Dérive 2 - le rire du Klone

Milan · Chapitre 14 sur 28

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Dérive 2 - le rire du Klone

Chapitre XIII · Sharon se releva péniblement. Elle avait mal…

 

Sharon se releva péniblement. Elle avait mal au ventre. ll lui semblait sentir encore en elle le contact ignoble de l'homme qui l'avait violée.

Tout tournait autour d'elle, elle allait s'écrouler et sombrer dans une inconscience qu'elle souhaitait et redoutait à la fois.

— Elle était souillée, humiliée. Anéantie. Cet homme l'avait traitée comme s'il cherchait à la rabaisser au plus bas niveau de l'humanité.

Elle traversa le salon, ouvrit un tiroir.

Le lance-aiguilles était là. Brillant, beau comme un insecte dangereux. Elle le contempla longuement.

La solution était là. Poser l'arme sur son cœur, presser la détente... adieu les tourments, adieu RoyD, le mal qu'elle lui avait fait et lui ferait sans doute encore, adieu ceux qui comptaient sur elle et qu'elle trahissait par son manque de détermination.

La pièce se mit à tanguer, et Sharon se cramponna au meuble.

Ses doigts effleurèrent l'arme. Le métal était froid comme un serpent, comme la mort.

Non.

Elle rejeta la tête en arrière, referma le tiroir.

Non. Ce serait trop facile.

Elle serra les dents, s'efforçant de ne plus penser à ce que lui avaient infligé les deux hommes. Elle devait uniquement songer à ce qu'ils lui avaient dit, à ce qu'ils voulaient.

Elle entra dans la salle de bains, ôta sa robe tachée.

D'un coup de pied, elle l'expédia dans un coin de la pièce, pour ne plus la voir.

Elle passa sous la douche. Le jet glacé lui coupa la respiration, mais elle le supporta stoïquement, comme si cette douleur pouvait effacer l'autre douleur, plus profonde, plus odieuse.

— Non ! murmura-t-elle. Non... Non !

Son cri résonna dans la maison silencieuse.

Elle crispa les poings. on avait voulu la briser. Elle allait lutter.

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