Elle voulait simplement déjeuner en paix
Chapitre 15
Portable de Jérôme
Maman : Pauline sort à l’instant de la maison, mon chéri, quelle
tragédie, j’en ai le cœur en miettes. Elle est comme notre fille. On sera là
pour vous, pour les enfants, n’hésite pas.
Jérôme : Merci maman.
Maman : Et toi comment tu vas ?
Jérôme : Dur, dur, je ne réalise pas vraiment, le ciel nous tombe un peu sur la tête là.
Maman : J’appellerai Sophie, elle doit être dévastée.
Jérôme : Oui, merci maman.
Papa : On est de tout cœur avec vous.
Jérôme : Merci papa.
Pauline : Après mes parents, je suis passée voir les tiens comme ça, c’est fait.
Jérôme : Je sais, ma mère vient de m’envoyer un message, j’aurais aimé
être là, tu aurais pu m’attendre ! Tu aurais dû m’attendre.
Pauline : Et on y serait allés quand ? Tu es débordé par ton boulot, et je
te rappelle que je me fais opérer dans moins de dix jours, et c’est ma
famille aussi. Et puis comme ça, c’est fait.
Jérôme : Ça veut dire quoi ? C’est un reproche ? Pauline, je suis là et je
serai toujours là, tu n’as pas à vivre tout ça toute seule.
Pauline : Oui enfin non ce n’est pas un reproche, un constat plutôt. Pour
le moment je n’ai pas le choix. Et je me doutais bien que mes parents
allaient contacter les tiens, donc j’ai anticipé.
Jérôme : Tu n’exagères pas un peu là Pauline ? Je passerai chez le
traiteur avant de rentrer ce soir.
Pauline : À ce soir, bisous.
Jérôme : Bisous.
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