Chouette, une ride !
2 h 45
Si seulement elle ne se laissait pas mener par le bout de ses nénés…
Arf. Je lui en veux, mais je lui en veux !
2 h 45
– Je ne sais pas combien de temps on va rester coincés ici, dit Jerry en se mettant debout, mais si on se rend compte de notre disparition, il faut signaler aux gens qui vont nous chercher que nous sommes planqués là.
Je ne peux réprimer un frisson d'inquiétude.
– Qui veux-tu qui nous cherche ? En ce qui me concerne, Aaron est à des centaines de kilomètres d'ici.
– J'ai l'habitude de couper mon portable pendant plusieurs jours d'affilée. Il est d'ailleurs resté dans la voiture. Personne de mon entourage ne va percuter, dit Basil.
– Moi, j'ai prévenu le bureau que j'étais en vacances, alors…, fait Clotilde, qui se tient recroquevillée près du feu, essayant de réchauffer ses mains aux doigts blancs en les tendant vers les braises.
2 h 47
Bouillonnant intérieurement, je la contemple un long moment, avant de lui lancer :
– Pourquoi ne suspendrais-tu pas ton soutien-gorge à un arbre, là, juste devant, pour signaler notre présence ici ?
– Ben… j'en ai besoin, comment veux-tu que je fasse, sans ?
– Allez, ma chérie, ne fais pas ta coquette. Tu sais bien qu'il est purement décoratif. Et comme tout élément décoratif, il sera bien plus à sa place suspendu à une branche, qu'entourant le buste d'une vieille branche.