Chouette, une ride !

Agnès Abécassis · Chapitre 4 sur 45

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Chouette, une ride !

7 h 20

El Marido se lève pesamment, les cheveux en bataille et la tronche chiffonnée, me faisant signe de ne pas lui adresser la parole le temps qu'il ouvre les yeux, c'est-à-dire dans une heure. Ça fait long quand on a des choses à dire. (Raconter ce qui s'est passé dans notre vie entre 6 heures et 7 h 15, par exemple.)

 

7 h 20

 

Retour dans la chambre des pygmées, claquement dans les mains avec ton un peu plus vigoureux pour qu'elles se bougent.

 

7 h 30

 

Debout devant la télé, je fais danser le fer à repasser sur les habits de tout le monde en commentant l'actualité qui défile dans Télématin .

El Marido, assis une tasse de café à la main, me fait taire d'un « chhht… » impérieux, rappelant que pour émerger, tel le nouveau-né accouché dans l'eau, il a besoin d'un environnement calme, paisible, et dénué de toute trace de parasites sonores en provenance de ma bouche.

 

7 h 31

 

Docile, je me tais, tout en prenant conscience que le vêtement sur lequel je suis en train de m'escrimer est sa chemise.

Pourquoi ?

Parce qu'il me l'a tendue.

 

7 h 32

 

Si je voulais, je n'aurais qu'un seul geste à faire pour…

 

7 h 34