Dérive 2 - le rire du Klone

Milan · Chapitre 10 sur 28

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Dérive 2 - le rire du Klone

Chapitre X · RoyD et Ohman étaient rEssortis du cylindre…

 

 

RoyD et Ohman étaient rEssortis du cylindre de production sans problème. RoyD avait simplement eu soin, une fois de plus, de dissimuler ses mains. Mais le garde les avait laissés passer sans leur accorder d'attention. Ils étaient trop normaux pour qu'on puisse les confondre avec les ouvriers spécialisés dont il avait la surveillance.

À présent, la sphère dans laquelle ils avaient pris place les ramenait vers la civilisation d'Eden.

RoyD gardait les poings serrés et les lèvres closes.

Ohman, les yeux obstinément rivés au sol, ne disait rien non plus.

La sphère fut agrippée par les grappins magnétiques et se cala dans son berceau. Les deux hommes dégrafèrent leurs ceintures et regagnèrent le quai

D'un coup d'œil RoyD nota qu'ils n'étaient pas revenus à leur point de départ. Ils se trouvaient à présent dans un vaste entrepot où devaient transiter les marchandises en provenance de l'unité de production qu'ils avaient visitée.

Ohman sortit sa carte verte et ils franchirent sans difficulté deux barrages successifs avant de parvenir dans un vaste hall que le clone reconrut immédiatement.

Ils se trouvaient dans la principale gare d'Eden.

Plusieurs possibilités soffraient à eux : le réseau de transports souterrains, prendre un couloir menant à l'extérieur ou rejoindre un garage ou ils pourraient disposer d'un vehicule S'ils le desiraient, il leur était même possible d'emprunter une cabine semblable à celle qu ils venaient de quitter, ou encore les ferrys qui reliaient les deux cylindres jumeaux de l'Ile Spatiale.

Ils prirent la direction des garages pour trouver un vehicule et rentrer chez Ohman.

RoyD qui vivait comme une bête traquée depuis de longues semaines avart acquis d'excellents réflexes. Il nota immédiatement la présence de plusieurs hommes ,qui, tout en affectant de ne pas se connaître, avaient échangé un signe de connivence dès qu'ils étaient apparus dans le hall

Ils étaient une dizaine environ, et convergeaient vers eux

Nous sommes cernés dit RoyD à mi voix. Ils sont à peu près dix. Il n y en a qu'un entre nous et le couloir des ferrys. On fonce.

Le biologiste avait ses défauts mais il possédait d'excellents réflexes et ne discutait jamais inutilement.

Le Pénitent les vit arriver sur lui. Il voulut porter la main à son arme. RoyD le gifla à toute volée et l'homme s'écroula contre un distributeur de boissons.

Quelques voyageurs se retournèrent pour regarder avec curiosité les deux hommes qui s'enfonçaient au pas de course dans le couloir. Leurs poursuivants en bouscu lèrent quelques uns sur leur passage déclenchant des protestations indignées.

RoyD et Ohman, sans prendre le temps de s'excuser se taillaient un chemin à coups d'épaules. les Penitents les talonnaient.

Une cinquantaine de touristes revenant de la Réserve apparurent soudain au detour d'un couloir, stoppant net la fuite de RoyD et Ohman, et les repoussant de quelques mètres. Jouant des coudes, ils remontèrent péniblement le flot. Leurs poursuivants s'étaient également heurtés au groupe des touristes, et ne parvenaient toujours pas à combler leur retard.

Les Pénitents bien que voyant leurs proies leur échapper hesitaient encore à utiliser leurs armes dans cette foule aux réactions imprévisibles.

Enfin RoyD et Ohman atteignirent le quai d'embar quement. Un ferry était là.

Une sonnerie résonna, annonçant aux voyageurs la fermeture imminente des portes. Les fugitifs s'élancèrent.

Les Pénitents arrivaient déjà. Ils sortirent leurs armes, marquèrent une imperceptible hésitation.

RoyD était à l'abri, dans la cabine.

Celui qui commandait le groupe des Pénitents tira.

Ohman battit l'air de ses bras, s'écroula contre la porte qui venait de se refermer devant lui.

Les Pénitents dissimulèreut leurs lance-aiguilles. Nul n'avait rien remarqué.

Ohman glissait lentement le long de la paroi vitrée, sous les yeux horrifiés de RoyD qui ne pouvait plus rien pour lui. Les portes de la cabine étaient hermétiquement closes.

Le clone contempla cet homme qui avait été très proche de lui à certains moments et qui agonisait. Un filet de bave apparut à la commissure des lèvres du biologiste. Il eut un sourire, puis ses yeux se voilèrent.

Les Pénitents qui l'avaient rejoint le prirent par les bras et le soutinrent à l'instant où il allait tomber. Le ferry s'ébranla. Ils reculèrent légèrement, sans quitter le clone des yeux.

Le quai disparut sous le voile souple du sas. L'immense masse métallique d''Eden décrût peu à peu, alors que la minuscule cabine vitrée filait dans l'espace en direction du second cylindre de l'Ile Spatiale.

Le clone détacha finalement son regard de la coque argentée, tourna la tête. Le cylindre jumeau d'Eden bouchait déjà l'horizon.

Il n'avait que quelques minutes pour décider de la conduite à adopter.

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