The Dark Riders - T3 - Killer
Chapitre 23
C H A P I T R E 2 3
Aelys
uel soulagement quand Killer m explique que je resterai avec lui, qu il n est pas
question que je retourne dans mon village ! Mais, j ai peur des retombées que Dieu pourrait me faire. uand je m ouvre à l homme qui se tient près de moi, je le vois se retenir de rire. Il s énerve, mais il n a pas eu dès son enfance, comme moi, des lectures sur ce qu on a droit ou pas de faire sans subir le courroux de Dieu. uand on ne connaît que ces récits et que l on te les répète tous les jours, tu y crois, surtout si la personne qui te les lit est jugée digne de Dieu lui-même pour te les enseigner.
Il cherche sur son téléphone et me le tend en me disant de le lire. Je ne vois que des signes sur son écran. Comment lui dire que je ne sais ni lire ni écrire ?
— Je te crois !
— Non, lis et fais ton propre choix. Je ne veux en rien t in uencer. Tu connais mon opinion.
— Et pourquoi tu t encombrerais de mon enfant et de moi ? On ne se connaît pas depuis longtemps.
Il hausse les épaules, dans un sens, cela me vexe. Je m attendais à une réponse sortie du fond de son cœur. J ai voulu faire diversion pour éviter de lui dire mon ignorance de la lecture.
— Je ne sais pas, tout ce que je peux te dire, c est que je n ai aucune envie que tu partes. Je n ai aucune envie que d autres hommes te touchent, prennent soin de toi. J ai envie d être le seul à t aider, à te faire sentir mieux, te protéger.
Je reste muette devant ses aveux. ue quelqu un s intéresse à moi, pas pour avoir d enfants ou servir à quelque chose, me fait monter les larmes aux yeux.
Il se penche vers moi, saisit mes joues de ses mains chaudes, et essuie délicatement mes larmes.
— Aelys, ne pleure pas. Je veux juste que tu lises ces infos et que tu ne choisisses pas pour me faire plaisir ni parce que je suis la seule solution à tes problèmes. Si tu ne veux pas de moi ni retourner avec ton con de mari, on trouvera une solution. Je veux juste que tu sois heureuse.
Je ne peux pas parler, ma gorge est nouée, alors je pose mes lèvres sur les siennes, lui donnant ainsi ma réponse. Nos langues jouent ensemble, il se couche sur moi. Mes doigts s accrochent à son cou, je le tire plus près de moi. Je n ai pas peur de lui, de ce qu il peut me faire. Au contraire, j ai envie de découvrir ce que deux corps peuvent faire ensemble.
Je gémis, ses mains descendent le long de mes bras, descendent vers mes cuisses, qu il caresse. Ses doigts remontent sur mon ventre et vont toucher mes seins. Je ne suis plus qu un délice, des frissons parcourent mon corps, me faisant haleter.
Il tourne leur pointe avec ses doigts, me faisant arquer mon bassin contre le sien. Je sens son pénis dur contre ma féminité. Cela ne me dégoûte pas, je veux le toucher, je veux le sentir en moi. Il ne me fera pas mal, ne me forcera en rien.
Il redresse la tête, me xe et ce qu il voit en moi doit le satisfaire, il sourit. Puis, il replonge sa tête dans mon cou, me léchant et descendant vers ma poitrine. Il aspire un de mes seins dans sa bouche et se met à le suçoter. Je ne sais pas comment réagir sous cette sensation merveilleuse qui m envahit, je ne peux que gémir plus fort.
Sa main s introduit dans ma culotte, touchant délicatement mon intimité. Je me crispe un peu, il reprend ma bouche, faisant partir ma crainte. Je suis un peu gênée, car le fond de ma culotte est mouillé.
C est lui qui gémit quand il s en aperçoit. Son baiser se fait plus sauvage, un de ses doigts commence doucement à toucher mon clitoris. Je sens monter en moi une douce chaleur, mes jambes se contractent, mon sou e devient de plus en plus rapide. Une jouissance que je ne savais pas que cela pouvait exister envahit mon corps, je crie.
Je retombe doucement dans le monde réel. Killer me regarde, il sort les doigts de ma culotte et se met à les lécher. Je suis toute rouge devant son geste.
— Mon petit lutin a bon goût, la prochaine fois, c est ma bouche qui te donnera du plaisir. Tu vois que le plaisir existe. Tout ce que je te dis est vrai. Alors, lis les documents et fais ton choix.
— Tu… tu ne continues pas ?
Il me regarde, je n ose plus le regarder.
— Aelys, je voulais que ce moment ne soit que pour toi. Ne t inquiète pas, on fera l amour un jour, mais pas là. Pas quand ton con de mari tire sur mes frères. Ce soir, on part, plus tôt tu prendras ta décision, plus tôt on se préparera.
Il va pour sortir quand je lance :
— Attends, voilà, tu sais que chez moi, la femme n est considérée que pour se reproduire et subvenir aux besoins de son mari.
— Oui, tu me l as dit.
— ue l on est élevée que pour ça, cours de cuisine, de maintien, etc.
— Où veux-tu en venir ?
— C est qu aucun de ces cours ne concerne la lecture et l écriture.
Voilà, je lui ai dit. Sans aucune réponse de sa part, je lève mon regard vers lui. Oui, car, pendant mon explication, je n ai xé que les draps. Il me regarde, son visage est fermé et n exprime rien. Je rougis, j ai si honte. Je ne suis qu un boulet accroché à sa personne, le gênant plus qu autre chose.
— Et alors ?
— Tu as compris, je ne sais ni lire ni écrire.
Je hurle, je suis en colère qu il me fasse de nouveau avouer mon incompétence.
— Oui, ça, j avais compris et en quoi cela change mon opinion de toi ? Beaucoup de gens ne savent pas lire et se débrouillent très bien dans la vie. Puis, cela s apprend.
— Je ne peux pas lire tes documents.
— Aucune importance, je vais te les lire.
Il s assoit près de moi et le fait. J apprends ainsi que pour savoir si j attends un enfant, il faut que la femme n ait plus ses pertes de sang pendant plus d un mois et qu une prise de sang le con rmera. Il me relate aussi les articles où des femmes se con ent sur les maltraitances de leur époux et ce qu elles ont fait pour se séparer de lui et des aides qu on leur donne pour échapper à ces monstres et se reconstruire. Il me lit des passages de la Bible (qui est le vrai livre de Dieu, et non celui créé par mon mari) concernant le paradis, l enfer.
Je bois ses paroles et reprends con ance en moi. Je sais que cet homme n agit pas pour avoir quelque chose en retour. La preuve, un peu plus tôt, où il m a donné du plaisir et n a rien demandé pour cela. Il me prend avec mes défauts et mes qualités. Surtout les premiers, car je ne sais rien faire, ne connais rien de son monde, de la vie tout simplement.
— Killer ! Merci !
Je n ai pas le temps de lui dire autre chose que la porte s ouvre sur Murderer.
— On vous attend, la nuit tombe.
— Aelys ?
Je me lève et lui tends ma main, qu il prend avec un grand sourire qui le rend encore plus beau.
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