Middlemarch - Tome I
Chapitre V
Sir James Chettam ne pouvait voir d’un bon œil les nou-velles entreprises de M. Brooke. Mais il était plus facile de blâmer que d’empêcher. Sir James s’excusa un jour d’être venu seul au lunch chez les Cadwallader en disant :
– Je ne puis vous parler comme je voudrais devant Célia, j’aurais peur de l’affliger ; ce ne serait pas bien.
– Je sais ce que vous voulez dire : le Pionnier ! à la Grange, lança mistress Cadwallader sans attendre que son ami eût achevé son dernier mot. C’est épouvantable de se mettre ainsi à acheter des sifflets et de corner dedans aux oreilles de tout le monde. Il vaudrait mieux rester au lit toute la journée et jouer aux dominos comme le pauvre lord Ples-sy, on ne gênerait du moins pas les autres.
– Je vois qu’on commence à attaquer notre ami Brooke dans la Trompette, dit le recteur nonchalamment étendu dans son fauteuil. Il y a de terribles sarcasmes dirigés contre un certain landlord qui est censé habiter à une centaine de milles, qui encaisse ses revenus et n’en laisse rien sortir.
– Je voudrais bien que Brooke renonçât à tout cela, dit sir James avec le léger froncement de sourcils qui indiquait chez lui le mécontentement.
– Est-il vrai cependant qu’on va le présenter comme candidat ? dit M. Cadwallader. Hier j’ai vu Farebrother ; il est whig lui-même et il tient pour Brougham ; il prétend que
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Brooke est en train de se faire un parti assez fort. Bulstrode le banquier est à la tête de ses partisans. Mais il pense que Brooke se tirerait assez mal de sa candidature.
– Précisément, dit sir James du ton le plus grave. J’ai pris des informations sur tout cela, car je n’ai jamais rien su, moi campagnard, de la politique de Middlemarch. Mais Ha-wley me disait que, si vraiment on envoie un whig au Parle-ment, ce sera sûrement Bagster, un de ces candidats qui ar-rivent on ne sait d’où, mais en guerre à mort avec les mi-nistres et qui possèdent l’expérience des affaires parlemen-taires. Hawley est un rustre, il oubliait que c’était à moi qu’il parlait. Il disait que, si Brooke avait besoin d’une bonne vo-lée, il pourrait l’obtenir à meilleur marché qu’aux assemblées électorales.
– Je vous en avais tous avertis, s’écria mistress Cadwal-lader en agitant les bras. J’ai dit à Humphrey, il y a long-temps, que Brooke ferait un plongeon dans la boue. – Et voi-là que c’est fait !
– Ce qui m’ennuie le plus dans tout cela, c’est qu’il y compromet sa dignité, dit sir James. Je m’en préoccupe sur-tout à cause de la famille. Brooke n’est plus un jeune homme aujourd’hui, et je n’aime pas à le voir s’exposer. On va re-muer tout ce qu’on pourra contre lui.
– Je m’imagine qu’il ne servirait à rien de le dissuader, dit le recteur. Il y a un mélange si bizarre d’obstination et de versatilité dans la nature de Brooke ! L’avez-vous confessé là-dessus ?
– Eh bien, non, repartit sir James. Je trouverais indélicat d’avoir l’air de lui dicter sa conduite. Mais j’ai parlé à ce jeune Ladislaw dont Brooke est en train de faire un factotum.
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Ladislaw me paraît assez intelligent pour réussir partout. J’ai trouvé bon d’écouter ce qu’il avait à dire et il est opposé, cette fois, à la candidature de Brooke. Je crois qu’il le fera changer d’avis et qu’on pourra empêcher sa présentation. Mais ce Ladislaw même ! Voilà encore une ennuyeuse af-faire ! Nous l’avons eu deux ou trois fois à dîner à Freshitt-Hall, vous l’y avez rencontré par parenthèse, comme hôte de Brooke et parent de Casaubon. Nous pensions qu’il faisait une visite de passage ; et je découvre maintenant que son nom est dans toutes les bouches comme rédacteur du Pion-nier. Il court des histoires sur son compte, on le traite de gratte-papier, d’espion, d’étranger, que sais-je encore ?
– Voilà qui ne plaira pas à Casaubon, observa le recteur.
– Il y a du sang étranger dans les veines de Ladislaw, re-prit sir James. J’espère qu’il ne se jettera pas dans les opi-nions extrêmes en y entraînant Brooke après lui.
– Oh ! c’est un jeune rejeton dangereux que ce M. Ladislaw, dit mistress Cadwallader, avec ses airs d’opéra et sa langue déliée. Une espèce de héros byronien, un cons-pirateur amoureux, cela me frappe tout à fait, et Thomas d’Aquin ne l’aime guère. Je m’en suis bien aperçue le jour où on a apporté le tableau.
– Je n’aime pas à entamer ce sujet avec Casaubon, dit sir James. Il aurait pour intervenir des droits que je n’ai pas. Mais c’est sous tous les rapports une désagréable affaire. Quel rôle pour un homme honorablement apparenté ! Jour-naliste de bas étage ! vous n’avez qu’à regarder Keck, le ré-dacteur de la Trompette. Je l’ai vu l’autre jour avec Hawley ; sa prose ne manque pas de vigueur, je crois, mais c’est un individu si vulgaire, que j’aimerais mieux ne pas le voir dans notre parti.
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– Que peut-on attendre de petites feuilles pareilles ? dit le recteur. Vous ne trouverez nulle part, je pense, un homme de quelque valeur qui consente à écrire des articles sur des intérêts dont au fond il ne se soucie pas le moins du monde, et cela moyennant un salaire qui suffit à peine à le faire vivre.
– Précisément ; et c’est pour cela qu’il est fort ennuyeux que Brooke ait mis là un homme plus ou moins parent de la famille. Pour ma part, je trouve Ladislaw bien bon d’accepter.
– C’est la faute d’Aquin, dit mistress Cadwallader. Pour-quoi n’a-t-il pas employé son crédit à faire de Ladislaw un attaché d’ambassade ou à l’envoyer aux Indes ? C’est comme cela que les familles se débarrassent des rameaux incommodes.
– On ne sait pas jusqu’où ira le mal, dit sir James avec inquiétude. Mais si Casaubon ne bouge pas, que voulez-vous que je fasse ?
– Oh ! mon cher sir James ! conclut le recteur, n’en fai-sons pas trop d’affaire, après tout. Il est probable que tout cela s’en ira en fumée. Dans un mois ou deux, Brooke et ce traître de Ladislaw en auront assez l’un de l’autre. Ladislaw prendra son essor, Brooke vendra le Pionnier et tout rentrera dans l’ordre.
– Il nous reste une bonne chance, c’est qu’il n’aimera pas à voir filer son argent, dit mistress Cadwallader. Si je connaissais les frais des élections, je saurais bien lui faire peur. Ce ne serait pas d’une petite saignée que je lui parle-rais, je lui viderais tout un pot de sangsues sur le corps. Ce
– 531 – que nous n’aimons pas, nous autres bons avares, c’est de nous voir arracher nos pièces de six pence.
– Et tout ce qu’on va soulever contre lui ! dit sir James. L’administration de ses terres d’abord. On l’a déjà attaqué là-dessus, cela me fait vraiment peine à voir. C’est une peste que nous avons sous le nez. Je trouve, quant à moi, qu’on est tenu de faire tout ce qu’on peut et plus encore pour ses terres et ses tenanciers, surtout dans ces temps difficiles.
– Peut-être les attaques de la Trompette l’amèneront-elles à y changer quelque chose, et il pourrait après tout en résulter quelque bien, dit le recteur. J’en serais bien content ; j’entendrai moins de réclamations, quand on viendra me payer la dîme.
– Je voudrais qu’il prît un homme entendu pour s’occuper de cela, je voudrais qu’il reprît Garth, ajouta sir James. Il s’est défait de Garth il y a douze ans et tout a été de travers depuis. Je pense moi-même à employer Garth à l’administration de mes biens ; il a fait un plan merveilleux pour mes bâtiments. Mais Garth ne se chargerait de la pro-priété de Tipton que si Brooke la laissait entièrement à ses soins.
– Oui, dit le recteur, Garth est un être indépendant, un être original, un esprit simple. Un jour qu’il faisait quelques évaluations pour moi, il m’a dit de but en blanc que les cler-gymen n’entendaient rien aux affaires et ne faisaient que du gâchis lorsqu’ils s’en mêlaient. Mais il l’a dit aussi tranquil-lement et aussi respectueusement que s’il m’avait parlé des marins. Tipton serait une autre paroisse, si Brooke voulait le laisser faire.
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– Si Dorothée était restée auprès de son oncle, il y aurait eu quelques chances, dit sir James. Elle eût pris peu à peu de l’influence sur lui ; elle s’est toujours intéressée à l’état de la propriété ; elle avait sur toutes ces matières des idées remar-quablement justes. Mais elle est absorbée par Casaubon, maintenant ; Célia s’en plaint assez ; c’est à peine si nous pouvons l’avoir à dîner, depuis que Casaubon a eu son at-taque. Sir James termina ces mots par un regard de dégoût plein de pitié, et mistress Cadwallader haussa les épaules, comme pour dire qu’on n’aurait jamais rien de nouveau à lui apprendre de ce côté-là.
– Ce pauvre Casaubon ! dit le recteur. Il a eu là une vi-laine attaque ; je lui ai trouvé l’air affaissé l’autre jour, chez l’archidiacre.
– Au fond, reprit sir James, qui ne se souciait pas de pro-longer ce sujet de conversation, Brooke ne veut de mal ni à ses tenanciers ni à personne, mais il a pris l’habitude de ro-gner sur tout, et de réduire toutes les dépenses.
– Eh bien, alors ! c’est une bénédiction ! s’il ne connaît jamais bien ses propres opinions, sûrement il connaît sa bourse. Mais, ajouta mistress Cadwallader, qui s’était levée pour aller regarder à la fenêtre, mais vous n’avez qu’à parler d’un politique libéral pour le voir venir.
– Comment cela, Brooke ? interrogea son mari.
– Oui ; empoignez-le maintenant avec la Trompette, Humphrey ; moi, je vais lui mettre les sangsues, et vous, sir James, que ferez-vous ?
– Le fait est que je n’aime pas aborder ce sujet avec Brooke, étant donnés nos rapports, tant l’affaire est désa-gréable. Je voudrais que tout le monde se conduisît en gen-
– 533 – tleman, dit le bon baronnet, sentant que c’était là pour le bien social un programme simple et intelligible.
– Vous voici tous ? commença M. Brooke, passant de l’un à l’autre et donnant des poignées de main. Je me dispo-sais à aller tout à l’heure à Freshitt-Hall, Chettam. Mais c’est charmant de vous trouver tous ici, vous savez… Eh bien, que pensez-vous de nos affaires ? Elles marchent un peu vite, n’est-ce pas ? C’était assez juste, ce que disait Laffitte : « De-puis hier un siècle s’est écoulé. » Ils sont déjà dans le siècle suivant, vous savez, de l’autre côté de l’eau. Ils vont plus vite que nous.
– Eh ! oui, dit le recteur en prenant le journal, voici la Trompette qui vous accuse de rester en arrière ; avez-vous vu ?
– Non, dit Brooke en mettant ses gants dans le fond de son chapeau et en ajustant rapidement son lorgnon.
Mais M. Cadwallader garda le journal dans sa main, ajoutant, avec un sourire dans les yeux :
– Voyez ! Tout cela concerne un landlord vivant à quelque centaine de milles de Middlemarch, qui sait joliment empocher ses revenus. On dit que c’est l’homme le plus ré-trograde du comté. C’est vous qui lui avez enseigné ce mot-là dans le Pionnier, j’imagine.
– Oh ! c’est Keck qui a écrit cela, cet être illettré, rétro-grade ! Regardez-moi cela !
– Voici un ou deux traits assez mordants !
Et le lecteur se mit à lire :
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« Si nous avions à faire le portrait d’un homme rétro-grade, dans le plus mauvais sens du mot, nous dirions que c’est celui qui veut se faire le réformateur de notre constitu-tion, – tandis que tous les intérêts dont il est immédiatement responsable tombent en ruine, – un philanthrope qui ne peut voir pendre un gredin, mais qui ne s’inquiète pas si plus d’un honnête tenancier meurt de faim et de froid ; – un homme qui crie à la corruption et qui exige de ses fermiers une rente de la valeur du revenu : – qui rugit comme un diable contre les bourgs pourris et qui se soucie peu que les champs de ses fermiers soient entourés de barrières pourries ; – un homme au cœur très large pour Leeds et Manchester, disposé à leur accorder autant de représentants au Parlement qu’il s’en trouvera pour payer leur siège de leur bourse ; – ce qu’il n’aime pas à donner, c’est une petite somme, les jours où on lui paye ses rentes, pour aider à acheter des provisions ; – ou une avance à un tenancier pour faire des réparations à une grange ou pour faire de sa maison autre chose qu’une chau-mière irlandaise. Mais nous connaissons tous la définition que faisait un plaisant d’un philanthrope : Un homme dont la charité augmente en raison directe du carré de la distance. »
– Et ainsi de suite, conclut le recteur en déposant le journal et en se croisant les mains derrière la tête, tout en regardant M. Brooke avec un air indifférent et amusé à la fois.
– Allons, c’est assez bon, cela, dit M. Brooke, prenant le journal et s’efforçant de supporter le coup aussi gaiement que son voisin, mais en rougissant et en souriant d’un air un peu nerveux. Cette phrase de « rugir comme un diable contre les bourgs pourris », jamais de ma vie je n’ai fait un discours sur les bourgs pourris, et, quant à rugir comme un diable et tout ce qui suit… ces gens-là ne savent pas ce que c’est
– 535 – qu’une satire. La satire, vous savez, devrait être vraie jusqu’à un certain point. Je me rappelle qu’on a dit cela quelque part, dans la Revue d’Édimbourg… La satire doit être vraie jusqu’à un certain point…
– Eh bien, savez-vous que c’est une allusion, ce qu’ils di-sent des barrières, reprit sir James qui ne voulait s’avancer qu’avec prudence. Dagley se plaignait à moi l’autre jour de ne pas avoir de clôtures convenables à sa ferme. Garth en a inventé un nouveau modèle, que je voudrais vous voir es-sayer. On devrait employer à ces choses-là un peu de son bois de construction.
– Vous donnez dans le fermage fantaisiste, vous, Chettam, vous savez. C’est votre dada et vous ne craignez pas la dépense.
– Je pensais que le dada le plus coûteux dans ce monde était de se présenter au Parlement, dit mistress Cadwallader. On raconte que le dernier candidat malheureux de Middle-march a dépensé dix mille livres et a échoué pour n’avoir pas encore assez corrompu les électeurs. Quelle amère réflexion pour un homme !
– Oui, les tories corrompent, eux !… dit M. Brooke. Ha-wley et son parti corrompent avec des banquets, des pommes cuites, etc. ; et ils amènent les électeurs ivres pour voler ; mais ils ne mèneront pas les affaires dans l’avenir, vous savez… Middlemarch est un peu arriéré, j’en conviens. Les fermiers libres sont un peu arriérés mais non les institu-tions. Nous les ferons marcher, vous savez. Nous avons dans notre parti les meilleures têtes de l’endroit.
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– Hawley dit que vous avez dans votre parti des hommes qui vous nuiront, remarqua sir James. Il dit que Bulstrode le banquier vous nuira.
– Et que, si vous êtes lapidé, intervint mistress Cadwal-lader, la moitié des œufs pourris viendront de la haine qu’on a pour votre homme des comités religieux. Grand Dieu ! ré-fléchissez à ce que cela doit être, que de se voir lapidé pour des opinions erronées. Je me souviens d’un homme qu’on a voulu porter en triomphe dans un fauteuil, afin de le laisser tomber tout exprès dans un tas de boue.
– La lapidation n’est rien en comparaison de leur habile-té à découvrir les trous de nos habits, là où le talon nous blesse, dit le recteur. J’avoue que c’est ce qui m’effrayerait, si nous avions aussi à nous présenter aux électeurs pour les promotions, nous autres pasteurs. J’aurais peur de les voir compter toutes les journées que je passe à la pêche. Par ma foi, je crois que la vérité est le plus terrible projectile avec lequel on puisse nous lapider.
– Le fait est, dit sir James, qu’un homme qui entre dans la vie publique doit être préparé à en subir les conséquences. Il faut qu’il ne donne pas prise à la calomnie.
– Mon cher Chettam, tout cela est bel et bien, vous sa-vez, dit M. Brooke. Mais comment faire pour ne pas donner prise à la calomnie ? Lisez l’histoire, voyez l’ostracisme, la persécution, le martyre et tout ce genre de choses-là. Les
– 537 – hommes les meilleurs en sont les victimes. Voyez dans Ho-race ? – 5 Fiat justitia, ruat…
– Justement, dit sir James avec un peu plus de chaleur que de coutume. Ce que j’entends par ne pas donner prise à la calomnie, c’est être à même de contredire le fait sur lequel on vous attaque.
– Eh bien, vous savez, Chettam, dit M. Brooke en se le-vant et prenant son chapeau, vous et moi, nous avons un système différent. Vous êtes disposé à faire des dépenses pour vos fermes. Je ne prétends pas prouver que mon sys-tème soit bon en toutes circonstances, – en toutes circons-tances, vous savez…
– Il faudrait, de temps à autre, faire une nouvelle évalua-tion des propriétés, dit sir James. Qu’en dites-vous, Cadwal-lader ?
– Je suis d’accord avec vous. Si j’étais Brooke, je ferais taire la Trompette en demandant à Garth de faire une nou-velle estimation des fermes et en lui donnant carte blanche pour les clôtures et les réparations. C’est ainsi que j’envisage la situation politique, dit le recteur dilatant sa poitrine et fourrant ses pouces dans les entournures de son gilet, et il regardait M. Brooke en riant.
– Ce serait faire là quelque chose de bien éclatant, vous savez, dit M. Brooke. Mais citez-moi un autre propriétaire qui ait aussi peu tourmenté ses tenanciers pour leurs arrié-rés, que je ne l’ai fait. Je suis exceptionnellement accommo-
5 Traduit du latin : que la justice soit, qu’elle nous emporte… (Note du correcteur – ELG)
– 538 – dant, permettez-moi de vous le dire, exceptionnellement ac-commodant… J’ai mes idées à moi, sur lesquelles je me base, vous savez. Un homme qui fait cela est toujours accusé d’excentricité, d’inconsistance et tout ce qui s’ensuit. Quand je changerai ma ligne de conduite, ce seront encore mes idées que je suivrai.
Et M. Brooke un peu piqué se souvint tout à coup qu’il avait oublié de faire partir un paquet de la Grange et prit congé de tout le monde.
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