The Dark Riders - T3 - Killer

Marie-Laure Viollet · Chapitre 20 sur 35

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The Dark Riders - T3 - Killer

Chapitre 16

C H A P I T R E 1 6

 

 

Aelys

 

Lorsque j ai vu ces hommes s approcher de nous, alors que Killer était inconscient, j ai cru ma dernière heure arrivée. Ils étaient tous grands et costauds et moi j étais à moitié consciente, je me suis débattue et j ai crié surtout quand ils se sont approchés de Killer.

J étais bien contente quand un de ces hommes a reçu un coup de poing de celui-ci. Mais il était tellement mal que je savais que l on n avait aucune chance de les combattre.

Puis, après quelques mots et Killer qui m a rassurée, nous les avons suivis. uand je me suis trouvée devant ses engins appelés voitures et que l on m a dit d y monter, j ai été tétanisée. Même si Killer m avait expliqué leur fonctionnement, je me sentais plus en sécurité sur sa moto, car j étais à l air libre. Mais, là, être enfermée dedans sans pouvoir en sortir m e rayait.

Un des hommes a ouvert la porte et m y a jetée, me couvrant de couvertures, sans dire un mot, et a refermé la porte. J ai collé mon visage à la vitre et ai attendu avec espoir que Killer me rejoigne. Ce qu il a fait di cilement, celui qui avait reçu son coup l aidait à marcher. Il était très pâle et je m inquiétais pour sa jambe. J espérais que ces hommes pourraient le soigner.

uand le véhicule a démarré, je suis accrochée à Killer, qui a compris ma terreur

et il m a serrée fort contre lui. J avais le visage enfoui dans son blouson. Ce n était pas désagréable, plus silencieux et confortable que sa moto, mais il manquait la sensation du vent dans mes cheveux et la puissance entre mes jambes. Au bout d un moment, je l ai senti se détendre et ai entendu un léger ron ement, cela m a bercée et je n ai pas tardé à le rejoindre.

Des caresses sur mes cheveux m ont réveillée. Killer me regardait.

— Nous sommes arrivés chez eux, Aelys, tu vas voir sûrement des choses que tu n as jamais vues, mais ne dis rien, ne crie pas, ne pose pas de questions devant ces hommes. Je répondrai à toutes tes questions quand on sera seuls. Mais ne panique pas, j ai con ance en eux, ils ne nous feront pas de mal.

Je n ai pu que hocher la tête, j étais fatiguée et, malgré le chau age dans la voiture, j avais froid. Je les ai suivis et, une fois dedans, mes yeux ont fait le tour de cette maison un peu particulière. Mais, à part la chambre d hôtel, je ne savais pas comment était fait l intérieur d autres maisons, donc je n avais pas spécialement d avis, sauf que cela donnait envie de s asseoir sur un des canapés près de la cheminée et de se détendre en regardant les ammes.

On nous a indiqué notre chambre où un homme a soigné Killer. On lui a posé un bout de plastique dans le bras relié à une poche d eau. Bizarre, mais je me suis tue, ne voulant pas mettre Killer dans l embarras. Puis, une fois que tout le monde est sorti et je me suis blottie dans ses bras, j ai oublié toutes mes interrogations et je suis facilement partie dans mes rêves.

Je ne me réveille que le lendemain matin, Killer dort encore, je peux admirer ses traits magni ques. Il est encore un peu pâle, mais la èvre a disparu.

— Coucou, petit lutin, tu as bien dormi ?

— Oui, et toi, ta jambe te fait encore mal ?

— Un peu, je vais aller prendre une douche, puis bou er un truc. J irai parler à Murderer pour savoir combien de temps on peut rester.

— Murderer ?

— Oui, le mec à qui j ai foutu un coup, c est le prés’ de ce MC.

Il se lève, arrache ce bout de plastique et se dirige vers une porte en boitant. Il revient avec une serviette autour de la taille et mes yeux ne peuvent que le regarder. Mes joues chau ent, sans gêne, il fait tomber la serviette et je peux voir son sexe. J aurais pensé que celui-ci me dégoûterait comme celui de mon mari. Au contraire, mon ventre se contracte, j ai envie de le toucher.

Pendant qu il s habille, il ne me quitte pas des yeux avec un petit sourire sur le visage. Il s approche de moi, prends mes joues en coupe dans ses mains et pose ses lèvres sur les miennes. C est bref, mais délicieux.

— Un jour, petit lutin, je t apprendrai le plaisir qu il peut y avoir entre une femme et un homme. Et non ce que t a fait subir ton con de mari.

— Mais, on n est pas mariés, c est un péché de tromper son époux et je ne sais pas si je pourrai le revivre.

— Il n y a pas besoin d être unis pour le faire, le sexe est quelque chose de divin quand deux corps s harmonisent à la perfection. Va prendre ta douche, car je n ai qu une envie, te sauter dessus. On a d autres priorités.

J admire ce système pour se laver, de l eau chaude à profusion, pas besoin de s échiner à porter de nombreux seaux, puis à vider le baquet. Là, on rentre, on a l eau tout de suite, on peut rester le temps que l on veut sans que l eau devienne froide, pas besoin de se démener pour laver tout son corps.

Un toc sur la porte me fait sortir de la douche, un bras me tend des vêtements, le même style que ceux qu il m a achetés. Je n arrive toujours pas à comprendre le fonctionnement du soutien-gorge, que je mets de côté.

Une fois en bas dans la salle, Murderer s approche de nous.

— Killer, tu viens dans mon bureau, Aelys peut rester ici.

— Aelys, tu vas t asseoir là, je reviens vite, tu ne risques rien, on peut lui apporter un chocolat chaud ?

Et me voilà seule, avec une tasse de ce doux breuvage. Je suis près de la cheminée, et je me détends, personne ne fait attention à moi. Mais, au bout d un moment, je commence à trouver le temps long et j ai envie de faire pipi. Je me dirige vers la porte où ils sont partis.

— Tu me dis que cette nana ne connaît rien de la vie, qu elle a toujours vécu sans eau ni électricité. Bordel ! ui de nos jours se laisse avoir par un con et accepte de vivre ainsi ? Il faut être nunuche pour subir ça. Elle doit être un boulet pour toi !

— Oui, et je reconnais qu il faut être con, mais…

Je me recule, ils parlent de moi, et ils me trouvent conne, je suis consternée d avoir cru que j intéressais Killer. C est vrai que mon comportement de niaise devant tous ces trucs modernes n arrange pas. Mais est-ce ma faute de ne pas avoir connu autre chose, je suis née dans ce village.

Je retourne à ma place, les larmes coulent toutes seules. ue vais-je devenir ? Je ne peux pas rester avec lui, maintenant que je sais ce qu il pense de moi.

— Eh ! Miss, que fais-tu toute seule ?

Je relève la tête et vois un homme tout vêtu de cuir avec une barbe devant moi.

— En plus, tu pleures, c est parce que personne ne s occupe de toi ! T inquiète, je vais le faire.

Il s assoit à côté de moi et pose sa main sur ma cuisse.

— Tu es mignonne en plus, on va bien s entendre tous les deux.

Il approche sa bouche vers moi, je recule.

— Non ! Killer !!

Une porte claque, des pas retentissent et le mec est saisi par son blouson.

— Putain ! Tu fais quoi, là, mec ?

 

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