Dynamique De Groupe
Chapitre 7Renseignements
CHAPITRE 7
RENSEIGNEMENTS
Il y a trois jours, j’ai appelé au téléphone Simon à Mar-seille.
Une voix féminine enrouée m’a répondu. C’était sa femme. Je me suis présenté et lui ai demandé de me passer Simon.
Elle m’a dit d’une voix faible que Simon lui avait parlé de moi et que malheureusement elle ne pouvait pas me le passer. Elle a aussitôt éclaté en sanglots. J’ai compris que Simon était mort accidentellement une semaine auparavant.
Je suis resté sans voix durant quelques secondes au point qu’elle m’a demandé si j’étais toujours en ligne. Je lui ai deman-dé comment était mort son mari.
– Il est tombé accidentellement sur les rails du métro au moment où une rame entrait en station. Le quai était bondé et la police a conclu qu’il avait glissé en voulant longer le quai tout au bord de la voie. C’est une mort atroce !
J’étais désemparé. Il me semble que j’ai bredouillé des condoléances avant de raccrocher.
J’ai alors tenté de joindre Luc. Quelqu’un m’a répondu qu’il venait d’être renversé par un chauffard en traversant la rue prés de chez lui. Le lendemain, j’ai appelé l’hôpital où il avait été
– 102 – transporté. On m’annonça qu’il était décédé de ses blessures dans la nuit sans avoir repris connaissance.
J’étais consterné et intrigué à la fois. Comment attribuer au hasard la mort accidentelle de deux participants au séminaire en un laps de temps aussi bref ? Je me suis décidé à appeler Thomas. À l’autre bout du fil la sonnerie a retentit plusieurs fois puis un répondeur m’a invité à laisser mon message, m’indiquant que mon correspondant était provisoirement ab-sent et qu’il me rappellerait dès son retour. Quelques heures plus tard, la sonnerie de mon téléphone a retentit. C’était Tho-mas. Je l’ai mis au courant de la mort de Simon et de Luc. Après quelques secondes d’un silence que j’attribuais à la surprise, il m’avoua ignorer cette double tragédie. Je lui ai demandé s’il avait des nouvelles de Pierre et de Mathieu. Il me répondit qu’il n’avait pas gardé le contact avec eux puis il a raccroché.
Fouillant dans mes papiers, j’ai remis la main sur le numé-ro de téléphone de Mathieu. Après un instant d’incrédulité, il sembla très affecté par la nouvelle des disparitions de ses an-ciens collègues et me déclara n’avoir aucune information sus-ceptible de m’éclairer sur les causes réelles ou supposées de ces accidents. En ce qui concerne les autres protagonistes du sémi-naire il me dit qu’il n’avait pas gardé le contact et qu’il ne sou-haitait pas le faire, ajoutant qu’il convenait de tirer un trait sur ce séminaire.
Je me suis alors décidé à contacter mon ami Marc, inspec-teur aux Renseignements Généraux. Après quelques réticences, il consent à me fournir des éléments d’information complémen-taires à propos d’Emmanuel, de Jean-Baptiste et de Pierre ainsi qu’au sujet de la fameuse communauté dont il a été fait mention à plusieurs reprises.
Quelques jours plus tard, il arrive chez moi, tard le soir. Il a recueilli des informations comme je le lui ai demandé.
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