Un rien peut tout changer (French Edition)
Annexes
Pistes de lectures complémentaires
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire ce livre. Ce fut un plaisir de
partager mon travail avec vous.
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intéressé par les articles que je publie dans ma newsletter hebdomadaire
gratuite. Les abonnés sont également les premiers à être informés de mes
derniers livres et projets. Enfin, chaque année, en plus de mon propre
travail, j’envoie une liste de lecture de mes livres préférés d’autres auteurs
sur un large éventail de sujets.
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Petits enseignements tirés des quatre lois
Dans ce livre, j’ai présenté un modèle en quatre étapes pour le
comportement humain : déclencheur, envie, réponse, récompense. Ce cadre
nous apprend non seulement à créer de nouvelles habitudes, mais révèle
également des informations intéressantes sur le comportement humain.
Phase du problème Phase de la solution
1. 2. 3. 4.
Déclencheur Envie Réponse Récompense
Dans cette section, j’ai réuni quelques enseignements (et quelques
réflexions de bon sens) tirés du modèle. Le but de ces exemples est
d’expliquer à quel point ce cadre est utile et varié pour décrire le
comportement humain. Une fois que vous avez compris le modèle, vous en
voyez des exemples partout.
La conscience vient avant le désir. Une envie est créée lorsque vous
attribuez un sens à un déclencheur. Votre cerveau construit une émotion ou
un sentiment pour décrire votre situation actuelle, ce qui signifie qu’un état
de manque ne peut apparaître qu’après avoir remarqué une opportunité.
Le bonheur est simplement l’absence de désir. Lorsque vous observez un
déclencheur, sans vouloir modifier votre état, vous vous contentez de la
situation actuelle. Le bonheur ne concerne pas la réalisation du plaisir (qui
est la joie ou la satisfaction), mais l’absence de désir. Il arrive quand vous
n’avez pas besoin de ressentir les choses différemment. Le bonheur est
l’état dans lequel vous entrez lorsque vous ne voulez plus changer d’état.
Toutefois, le bonheur est éphémère, car un nouveau désir survient
toujours. Comme le dit Caed Budris, « le bonheur est l’espace entre un désir
qui se réalise et un nouveau désir qui se forme ». De même, la souffrance
est l’espace entre l’envie de changer d’état et la réalisation de ce
changement.
C’est l’idée de plaisir que nous recherchons. Nous recherchons l’idée du
plaisir que nous avons à l’esprit. Au moment de l’action, nous ne savons
pas ce que donnera concrètement cette idée (ni même si elle nous satisfera).
Le sentiment de satisfaction ne vient que par la suite. C’est ce que le
neurologue autrichien Victor Frankl voulait dire quand il disait que le
bonheur ne peut être recherché, il doit être une conséquence. Le désir est
poursuivi. Le plaisir est une conséquence de l’action.
Vous êtes en paix lorsque vous ne transformez pas vos observations en
problèmes. La première étape de tout comportement est l’observation. Vous
remarquez une information, un événement. Si vous ne désirez pas agir sur
ce que vous observez, vous êtes en paix.
L’envie, c’est vouloir tout réparer. Observer sans envie, c’est réaliser que
vous n’avez rien à réparer. Vos désirs ne sont pas omniprésents. Vous
n’avez pas besoin d’un changement d’état. Votre esprit ne génère pas de
problème à résoudre. Vous observez et existez tout simplement.
Un grand « Pourquoi » peut vous aider à surmonter n’importe quel «
Comment ». Friedrich Nietzsche, le philosophe et poète allemand, écrit : «
Celui qui possède un “Pourquoi” qui lui tient lieu de but peut vivre avec
n’importe quel “Comment”. » Cette phrase recèle une vérité importante sur
le comportement humain. Si votre motivation et votre désir sont suffisants
(c’est-à-dire pourquoi vous agissez), vous agirez même lorsque cela sera
assez difficile. Une forte envie peut générer une grande action, même
lorsque la contrainte est élevée.
Il vaut mieux être curieux et motivé qu’intelligent, car cela conduit à
l’action. L’intelligence seule ne produira jamais de résultats, car elle
n’incite pas à agir. C’est le désir, et non l’intelligence, qui déclenche un comportement. Comme le dit Naval Ravikant : « Ma stratégie pour faire
quelque chose, c’est de commencer par cultiver le désir de le faire. »
Les émotions conditionnent le comportement. Chaque décision est une
décision émotionnelle à un certain niveau. Quelles que soient les raisons
logiques de vos actions, vous ne vous sentez obligé(e) d’agir que par
émotion. En fait, les personnes atteintes de lésions des centres émotionnels
du cerveau peuvent avoir de nombreuses raisons d’agir, mais elles ne le
veulent pas, car aucune émotion ne les y invite. L’envie intervient ainsi
avant la réponse. Le sentiment vient en premier, puis déclenche le
comportement.
Nous ne pouvons être rationnels et logiques qu’après avoir été émotifs. Le
cerveau fonctionne principalement à partir de ce qu’on ressent. Ce n’est
qu’en deuxième lieu que la pensée intervient. Notre première réponse,
déclenchée par la partie rapide et inconsciente de notre cerveau, est
optimisée pour ressentir et anticiper. Notre deuxième réponse, la partie lente
et consciente de notre cerveau, est la partie qui « pense ».
Les psychologues désignent ces processus par des termes spécifiques : le
Système 1 (sentiments et jugements rapides) et le Système 2 (analyse
rationnelle). Le sentiment vient en premier lieu (Système 1) ; la rationalité
n’intervient que plus tard (Système 2). Cela fonctionne bien lorsque les
deux sont synchronisés. Dans le cas contraire, il en résulte une pensée
illogique et émotionnelle.
Votre réponse a tendance à suivre vos émotions. Nos pensées et nos
actions sont influencées par ce que nous trouvons attrayant, pas
nécessairement ce qui est logique. Deux personnes peuvent remarquer les
mêmes faits et réagir très différemment, car chacune les traite à l’aide de
son filtre émotionnel unique. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous
faisons généralement plus appel à nos émotions qu’à la raison. Si un thème
suscite des émotions, il est rare que son contenu suscite de l’intérêt. Les
émotions ne sont donc pas bonnes conseillères à la prise de décision
éclairée.
En d’autres termes, nous pensons tous que la réponse raisonnable est celle
qui nous est bénéfique : celle qui satisfait nos désirs. Aborder une situation
en adoptant une approche émotionnelle plus neutre vous permet de baser
votre réponse sur le contenu plutôt que sur l’émotion.
La souffrance est le moteur du progrès. Le désir d’un changement d’état
est à l’origine de toute souffrance, mais aussi de tout progrès. Le désir de changer d’état est le moteur de votre action. C’est le fait de vouloir plus qui
pousse l’humanité à chercher à s’améliorer, à développer de nouvelles
technologies et à atteindre un niveau supérieur. Quand nous ressentons
l’envie, nous sommes insatisfaits, mais motivés. Quand nous ne ressentons
aucune envie, nous sommes satisfaits, mais manquons d’ambition.
Vos actions révèlent à quel point vous voulez quelque chose. Si vous
continuez à dire que quelque chose est une priorité, mais que vous n’agissez
jamais, cela signifie que vous ne le voulez pas vraiment. Soyez honnête
avec vous-même. Vos actions révèlent vos véritables motivations.
La récompense est le revers du sacrifice. La réponse (sacrifice d’énergie)
précède toujours la récompense (la récolte de ressources). L’« ivresse du
coureur » ne vient qu’après la course difficile. La récompense ne vient que
lorsque l’énergie est dépensée.
Il est difficile d’avoir une certaine maîtrise de soi, car elle ne génère pas
un état de satisfaction. La récompense est un résultat qui satisfait votre
envie. Dans ce cas, la maîtrise de soi est inefficace, car le fait d’inhiber nos
désirs ne les élimine généralement pas. Le fait de résister à la tentation ne
satisfait pas votre envie. Vous l’ignorez simplement, ce qui crée de l’espace
pour l’envie. La maîtrise de soi nécessite de se libérer d’un désir plutôt que
de le satisfaire.
Nos attentes déterminent notre satisfaction. La différence entre ce que
nous désirons (envie) et ce que nous obtenons (récompense) détermine
notre degré de satisfaction après avoir agi. Si nous obtenons plus que ce que
nous désirions (résultat positif : surprise et plaisir), il est plus probable que
nous répétions un comportement à l’avenir. Si nous obtenons moins que ce
que nous espérions (résultat négatif : déception et frustration), nous sommes
moins susceptibles de reproduire un comportement.
Par exemple, si vous espérez 10 euros et recevez au final 100 euros, vous
êtes satisfait(e). Si vous espérez 100 euros et recevez au final 10 euros, vous
êtes déçu(e). Votre satisfaction dépend de votre attente. Une expérience
moyenne précédée d’attentes élevées est une déception. Une expérience
moyenne précédée de faibles attentes est un plaisir. Si vous considérez
qu’aimer et vouloir sont plus ou moins synonymes, vous éprouvez un
sentiment de satisfaction.
Satisfaction = Aimer – Vouloir
Cette équation s’appuie sur la sagesse de la célèbre citation de Sénèque : «
Le pauvre n’est pas celui qui a peu, mais celui qui en veut toujours plus. » Si vous ne vous contentez pas de ce que vous avez, vous serez toujours
insatisfait(e). Vous pointerez toujours le problème plutôt que la solution.
Le bonheur est relatif. Quand j’ai commencé à publier mes écrits, il m’a
fallu trois mois pour obtenir un millier d’abonnés. Une fois cette étape
franchie, j’en ai parlé à mes parents et à ma petite amie. Nous avons fêté
cette réussite ; j’étais enthousiaste et motivé pour continuer. Quelques
années plus tard, j’ai réalisé que mille personnes s’inscrivaient chaque jour.
Et pourtant, je n’ai même pas pensé à le dire à quelqu’un. C’était normal.
J’obtenais des résultats quatre-vingt-dix fois plus rapidement
qu’auparavant, mais je n’éprouvais que peu de plaisir. Ce n’est que
quelques jours plus tard que j’ai réalisé à quel point il était absurde de ne
pas célébrer quelque chose qui me semblait être un rêve illusoire quelques
années auparavant.
La douleur de l’échec est corrélée à la hauteur des attentes. Quand le désir
est élevé, il est douloureux de ne pas apprécier le résultat. Ne pas obtenir
quelque chose que vous voulez est plus douloureux que ne pas obtenir
quelque chose auquel vous n’aviez pas aspiré. C’est la raison pour laquelle
certains se disent : « Je ne veux pas avoir des attentes trop élevées. »
Les sentiments viennent à la fois avant et après le comportement. Avant
d’agir, il y a un sentiment qui vous pousse à agir : l’envie. Après avoir agi,
il y a un sentiment qui vous apprend à répéter l’action dans le futur : la
récompense.
Déclencheur > Envie (sentiment) > Réponse > Récompense (sentiment)
La façon dont nous ressentons les choses influence notre façon d’agir, et la
façon dont nous agissons influence notre façon de ressentir les choses.
Le désir déclenche un comportement. Le plaisir l’entretient. Vouloir et
aimer sont les deux moteurs du comportement. Si vous ne désirez pas une
chose, vous n’avez aucune raison de chercher à l’obtenir. Le désir et l’envie
sont les éléments déclencheurs d’un comportement. Si le résultat n’est pas
agréable, vous n’avez aucune raison de reproduire ce comportement. Le
plaisir et la satisfaction sont les éléments qui entretiennent un
comportement. La motivation vous pousse à agir. La réussite vous
encourage à recommencer.
Au fil du temps, l’espoir d’atteindre un objectif s’estompe et est remplacé
par l’acceptation de l’état du moment. La première fois qu’une opportunité
se présente, nous avons l’espoir d’atteindre un certain objectif. Vos attentes
(envies) sont uniquement basées sur une promesse de résultats. La deuxième fois, vos attentes se basent sur la réalité. Vous commencez à
comprendre comment fonctionne le processus et votre espoir est
progressivement remplacé par une anticipation plus précise et une
acceptation du résultat potentiel.
C’est l’une des raisons pour lesquelles nous essayons toujours de mettre
en application le dernier programme « révolutionnaire » pour perdre du
poids ou devenir riche rapidement. Ce type de programme est toujours
source d’espoir, car nous n’avons aucune expérience en fonction de laquelle
définir nos attentes. Les nouvelles stratégies semblent toujours plus
attrayantes que les anciennes, car elles nous offrent un espoir sans bornes.
Comme le dit Aristote : « La jeunesse se laisse facilement leurrer, car elle
est prompte à espérer. » Autrement dit : « La jeunesse est facilement
trompée, car elle ne fait qu’espérer. » Il n’y a aucune expérience sur
laquelle peut se baser l’attente. Il n’y a que l’espoir d’obtenir un résultat.
Comment appliquer ces idées au monde de
l’entreprise
Au fil des années, il m’est arrivé de discuter avec des représentants des
entreprises du classement Fortune 500 et de jeunes start-up de la façon dont
on pouvait appliquer la technique des petites habitudes au monde des
affaires afin de gérer plus efficacement les entreprises et de créer de
meilleurs produits. J’ai réuni plusieurs des stratégies les plus pratiques dans
un bref chapitre supplémentaire. Je pense qu’il pourra vous êtes utile, car il
constitue un parfait complément aux idées développées dans Un rien peut
tout changer .
Vous pouvez télécharger ce chapitre sur cette page :
atomichabits.com/business.
Comment appliquer ces idées à l’éducation
des enfants
L’une des questions que les lecteurs me posent le plus fréquemment est la
suivante : « Comment puis-je faire en sorte que mes enfants appliquent cette méthode ? » Les idées développées dans Un rien peut tout changer
sont destinées à s’appliquer de manière générale à tous les comportements
humains (y compris à ceux des adolescents). Vous devriez donc trouver de
nombreux exemples de stratégies utiles dans cet ouvrage. Cela dit,
l’éducation des enfants a son lot de difficultés propres. J’ai ainsi rédigé dans
un autre chapitre supplémentaire un guide sur la façon dont on peut
appliquer les principes du livre à l’éducation des enfants.
Vous pouvez télécharger ce chapitre sur cette page :
atomichabits.com/parenting.
OceanofPDF.com