Un rien peut tout changer (French Edition)

James Clear · Chapitre 13 sur 25

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Un rien peut tout changer (French Edition)

Chapitre 12

 

La loi du moindre effort

 

L’anthropologue et biologiste Jared Diamond, dans son livre primé intitulé

Guns, Germs, and Steel , met en avant un fait simple : différents continents

ont différentes formes. À première vue, cette affirmation semble assez

évidente et sans importance, mais il s’avère qu’elle a un impact

considérable sur le comportement humain.

L’axe principal des Amériques s’étend du nord au sud. Autrement dit, la

masse continentale de l’Amérique du Nord et du Sud a tendance à être

longue et étroite plutôt que vaste et large. La même chose s’applique d’une

manière générale à l’Afrique. Alors que la masse continentale qui compose

l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient est l’inverse. Cette étendue de terre

massive a tendance à s’étendre d’est en ouest. Selon Diamond, cette

différence de forme joua un rôle majeur dans le développement de

l’agriculture au fil des siècles.

Lorsque l’agriculture se répandit dans le monde entier, les agriculteurs

eurent plus de facilité à conquérir les espaces d’est en ouest que ceux

orientés du nord au sud. Cela s’explique par le fait que les sites situés à la

même latitude partagent généralement des climats, des niveaux

d’ensoleillement et de précipitations, ainsi que des changements de saison

similaires. Ces facteurs permirent aux agriculteurs d’Europe et d’Asie de

domestiquer des cultures et de les cultiver sur l’ensemble du territoire, de la

France à la Chine.

FIGURE 13 : L’axe principal de l’Europe et de l’Asie s’étend d’est en ouest. L’axe principal des Amériques et de l’Afrique s’étend du nord au sud. Cette orientation génère un éventail de climats plus variés en Amérique qu’en Europe et en Asie. En conséquence, l’agriculture s’est répandue presque deux fois plus vite en Europe et en Asie qu’ailleurs. Pendant des centaines, voire des milliers d’années, le comportement des agriculteurs fut conditionné par les contraintes environnementales.

 

En comparaison, le climat varie énormément lorsque vous voyagez du

nord au sud. Imaginez à quel point le temps est différent en Floride par

rapport au Canada. Vous aurez beau être l’agriculteur le plus talentueux au

monde, cela ne vous aidera pas à cultiver des oranges de Floride pendant

l’hiver canadien. La neige n’est pas un très bon engrais. Afin de répartir les

cultures entre le nord et le sud, les agriculteurs ont dû trouver et

domestiquer de nouvelles plantes en fonction des changements climatiques.

Ainsi, l’agriculture s’est répandue deux à trois fois plus rapidement en

Asie et en Europe qu’en Amérique. Au fil des siècles, cette petite différence

eut un impact considérable. L’augmentation de la production alimentaire

permit une croissance plus rapide de la population. Grâce à l’accroissement

de la population, le développement de cultures permit de créer des armées plus fortes et de déployer de nouvelles technologies. Les changements

furent modestes au début, mais ils permirent au final d’obtenir des résultats

remarquables.

Le développement de l’agriculture offre un exemple de la 3e loi du

changement de comportement à l’échelle mondiale. Selon la sagesse

populaire, la motivation est la clé du changement d’habitude : quand on

veut, on peut. Mais en réalité, nous sommes généralement partisans du

moindre effort et nous choisissons de faire ce qui nous arrange. Et

contrairement à ce qu’affirme le dernier best-seller traitant de la

productivité, cette stratégie est judicieuse.

L’énergie est précieuse et le cerveau est programmé pour l’économiser

autant que possible. Il est dans la nature humaine de suivre la loi du

moindre effort : au moment de choisir entre deux options similaires, on

choisit naturellement l’option qui nécessite le moins de travail 16 . Par

exemple, vous agrandissez votre ferme vers l’est, où vous pouvez cultiver

les mêmes cultures, plutôt que vers le nord, où le climat est différent. Parmi

toutes les actions qui s’offrent à nous, nous choisissons toujours celle qui

demande le moins d’efforts et nous rapporte le plus. Nous allons toujours

vers la facilité.

Chaque action nécessite une certaine quantité d’énergie. Plus l’énergie

requise est importante, moins l’action est susceptible de se produire. Si

votre objectif est de faire cent pompes par jour, cela vous demandera

beaucoup d’énergie ! Au début, motivé et enthousiaste, vous pouvez

rassembler les forces nécessaires pour commencer. Mais au bout de

quelques jours, un tel effort devient épuisant. Alors que prendre l’habitude

de faire une pompe par jour ne nécessite presque pas d’énergie pour

débuter. Et moins une habitude a besoin d’énergie, plus elle est susceptible

d’être appliquée.

Examinez tous les comportements qui occupent une grande partie de votre

vie et vous verrez qu’ils peuvent être réalisés avec une motivation très

faible. Les habitudes comme consulter nos téléphones, nos e-mails et

regarder la télévision peuvent être effectuées presque sans effort et nous

font donc perdre beaucoup de temps… Elles sont extrêmement pratiques !

Dans un sens, chaque habitude n’est qu’un obstacle pour obtenir ce que

vous voulez vraiment. Les régimes amaigrissants sont un obstacle à la

remise en forme. La méditation est un obstacle au calme. La tenue d’un

journal est un obstacle à la réflexion claire. Vous ne voulez pas réellement l’habitude elle-même. Ce que vous voulez vraiment, c’est le résultat obtenu

par l’habitude. Plus l’obstacle est grand, c’est-à-dire plus l’habitude est

difficile, plus il y a un décalage entre votre état actuel et l’état final que

vous souhaitez. Il est donc important de simplifier vos habitudes et de les

modifier même lorsque vous n’en avez pas envie. Si vous pouvez rendre

vos bonnes habitudes plus pratiques, vous aurez plus de chances de les

suivre.

Mais qu’en est-il de tous les moments où nous semblons faire le contraire

? Si nous sommes tous si paresseux, comment expliquez-vous le fait que

des gens accomplissent des tâches difficiles, comme élever un enfant, créer

une entreprise ou escalader l’Everest ?

Certes, vous êtes capable de faire des choses très difficiles. Le problème,

c’est que certains jours, on a envie de travailler dur, et d’autres, on a envie

de se détendre. Les jours difficiles, il est capital d’avoir le plus de choses

possible allant dans votre sens pour pouvoir surmonter les défis que la vie

vous envoie naturellement. Moins vous affrontez de difficultés, plus il est

facile pour votre moi intérieur d’émerger. L’idée derrière la facilité n’est pas

de faire uniquement des choses faciles. L’idée est de faciliter au maximum

les choses qui sont bénéfiques à long terme.

 

Comment obtenir plus en déployant

 

moins d’efforts

 

Imaginez que vous teniez un tuyau d’arrosage plié au milieu. Une partie de

l’eau peut s’écouler, mais pas beaucoup. Si vous souhaitez augmenter la

vitesse à laquelle l’eau s’écoule à travers le tuyau, vous avez deux options.

La première consiste à augmenter le débit au niveau du robinet. La seconde

consiste simplement à supprimer le coude du tuyau et à laisser l’eau couler

naturellement.

Vous motiver pour maintenir une habitude difficile, c’est comme essayer

de forcer l’eau à s’écouler à travers un tuyau plié. Vous pouvez le faire,

mais cela demande beaucoup d’efforts et vous met davantage sous pression.

D’un autre côté, rendre vos habitudes simples et faciles revient à enlever le

coude du tuyau. Plutôt que d’essayer de surmonter les difficultés dans votre

vie, vous les réduisez.

L’un des moyens les plus efficaces de réduire les difficultés liées à vos

habitudes est de mettre en place la technique de réaménagement de l’environnement. Au chapitre 6, nous avons présenté cette méthode

permettant de rendre les déclencheurs plus évidents, mais vous pouvez

également optimiser votre environnement pour faciliter les actions. Par

exemple, lorsque vous décidez quand appliquer une nouvelle habitude, il est

préférable de choisir un endroit/moment qui se trouve déjà dans le

processus de votre routine quotidienne. Les habitudes sont plus faciles à

construire quand elles s’intègrent dans le cours de votre vie. Vous êtes plus

susceptible d’aller à la salle de sport si elle se trouve sur le chemin du

travail, car vous y arrêter ne perturbera pas beaucoup votre vie quotidienne.

À titre de comparaison, si la salle de sport n’est pas à proximité de votre

itinéraire habituel (même de quelques pâtés de maisons), « vous vous

écartez de votre chemin » pour vous y rendre.

Il est peut-être encore plus efficace de limiter les difficultés au sein de

votre maison ou de votre bureau. Trop souvent, nous essayons de créer des

habitudes dans des environnements très difficiles. Nous essayons de suivre

un régime strict pendant que nous dînons avec des amis. Nous essayons

d’écrire un livre dans le brouhaha de la maison. Nous essayons de nous

concentrer en utilisant un smartphone rempli de distractions. Il faut changer

de méthode. Il est possible de supprimer les éléments perturbants. C’est

précisément ce que les fabricants japonais de produits électroniques ont fait

dans les années 1970.

Dans un article publié dans le New Yorker intitulé « Better all the time »,

James Surowiecki écrit :

« Les entreprises japonaises ont mis l’accent sur ce qu’on appelle “la

production au plus juste”, cherchant ainsi à éliminer tous les types de

déchets du processus de production, jusqu’à restructurer les espaces de

travail, afin que les ouvriers n’aient pas à perdre du temps à se tourner pour

atteindre leurs outils. Le résultat : les usines japonaises étaient plus

rentables et les produits japonais plus fiables que ne l’étaient les américains.

En 1974, les appels pour pannes des téléviseurs couleur de fabrication

américaine étaient cinq fois plus fréquents que pour les téléviseurs japonais.

En 1979, il fallait trois fois plus de temps aux ouvriers américains pour

assembler leurs produits. »

J’aime qualifier cette stratégie d’addition par soustraction 17 . Les

entreprises japonaises ont débusqué chaque obstacle dans le processus de

fabrication et l’ont éliminé. En soustrayant les efforts inutiles, elles ont

gagné des clients et des revenus. De même, lorsque nous éliminons les obstacles qui nous font perdre du temps et de l’énergie, nous pouvons

obtenir plus avec moins d’efforts. C’est l’une des raisons pour lesquelles

remettre les choses en ordre peut être bénéfique : nous avançons

simultanément et allégeons la charge cognitive que notre environnement

nous impose.

Si vous examinez les éléments qui créent le plus d’habitudes, vous

remarquerez que l’un des avantages de ces produits et services est

d’éliminer les obstacles de votre vie. Les services de livraison de repas vous

évitent d’aller au magasin faire vos achats. Les applications de rencontres

facilitent votre vie sociale. Les services de covoiturage facilitent vos

déplacements. Les SMS vous évitent d’envoyer des courriers par la poste.

À l’instar d’un fabricant de télévisions japonais qui redéfinit son espace de

travail pour limiter les mouvements inutiles, les entreprises performantes

conçoivent leurs produits de manière à automatiser, éliminer ou simplifier le

plus grand nombre d’étapes possible. Elles réduisent le nombre de champs

sur chaque formulaire. Elles réduisent le nombre de clics nécessaires pour

créer un compte. Elles livrent leurs produits avec des instructions faciles à

comprendre ou demandent à leurs clients de faire moins de choix.

Quand les premiers haut-parleurs activés par la voix ont été lancés

(Google Home, Amazon Echo et Apple HomePod), j’ai demandé à un ami

ce qui lui avait plu dans le produit qu’il avait acheté. Il m’a dit qu’il était

simplement plus facile de dire « Passe de la musique country » que de sortir

son téléphone, d’ouvrir l’application de musique et de choisir une liste de

lecture. Bien sûr, quelques années plus tôt, avoir un accès illimité à la

musique dans sa poche était une révolution par rapport au fait d’aller dans

un magasin et d’acheter un CD. Dans le monde des affaires, on recherche

toujours à obtenir les mêmes résultats plus facilement.

Les gouvernements ont utilisé efficacement des stratégies similaires.

Lorsque le gouvernement britannique a voulu augmenter les taux de

recouvrement des impôts, il est passé du renvoi des citoyens vers une page

Web permettant de télécharger le formulaire d’impôt à l’envoi d’un lien

direct vers le formulaire. En éliminant cette étape du processus, le taux de

réponse est passé de 19,2 % à 23,4 %. Pour un pays comme le Royaume-

Uni, ces points de pourcentage représentent des millions de livres en

recettes fiscales.

L’idée est de créer un environnement où il est aussi facile que possible de

faire ce qui est juste. La mise en place de meilleures habitudes repose en grande partie sur la recherche de moyens permettant de limiter les

difficultés liées à nos bonnes habitudes et d’augmenter celles associées à

nos mauvaises habitudes.

 

Préparer l’environnement pour une utilisation

 

future

 

Oswald Nuckols est développeur informatique à Natchez, dans le

Mississippi. Il a bien compris le potentiel qu’offrait la préparation de son

environnement.

Nuckols a défini ses habitudes de nettoyage en suivant une stratégie qu’il

appelle la « réinitialisation de la pièce ». Par exemple, quand il a fini de

regarder la télévision, il remet la télécommande sur le meuble télé, remet en

place les coussins sur le canapé et plie la couverture. Quand il sort de sa

voiture, il jette les détritus qui s’y trouvent. Chaque fois qu’il prend une

douche, il nettoie les toilettes pendant que l’eau de la douche se réchauffe.

Comme il le note : « De toute façon, le moment idéal pour nettoyer les

toilettes, c’est juste avant de prendre sa douche. ») Le but de réinitialiser

chaque pièce n’est pas simplement de nettoyer après la dernière action,

mais de se préparer à l’action suivante.

« Quand j’entre dans une pièce, tout est à sa place, écrit Nuckols. Comme

je le fais tous les jours dans chaque pièce, les choses restent toujours en

ordre… Les gens pensent que je déploie des efforts colossaux, mais je suis

vraiment très paresseux : je suis paresseux de manière proactive. Cela me

permet de gagner un temps fou. »

Chaque fois que vous organisez un espace pour son usage prévu, vous le

préparez afin de faciliter l’action suivante. Par exemple, ma femme garde

une boîte de cartes de vœux triées par occasion : anniversaires,

condoléances, mariages, remises des diplômes, etc. Chaque fois qu’elle en a

l’occasion, elle prend une carte adaptée à l’événement et l’envoie. Elle

n’oublie jamais d’envoyer des cartes de vœux, car elle trouve cette activité

agréable. Pendant des années, j’avais un comportement totalement opposé.

Quelqu’un avait un bébé et je me disais : « Je devrais envoyer une carte de

félicitations. » Mais les semaines passaient et, au moment où je me

souvenais d’acheter une carte au magasin, il était trop tard. Il m’était

difficile de prendre cette habitude.

Il existe de nombreuses façons d’améliorer votre environnement afin qu’il

soit prêt pour une utilisation immédiate. Si vous souhaitez préparer un petit

déjeuner équilibré, la veille au soir, placez la poêle sur la cuisinière, posez

vos ingrédients sur le comptoir et disposez les assiettes et les ustensiles dont

vous aurez besoin. À votre réveil, ce sera facile de préparer le petit

déjeuner.

 

Vous souhaitez dessiner davantage ? Placez vos crayons, stylos et

cahiers sur votre bureau, à portée de main.

Vous souhaitez faire du sport ? Préparez votre tenue, vos chaussures,

votre sac de sport et votre bouteille d’eau à l’avance.

Vous souhaitez améliorer votre régime alimentaire ? Découpez une

tonne de fruits et de légumes le week-end et mettez-les dans des

contenants pour vous permettre d’accéder facilement à des plats

sains et prêts à manger pendant la semaine.

 

Ce sont des moyens simples de suivre facilement de bonnes habitudes.

Vous pouvez également inverser ce principe et préparer l’environnement

de telle façon que les mauvais comportements y seront plus difficiles. Si,

par exemple, vous regardez trop la télévision, débranchez-la après chaque

utilisation. Rebranchez-la uniquement si vous pouvez prononcer à haute

voix le nom de l’émission que vous souhaitez regarder. Cette configuration

crée suffisamment de contraintes pour vous empêcher de regarder la

télévision sans réfléchir.

Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez aller plus loin. Débranchez la

télévision et retirez les piles de la télécommande après chaque utilisation. Il

vous faudra donc dix secondes supplémentaires pour la rallumer. Et si vous

voulez vraiment vous rajouter une difficulté supplémentaire, placez la

télévision dans un placard après chaque utilisation. Vous pouvez être sûr(e)

que vous ne la sortirez que quand vous souhaiterez vraiment regarder un

programme précis. Plus la contrainte est importante, moins l’habitude se

crée.

Chaque fois que je peux, je laisse mon téléphone dans une pièce différente

jusqu’au déjeuner. Quand il est juste à côté de moi, je le consulte toute la

matinée sans raison particulière. Mais quand il se trouve dans une autre

pièce, j’y pense rarement. Et la contrainte est suffisamment importante pour que je n’aille pas le consulter sans raison. En conséquence, je dispose de

trois à quatre heures chaque matin pour pouvoir travailler sans interruption.

Si placer votre téléphone dans une autre pièce ne vous semble pas

suffisant, demandez à un ami ou à un membre de votre famille de vous le

cacher pendant quelques heures. Demandez à un collègue de le garder dans

son bureau le matin et de vous le rendre au déjeuner.

Il est étonnant de constater le peu de contraintes nécessaires pour éviter les

comportements indésirables. Quand je cache des bouteilles de bière au fond

du réfrigérateur, à un emplacement où je ne peux pas les voir, j’en bois

moins. Quand je supprime des applications de réseaux sociaux de mon

téléphone, des semaines peuvent se passer avant que je les télécharge à

nouveau et que je me connecte. Ces astuces ne risquent pas de freiner une

véritable dépendance, mais, pour beaucoup d’entre nous, de légères

contraintes peuvent nous inciter à suivre une bonne ou une mauvaise

habitude. Imaginez l’impact cumulatif de la réalisation de dizaines de ces

changements et de vivre dans un environnement conçu pour faciliter les

bons comportements et contrer les mauvais.

Que nous abordions le changement de comportement en tant qu’individu,

parent, coach ou leader, nous devons nous poser la même question : «

Comment pouvons-nous concevoir un monde dans lequel il est facile de

faire ce qui est juste ? » Restructurez votre vie de façon que les actions qui

comptent le plus soient également les plus faciles à appliquer.

 

Le comportement humain suit la loi du moindre effort. Nous nous

tournons naturellement vers l’option qui nécessite le moins d’efforts

possible.

Créez un environnement où il est aussi facile que possible de faire ce

qui est bien.

Limitez les contraintes associées aux bons comportements. Lorsque

les contraintes sont faibles, les habitudes sont faciles à prendre.

Augmentez les contraintes associées aux mauvais comportements.

Lorsque les contraintes sont fortes, les habitudes sont difficiles à

prendre.

Préparez votre environnement pour faciliter les actions futures.

16 Il s’agit d’un principe fondamental en physique, qui l’appelle le principe de moindre action. Il indique que le chemin parcouru entre deux points quelconques sera toujours le chemin nécessitant le moins d’énergie. C’est sur ce principe que s’appuient les lois de l’Univers. À partir de cette idée, vous pouvez décrire les lois du mouvement et de la relativité.

17 L’addition par soustraction est également mise en application par les équipes et les entreprises pour écarter des personnes d’un groupe afin de renforcer l’équipe dans son ensemble.

 

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