Dynamique De Groupe

Alain Mourgue · Chapitre 23 sur 34

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Dynamique De Groupe

Chapitre 4Cours du Soir

CHAPITRE 4

 

COURS DU SOIR

 

JEAN-BAPTISTE

 

« J’ai dit à Pierre qu’Emmanuel voulait voir immédiate-ment Aïcha afin de lui faire connaître sa désapprobation face au comportement qu’elle avait adopté ce matin-là. J’ai ajouté qu’il était furieux de la défection de Luc et Simon. Il était persuadé que tout cela était de la faute à Aïcha. S’il n’y avait eu que des hommes, le groupe serait resté uni. Il était convaincu que les objections morales de Luc et de Simon auraient volé en éclat par l’effet d’entraînement. Le refus presque hystérique d’Aïcha avait fait échouer en partie le bon déroulement de l’épreuve.

Pierre m’a déclaré qu’il était prêt à faire ce qu’on lui de-manderait pour infliger une punition, le cas échéant, à cette femme. Il m’a affirmé que pouvions compter sur lui et sur sa discrétion.

Nous sommes allés chercher Aïcha. J’avais un passe-partout qui m’a permis d’ouvrir la porte de sa chambre. Elle a été tellement surprise qu’elle n’a pas eu le temps de prononcer une seule parole avant que Pierre et moi ne la saisissions et lui appliquions sur la bouche du ruban adhésif en guise de bâillon.

 

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Je lui ai dit qu’Emmanuel voulait la voir. Je me suis assuré que la voie était libre et nous l’avons tirée hors de sa chambre pour la conduire à la chapelle où l’attendait Emmanuel.

Pierre m’a demandé si Emmanuel voulait également voir Luc et Simon. Je lui ai répondu que c’était inutile, qu’ils étaient définitivement recalés.

Emmanuel m’avait demandé, en fin d’après-midi, de dépo-ser à la chapelle certains objets dont il aurait besoin. Aïcha por-tait un déshabillé de nuit rouge. Il s’accordait bien à son teint mat. Elle était complètement paniquée. J’ai ressenti un frisson de plaisir me parcourir tout le corps en voyant cette jolie femme à notre merci. Je ne savais pas exactement ce qu’Emmanuel avait derrière la tête mais, le connaissant, j’ai imaginé qu’il pré-parait quelque chose d’excitant et j’ai commencé à être très exci-té.

Pierre a chargé Aïcha sur ses épaules. J’ai jeté toutes ses af-faires dans sa valise. Nous sommes sortis de la chambre aussi silencieusement que nous y étions entrés. Le château était calme. Tout le monde était couché. Nous avons regagné le rez-de-chaussée, traversé la cour et pénétré dans la chapelle. Em-manuel était assis dans le fauteuil. Il avait revêtu une cape noire, celle qu’il porte lors des cérémonies annuelles de notre communauté. Nous avons posé Aïcha devant lui sur le matelas qui était à terre au pied de l’autel, en pleine lumière.

Nous avons lié ses poignets et ses chevilles après l’avoir en-tièrement dévêtue.

Nous nous sommes placés de part et d’autre du fauteuil, lé-gèrement en retrait. Elle était étendue, nue, devant nous. Em-manuel s’est alors levé, très calmement et a commencé à lui par-ler. J’admire sa sérénité et sa détermination ! Il lui a dit qu’en refusant de participer à la séance du matin elle avait rompu le

 

– 87 – pacte de confiance qui nous liait. Il lui a expliqué qu’une telle rupture la condamnait à une punition car elle avait entravé le bon déroulement de l’exercice et qu’elle présentait désormais le risque de divulguer ce qui ne pouvait l’être. En conséquence, il lui a annoncé qu’elle subirait d’abord un châtiment immédiat destiné à calmer la colère du Maître et qu’ensuite elle demeure-rait désormais au sein de la communauté au service direct du Maître. Il m’a ensuite demandé de prendre dans une trousse posée à terre une seringue et d’en injecter le contenu dans l’épaule d’Aïcha afin qu’elle subisse en toute conscience sa puni-tion sans pouvoir crier, se débattre ou souffrir. Elle avait envie de hurler mais le bâillon l’en empêchait. Nous avons attendu quelques instants afin que le liquide injecté produise ses effets. Son corps s’est détendu. Toute son énergie s’est concentrée dans ses yeux. C’est que nous voulions. Pierre l’a libérée de ses les liens et de son bâillon. Emmanuel s’est assuré qu’elle était par-faitement consciente et m’a demandé de tester sa sensibilité. J’ai craqué une allumette et j’ai promené la flamme sur la plante des pieds. Une légère odeur de chair grillée s’est dégagée. Elle n’a pas tressailli ! La drogue était très efficace. Emmanuel nous alors demandé de commencer. Nous savions ce que nous avions à faire car nous avons eu, dans le passé, à traiter des situations similaires. Sa frayeur était intense mais aucun son ne pouvait franchir le barrage de ses lèvres. Son corps restait inerte.

Nous lui avons montré avec complaisance les objets que j’avais apportés. Elle était folle de peur et totalement à notre merci.

C’était une sorte de bric à brac : une aiguille, un petit cade-nas, un nécessaire à maquillage, une paire de ciseaux, un rasoir, des anneaux métalliques de différentes tailles…

Emmanuel a repris sa place dans le fauteuil. Nous avons commencé notre ouvrage.

 

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Aïcha avait de jolis seins, ni trop gros ni trop petits, une peau lisse et brune, une épaisse toison brune dissimulait son sexe.

Pierre s’est emparé du rasoir et a commencé à raser méti-culeusement les poils pubiens en prenant soin de passer égale-ment entre les fesses. Il a agit avec un grand soin, une applica-tion extraordinaire et beaucoup de douceur. Il a pris garde de ne pas la blesser. Il s’est assuré que la peau était devenue parfaite-ment lisse. Il a souligné sa bouche, son sexe et la pointe des seins d’un rouge à lèvre vif. Il a dessiné des sourcils d’un trait fin d’un noir intense. Elle n’était déjà plus la jeune femme de tout à l’heure. Elle avait perdu une part de son humanité pour devenir une sorte de poupée. Elle ressemblait à un mannequin. En fait, nous voulions en faire un objet vivant. Nous lui avons écarté les bras et les jambes. L’écartèlement des jambes forçait l’ouverture des lèvres vaginales et découvrait un fruit rose, hu-mide et palpitant.

J’ai épongé mon front car la sueur m’aveuglait et donnait un goût de sel à ma bouche. La vue de ce corps provoquait en moi une telle excitation que j’étais à mi-chemin entre l’anéantissement et la fureur. J’ai cru que j’allais défaillir.

Pierre s’est emparé des chevilles et a replié les jambes vers le haut du corps Je me suis dévêtu hâtivement en jetant mes vêtements sur l’autel. Mon cœur battait si fort qu’il faisait un vacarme assourdissant en moi. Le sang frappait mes tempes. J’avais le droit et la possibilité de tout faire, tout imaginer. C’était trop. Je ne savais plus quels gestes accomplir pour satis-faire mes sens et mon imagination. J’ai crains, un bref instant, perdre tous mes moyens tant l’émotion m’étreignait puis, peu à peu, je me suis calmé. Les battements de mon cœur résonnaient dans ma tête. Je savais que j’avais tout mon temps. Pierre m’observait tranquillement, attendant son tour. Il me semble qu’un long moment s’est ainsi écoulé. Je ne voulais surtout pas

 

– 89 – me précipiter et gâcher mon plaisir. J’ai enfin décidé de me glis-ser en elle. Ce fut un instant merveilleux. J’ai l’ai pénétrée en prenant garde de ne pas me répandre trop vite. Elle parvenait à remuer légèrement la tête de gauche à droite en laissant sourdre de très faibles gémissements. J’ai parcouru ses reins et son ven-tre sans jamais me lasser. Nous étions silencieux et attentifs. J’ai fini par exploser en elle. Mon râle de plaisir a retentit dans la chapelle. J’étais en nage et son corps était maculé de ma sueur et de ma sève. Elle était belle et m’appartenait. Elle était notre chose.

Pierre a pris ma place et moi la sienne.

Il s’est dévêtu à son tour puis a commencé à l’injurier mé-thodiquement, sur un ton très calme avant de s’emparer d’elle.

Après nous être dégagés et redressés, nous avons franchi l’étape suivante de la punition.

A son sexe, nous avons fixé deux anneaux en métal inoxy-dable tenus entre eux par un petit cadenas. Ceci symbolisait la protection de son corps jusqu'à sa remise à notre Maître qui la libérerait de cette entrave. Enfin, nous avons glissé aux poignets et aux chevilles des bracelets symbolisant sa soumission.

Emmanuel nous a demandés de le laisser seul avec elle en attendant qu’elle soit capable de se tenir debout et de marcher. Il nous a dis qu’il allait s’en charger et que nous devrions revenir une heure plus tard pour tout nettoyer et ranger. C’est ce que nous avons fait.

J’ai revu Pierre le matin à huit trente.

Ma fille m’a rejoint pour le petit déjeuner, bientôt suivie d’Emmanuel qui m’a parut en excellente forme et de bonne hu-

 

– 90 – meur. Nous avons échangé des banalités comme si rien d’extraordinaire ne s’était produit. »