The Dark Riders - T3 - Killer

Marie-Laure Viollet · Chapitre 29 sur 35

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The Dark Riders - T3 - Killer

Chapitre 25

C H A P I T R E 2 5

 

 

Killer

 

Je ne veux pas que ce con remette la main sur mon petit lutin. Bordel de merde ! J essaye de ré échir à une solution pour nous sortir de là, mais rien ne me vient. Ils sont tout autour de la bagnole, nous visant avec leurs armes. Si ce tacot voulait bien démarrer, cela m arrangerait, je foncerais dans le tas et prendrais la fuite. Mais non, j ai beau m acharner dessus, elle ne veut rien savoir.

Mon portable sonne.

— Putain, tu es où ?

C est Loki, pourquoi me demande-t-il ça ?

— Je suis entouré d une bande de cons qui nous braque. Pourquoi ?

— Tu es loin de l aéroport ?

— Non ! Tout près, je ne vois pas le rapport.

— Tu peux tenir un moment avec ces cons.

— Oui ! Mais, bordel ! Pourquoi tu me poses toutes ses questions ?

— Murderer nous a envoyé son avion, on venait à ta rencontre, mais l avion a dû se poser à cause de la tempête, on vient juste d atterrir. Ne te voyant pas venir, je t appelle.

— Mais, pourquoi êtes-vous là ?

— On voulait te faire une surprise, tu nous manquais trop, petit frère !

— C est une bonne surprise, ma bagnole est dans le décor et, comme je te le disais, nous sommes cernés par les moutons et le gourou. Tu en as pour longtemps à nous rejoindre.

— Non ! On monte dans une voiture et on arrive. Tiens le coup jusque-là.

Alors, là, c est un coup de bol. Rider ne m a rien dit au téléphone, mais je ne lui en veux pas. On va pouvoir s en sortir. Je regarde mon petit lutin, qui xe son époux. Il a un sourire triomphant, il attend. Tu peux toujours attendre, la cavalerie arrive, connard !

Je le xe droit dans les yeux, je vois son sourire s amoindrir. Aelys me regarde, inquiète. Je la vois trembler. Je lui prends la main que je porte à ma bouche. Le con commence à s énerver. Je la tire vers moi et l embrasse. Il se met à taper sur la vitre.

— Mes frères sont à l aéroport et arrivent. On va s en sortir.

Je la sens sou er de soulagement.

— J ai si peur, il me regarde tellement bizarrement, j ai cru que nous étions perdus et de nouveau entre ses mains.

— Non, tu ne retourneras jamais dans ce village maudit.

Des coups de feu retentissent et je vois ce con fuir à l abri dans les arbres. Ses hommes se retournent et commencent à tirer. Cela dure un moment. J appelle Loki.

— Dis, vous êtes combien ? […] C est tout, tu as besoin d aide ?

Ils ne sont que cinq et, face à tous ces hommes, ma positivité redescend d un cran. Même s il m a dit que Murderer arrive, cela va être di cile de tenir jusque-là. Tous les hommes du gourou nous tournent le dos et certains se sont avancés pour tirer sur mes frères.

Je pro te du fait qu un des mecs tombe et hurle de douleur pour sortir et les prendre à revers.

— Aelys, tu appuies sur ce bouton dès que je sors pour verrouiller les portières et, quoi qu il arrive, tu ne bouges pas. Je reviens.

Je me jette à plat ventre et rampe sous la bagnole pour me diriger vers les mecs. Il va falloir que je tire vite et sans m arrêter avant qu ils découvrent où je suis. C est parti !

J en dégomme plusieurs, à chaque tir, je touche. uand, d un seul coup, je vois une ombre se pencher, je bloque ma respiration et attends pour tirer. Je retiens de justesse mon doigt sur la détente quand je vois le visage de mon petit lutin face à moi. Elle a les yeux pleins de larmes.

— Bordel ! Aelys, qu est-ce que tu fous là ? Tu ne peux pas m écouter pour une fois. Retourne dans la voiture !

— Je suis désolée.

Et d un seul mouvement abrupt, elle se redresse et d autres jambes sont derrière les siennes. Les coups de feu continuent, donc ce ne sont pas celles d un de mes frères. Merde ! J ai peur de comprendre ce qui arrive. Je me tortille pour sortir de dessous du véhicule. Je garde mon arme devant moi, prêt à mitrailler.

C est bien ce que je pensais. Son mari se tient derrière elle, une arme sur sa tempe. Lorsqu il me voit, il se met dos contre la carrosserie, se servant de son corps comme rempart aux tirs de mes frères.

— Elle peut être désolée. Moi, je suis content que son ignorance m ait permis d ouvrir la portière. Cette pauvre imbécile appuyait sur tous les boutons. Hein ! Ma chère épouse est de nouveau dans mes bras, tu le seras à jamais.

Je vois le dégoût se peindre sur le visage de mon petit lutin.

— Ne lui parle ainsi. Tu l as, et alors, en quoi cela change la donne ?

— Tu vas gentiment dire à tes amis d arrêter de tirer, tu poses ton arme et tu montes dans la voiture, celle à droite.

Ce con se tenait planqué pendant que ses sbires se faisaient tuer, et a attendu le bon moment pour agir. Putain ! J aurais dû rester avec elle. Le choix d aller aider mes frères a mis en péril la protection de ma femme.

— Non ! Et que vas-tu faire maintenant ?

— Bouge-toi ou je la tue.

— Tu ne le feras pas. Tu tiens trop à ce qu elle reste en vie.

— Ce n est qu une petite conne, je n en ai pas besoin.

— Ah oui ! Et pour ton gosse ?

— Je trouverai une autre femme qui m en donnera.

— Mais tu es trop er pour ne pas la ramener chez toi et en faire un exemple. Tu perdrais ta face de con devant tes esclaves. ui voudrait d un gourou qui ne sait pas tenir une jeune femme ? Adieu ta prestance et ton autorité !

Je le vois blanchir, il n arrête pas de bouger, il regarde tout autour de lui.

— Je peux toujours te tuer.

— Oui ! C est une solution, mais pas la bonne. Mes frères ne la laisseront pas partir avec toi. Je serai peut-être mort, mais elle ne sera pas à toi.

— Tais-toi ! Obéis ! Ma patience a des limites.

— Oh, là, là, j ai peur. Je crois que tu n as pas saisi qui je suis.

— Un emmerdeur !

— Pas que, tes villageois m ont traité de diable. Je le suis et je suis ton pire cauchemar.

— Tu n es qu un homme comme les autres.

— Ça aussi, je le suis, mais surtout, je suis le full patch des Dark Riders.

Il blêmit, sa main tremble, j ai peur qu il tire sans le vouloir sur Aelys. Il sait ce que nous sommes, et nous craint comme tous les gens. Nous ne sommes pas des enfants de chœur et notre réputation est connue de tous.

— Je te propose une solution, tu la laisses partir, et on te laisse retourner dans ton village pour que tu puisses continuer à dominer tes petits moutons.

— Non !

 

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