Chouette, une ride !
23 h 40
Clotilde. – Tu m'étonnes, je me tue à te le dire, ça ne peut pas capter vu qu'il n'y a plus de batterie.
Agnès Abécassis. – … tu v… ma… bzzzzcccrrrr… cr… co… et n'oublie pas de bi… e… crrrrrr… d'invit… bzzz tes lecteurs à aller faire un tour sur le site www.agnesabecassis.com !
Moi. – Non mais qu'est-ce que tu as dit juste avant ? ! J'ai pas entendu !… allô ? ALLÔ ?
La blonde me contemple, interdite.
Clotilde. – T'es vraiment tarée, ou tu simules ? Avec qui tu parlais, là ? Sans déconner, ils ont drogué l'eau de la piscine et t'as bu la tasse, c'est ça ?
23 h 40
L'herbe se met à crisser. L'ombre de Jerry apparaît entre deux arbres, avançant nonchalamment en refermant sa braguette.
– C'est quoi tout ce raffut ? On peut pas pisser tranquille deux minutes ?
– Aaaaah ! Mais t'étais où ? ! On t'a cherché partout !
– Ben je suis allé me soulager, le temps que l'autre abruti se calme. Je me doutais bien que tu ne l'aurais pas laissé repartir sans ton petit cousin chéri, héhéhé. Tu le sens mieux, là, le QI de 140 ?
Furieuse, je ne peux m'empêcher de le serrer contre moi en répondant :
– Ce que je sens, c'est mon pied qui se dirige vers ton cul pour te faire crier « Hiii » cent quarante fois.
– Eh ouais. C'est l'histoire de ma vie.
Clotilde, bras croisés, s'énerve.
– Bon, on n'a pas réussi à le perdre, c'est dommage, mais maintenant on peut y aller ?
Jerry s'approche d'elle, flegmatique, attrape une feuille et la lui tend :
– J'aurais pourtant juré qu'au milieu de toute cette verdure tu te serais sentie dans ton élément…