ! Il faut que j appelle Rider.
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