Un rien peut tout changer (French Edition)

James Clear · Chapitre 23 sur 25

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Un rien peut tout changer (French Edition)

Annexes

 

Pistes de lectures complémentaires

 

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire ce livre. Ce fut un plaisir de

partager mon travail avec vous.

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intéressé par les articles que je publie dans ma newsletter hebdomadaire

gratuite. Les abonnés sont également les premiers à être informés de mes

derniers livres et projets. Enfin, chaque année, en plus de mon propre

travail, j’envoie une liste de lecture de mes livres préférés d’autres auteurs

sur un large éventail de sujets.

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Petits enseignements tirés des quatre lois

 

Dans ce livre, j’ai présenté un modèle en quatre étapes pour le

comportement humain : déclencheur, envie, réponse, récompense. Ce cadre

nous apprend non seulement à créer de nouvelles habitudes, mais révèle

également des informations intéressantes sur le comportement humain.

Phase du problème Phase de la solution

1. 2. 3. 4.

Déclencheur Envie Réponse Récompense

 

Dans cette section, j’ai réuni quelques enseignements (et quelques

réflexions de bon sens) tirés du modèle. Le but de ces exemples est

d’expliquer à quel point ce cadre est utile et varié pour décrire le

comportement humain. Une fois que vous avez compris le modèle, vous en

voyez des exemples partout.

La conscience vient avant le désir. Une envie est créée lorsque vous

attribuez un sens à un déclencheur. Votre cerveau construit une émotion ou

un sentiment pour décrire votre situation actuelle, ce qui signifie qu’un état

de manque ne peut apparaître qu’après avoir remarqué une opportunité.

Le bonheur est simplement l’absence de désir. Lorsque vous observez un

déclencheur, sans vouloir modifier votre état, vous vous contentez de la

situation actuelle. Le bonheur ne concerne pas la réalisation du plaisir (qui

est la joie ou la satisfaction), mais l’absence de désir. Il arrive quand vous

n’avez pas besoin de ressentir les choses différemment. Le bonheur est

l’état dans lequel vous entrez lorsque vous ne voulez plus changer d’état.

Toutefois, le bonheur est éphémère, car un nouveau désir survient

toujours. Comme le dit Caed Budris, « le bonheur est l’espace entre un désir

qui se réalise et un nouveau désir qui se forme ». De même, la souffrance

est l’espace entre l’envie de changer d’état et la réalisation de ce

changement.

C’est l’idée de plaisir que nous recherchons. Nous recherchons l’idée du

plaisir que nous avons à l’esprit. Au moment de l’action, nous ne savons

pas ce que donnera concrètement cette idée (ni même si elle nous satisfera).

Le sentiment de satisfaction ne vient que par la suite. C’est ce que le

neurologue autrichien Victor Frankl voulait dire quand il disait que le

bonheur ne peut être recherché, il doit être une conséquence. Le désir est

poursuivi. Le plaisir est une conséquence de l’action.

Vous êtes en paix lorsque vous ne transformez pas vos observations en

problèmes. La première étape de tout comportement est l’observation. Vous

remarquez une information, un événement. Si vous ne désirez pas agir sur

ce que vous observez, vous êtes en paix.

L’envie, c’est vouloir tout réparer. Observer sans envie, c’est réaliser que

vous n’avez rien à réparer. Vos désirs ne sont pas omniprésents. Vous

n’avez pas besoin d’un changement d’état. Votre esprit ne génère pas de

problème à résoudre. Vous observez et existez tout simplement.

Un grand « Pourquoi » peut vous aider à surmonter n’importe quel «

Comment ». Friedrich Nietzsche, le philosophe et poète allemand, écrit : «

Celui qui possède un “Pourquoi” qui lui tient lieu de but peut vivre avec

n’importe quel “Comment”. » Cette phrase recèle une vérité importante sur

le comportement humain. Si votre motivation et votre désir sont suffisants

(c’est-à-dire pourquoi vous agissez), vous agirez même lorsque cela sera

assez difficile. Une forte envie peut générer une grande action, même

lorsque la contrainte est élevée.

Il vaut mieux être curieux et motivé qu’intelligent, car cela conduit à

l’action. L’intelligence seule ne produira jamais de résultats, car elle

n’incite pas à agir. C’est le désir, et non l’intelligence, qui déclenche un comportement. Comme le dit Naval Ravikant : « Ma stratégie pour faire

quelque chose, c’est de commencer par cultiver le désir de le faire. »

Les émotions conditionnent le comportement. Chaque décision est une

décision émotionnelle à un certain niveau. Quelles que soient les raisons

logiques de vos actions, vous ne vous sentez obligé(e) d’agir que par

émotion. En fait, les personnes atteintes de lésions des centres émotionnels

du cerveau peuvent avoir de nombreuses raisons d’agir, mais elles ne le

veulent pas, car aucune émotion ne les y invite. L’envie intervient ainsi

avant la réponse. Le sentiment vient en premier, puis déclenche le

comportement.

Nous ne pouvons être rationnels et logiques qu’après avoir été émotifs. Le

cerveau fonctionne principalement à partir de ce qu’on ressent. Ce n’est

qu’en deuxième lieu que la pensée intervient. Notre première réponse,

déclenchée par la partie rapide et inconsciente de notre cerveau, est

optimisée pour ressentir et anticiper. Notre deuxième réponse, la partie lente

et consciente de notre cerveau, est la partie qui « pense ».

Les psychologues désignent ces processus par des termes spécifiques : le

Système 1 (sentiments et jugements rapides) et le Système 2 (analyse

rationnelle). Le sentiment vient en premier lieu (Système 1) ; la rationalité

n’intervient que plus tard (Système 2). Cela fonctionne bien lorsque les

deux sont synchronisés. Dans le cas contraire, il en résulte une pensée

illogique et émotionnelle.

Votre réponse a tendance à suivre vos émotions. Nos pensées et nos

actions sont influencées par ce que nous trouvons attrayant, pas

nécessairement ce qui est logique. Deux personnes peuvent remarquer les

mêmes faits et réagir très différemment, car chacune les traite à l’aide de

son filtre émotionnel unique. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous

faisons généralement plus appel à nos émotions qu’à la raison. Si un thème

suscite des émotions, il est rare que son contenu suscite de l’intérêt. Les

émotions ne sont donc pas bonnes conseillères à la prise de décision

éclairée.

En d’autres termes, nous pensons tous que la réponse raisonnable est celle

qui nous est bénéfique : celle qui satisfait nos désirs. Aborder une situation

en adoptant une approche émotionnelle plus neutre vous permet de baser

votre réponse sur le contenu plutôt que sur l’émotion.

La souffrance est le moteur du progrès. Le désir d’un changement d’état

est à l’origine de toute souffrance, mais aussi de tout progrès. Le désir de changer d’état est le moteur de votre action. C’est le fait de vouloir plus qui

pousse l’humanité à chercher à s’améliorer, à développer de nouvelles

technologies et à atteindre un niveau supérieur. Quand nous ressentons

l’envie, nous sommes insatisfaits, mais motivés. Quand nous ne ressentons

aucune envie, nous sommes satisfaits, mais manquons d’ambition.

Vos actions révèlent à quel point vous voulez quelque chose. Si vous

continuez à dire que quelque chose est une priorité, mais que vous n’agissez

jamais, cela signifie que vous ne le voulez pas vraiment. Soyez honnête

avec vous-même. Vos actions révèlent vos véritables motivations.

La récompense est le revers du sacrifice. La réponse (sacrifice d’énergie)

précède toujours la récompense (la récolte de ressources). L’« ivresse du

coureur » ne vient qu’après la course difficile. La récompense ne vient que

lorsque l’énergie est dépensée.

Il est difficile d’avoir une certaine maîtrise de soi, car elle ne génère pas

un état de satisfaction. La récompense est un résultat qui satisfait votre

envie. Dans ce cas, la maîtrise de soi est inefficace, car le fait d’inhiber nos

désirs ne les élimine généralement pas. Le fait de résister à la tentation ne

satisfait pas votre envie. Vous l’ignorez simplement, ce qui crée de l’espace

pour l’envie. La maîtrise de soi nécessite de se libérer d’un désir plutôt que

de le satisfaire.

Nos attentes déterminent notre satisfaction. La différence entre ce que

nous désirons (envie) et ce que nous obtenons (récompense) détermine

notre degré de satisfaction après avoir agi. Si nous obtenons plus que ce que

nous désirions (résultat positif : surprise et plaisir), il est plus probable que

nous répétions un comportement à l’avenir. Si nous obtenons moins que ce

que nous espérions (résultat négatif : déception et frustration), nous sommes

moins susceptibles de reproduire un comportement.

Par exemple, si vous espérez 10 euros et recevez au final 100 euros, vous

êtes satisfait(e). Si vous espérez 100 euros et recevez au final 10 euros, vous

êtes déçu(e). Votre satisfaction dépend de votre attente. Une expérience

moyenne précédée d’attentes élevées est une déception. Une expérience

moyenne précédée de faibles attentes est un plaisir. Si vous considérez

qu’aimer et vouloir sont plus ou moins synonymes, vous éprouvez un

sentiment de satisfaction.

Satisfaction = Aimer – Vouloir

Cette équation s’appuie sur la sagesse de la célèbre citation de Sénèque : «

Le pauvre n’est pas celui qui a peu, mais celui qui en veut toujours plus. » Si vous ne vous contentez pas de ce que vous avez, vous serez toujours

insatisfait(e). Vous pointerez toujours le problème plutôt que la solution.

Le bonheur est relatif. Quand j’ai commencé à publier mes écrits, il m’a

fallu trois mois pour obtenir un millier d’abonnés. Une fois cette étape

franchie, j’en ai parlé à mes parents et à ma petite amie. Nous avons fêté

cette réussite ; j’étais enthousiaste et motivé pour continuer. Quelques

années plus tard, j’ai réalisé que mille personnes s’inscrivaient chaque jour.

Et pourtant, je n’ai même pas pensé à le dire à quelqu’un. C’était normal.

J’obtenais des résultats quatre-vingt-dix fois plus rapidement

qu’auparavant, mais je n’éprouvais que peu de plaisir. Ce n’est que

quelques jours plus tard que j’ai réalisé à quel point il était absurde de ne

pas célébrer quelque chose qui me semblait être un rêve illusoire quelques

années auparavant.

La douleur de l’échec est corrélée à la hauteur des attentes. Quand le désir

est élevé, il est douloureux de ne pas apprécier le résultat. Ne pas obtenir

quelque chose que vous voulez est plus douloureux que ne pas obtenir

quelque chose auquel vous n’aviez pas aspiré. C’est la raison pour laquelle

certains se disent : « Je ne veux pas avoir des attentes trop élevées. »

Les sentiments viennent à la fois avant et après le comportement. Avant

d’agir, il y a un sentiment qui vous pousse à agir : l’envie. Après avoir agi,

il y a un sentiment qui vous apprend à répéter l’action dans le futur : la

récompense.

Déclencheur > Envie (sentiment) > Réponse > Récompense (sentiment)

La façon dont nous ressentons les choses influence notre façon d’agir, et la

façon dont nous agissons influence notre façon de ressentir les choses.

Le désir déclenche un comportement. Le plaisir l’entretient. Vouloir et

aimer sont les deux moteurs du comportement. Si vous ne désirez pas une

chose, vous n’avez aucune raison de chercher à l’obtenir. Le désir et l’envie

sont les éléments déclencheurs d’un comportement. Si le résultat n’est pas

agréable, vous n’avez aucune raison de reproduire ce comportement. Le

plaisir et la satisfaction sont les éléments qui entretiennent un

comportement. La motivation vous pousse à agir. La réussite vous

encourage à recommencer.

Au fil du temps, l’espoir d’atteindre un objectif s’estompe et est remplacé

par l’acceptation de l’état du moment. La première fois qu’une opportunité

se présente, nous avons l’espoir d’atteindre un certain objectif. Vos attentes

(envies) sont uniquement basées sur une promesse de résultats. La deuxième fois, vos attentes se basent sur la réalité. Vous commencez à

comprendre comment fonctionne le processus et votre espoir est

progressivement remplacé par une anticipation plus précise et une

acceptation du résultat potentiel.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous essayons toujours de mettre

en application le dernier programme « révolutionnaire » pour perdre du

poids ou devenir riche rapidement. Ce type de programme est toujours

source d’espoir, car nous n’avons aucune expérience en fonction de laquelle

définir nos attentes. Les nouvelles stratégies semblent toujours plus

attrayantes que les anciennes, car elles nous offrent un espoir sans bornes.

Comme le dit Aristote : « La jeunesse se laisse facilement leurrer, car elle

est prompte à espérer. » Autrement dit : « La jeunesse est facilement

trompée, car elle ne fait qu’espérer. » Il n’y a aucune expérience sur

laquelle peut se baser l’attente. Il n’y a que l’espoir d’obtenir un résultat.

 

Comment appliquer ces idées au monde de

 

l’entreprise

 

Au fil des années, il m’est arrivé de discuter avec des représentants des

entreprises du classement Fortune 500 et de jeunes start-up de la façon dont

on pouvait appliquer la technique des petites habitudes au monde des

affaires afin de gérer plus efficacement les entreprises et de créer de

meilleurs produits. J’ai réuni plusieurs des stratégies les plus pratiques dans

un bref chapitre supplémentaire. Je pense qu’il pourra vous êtes utile, car il

constitue un parfait complément aux idées développées dans Un rien peut

tout changer .

Vous pouvez télécharger ce chapitre sur cette page :

atomichabits.com/business.

 

Comment appliquer ces idées à l’éducation

 

des enfants

 

L’une des questions que les lecteurs me posent le plus fréquemment est la

suivante : « Comment puis-je faire en sorte que mes enfants appliquent cette méthode ? » Les idées développées dans Un rien peut tout changer

sont destinées à s’appliquer de manière générale à tous les comportements

humains (y compris à ceux des adolescents). Vous devriez donc trouver de

nombreux exemples de stratégies utiles dans cet ouvrage. Cela dit,

l’éducation des enfants a son lot de difficultés propres. J’ai ainsi rédigé dans

un autre chapitre supplémentaire un guide sur la façon dont on peut

appliquer les principes du livre à l’éducation des enfants.

Vous pouvez télécharger ce chapitre sur cette page :

atomichabits.com/parenting.

 

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