Vengée (French Edition)
Chapitre 15
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ALEXANDER
T oute la matinée, j’apprends les bases de l’escalade à la famille Sherwood. Si Nina ne s’en sort pas trop mal, June a peu de force dans les bras et dans les épaules, ce qui me fait beaucoup rire et la contrarie.
À midi, Vadim et Nate reviennent du casino, mais ils n’ont rien à
signaler. Ils sont restés pendant quatre heures dans une voiture à regarder la
porte d’entrée. Vadim, consciencieux, a pris quelques notes sur la sécurité, comment ils fouillaient les sacs des femmes, quel garde était plus laxiste
que ses collègues, et d’autres choses.
Nous finissons de manger lorsqu’ils nous font leur rapport et Gabriel est
satisfait. Il pointe du doigt vers moi.
— Tu vas essayer d’atteindre le toit de la tour d’en face. De là, tu auras
une vue imprenable sur qui rentre, sort, mais également des étages qui
abritent les bureaux du casino, et certaines chambres de l’hôtel.
— Tout seul ?
— Dans tes rêves, Skywalker. Ma petite sœur vient avec toi, et tu as
intérêt à la ramener en un morceau.
Un coup d’œil vers June m’apprend qu’elle boude.
— Je sais prendre soin de moi toute seule, Gabriel. Je n’ai pas besoin
d’un baby-sitter.
Gabriel coule un regard goguenard vers moi et répond :
— Toi non, mais lui bien.
June lève le menton dans une attitude fière et me fait signe de la suivre.
Nous descendons jusqu’au garage, et elle se dirige vers une Audi A1
noire, la voiture la plus simple de la pièce.
— C’est la tienne ?
— Oui, à l’inverse du reste de ma famille, je ne suis pas portée sur
l’automobile.
La voiture est garée entre une Porsche et une Tesla.
— Je vois cela.
June se révèle être une bonne conductrice. Les rares fois où je suis
monté dans une voiture où je n’étais pas derrière le volant, c’était contre mon gré. Cette fois-ci, j’y suis contraint aussi, mais je n’ai pas les poings
liés, ou le canon d’une arme dans le dos.
Juste une jolie blonde prête à en découdre.
Alors qu’elle a les yeux fixés au loin et les mains fermement agrippées
au volant, je ne peux une nouvelle fois qu’admirer sa beauté. Ses petites
lèvres pleines sont serrées en une ligne mécontente, et sa conduite est
nerveuse, bien qu’excellente.
— J’ai fait quelque chose de mal ?
Elle sursaute et me regarde, étonnée :
— Pourquoi dis-tu cela ?
— Je ne sais pas, tu as l’air furieuse.
June change d’une vitesse puis glisse sa main aux ongles carmin dans
ses cheveux.
— Je le suis, mais pas contre toi.
— Ah. Qui est le malchanceux ?
Elle lève les yeux au ciel et répond, les dents serrées :
— Le connard qui possède une couronne et qui a ordonné la mise à feu
de mon bar.
Je me trémousse sur mon siège mal à l’aise.
— À ce propos…
— Oui ?
— Je suis désolé d’avoir volé son ordinateur portable et d’avoir marché
dans son jeu.
June tourne la tête vers moi, sans doute pour vérifier si je suis sincère, puis elle reporte son attention vers la route.
— Je suppose que tu es en train de payer ta peine en ce moment même.
— Oui, même si je pense qu’il y a pire façon de passer son temps.
— Ne te force pas à me flatter pour m’amadouer, Alexander.
— Je n’ai pas besoin de me forcer.
Pour une fois, elle ne vérifie pas aux traits de mon visage si je suis
sincère ou non, mais elle se contente de fixer la route. Pourtant, elle verrait que je le suis, à mon propre étonnement. Cette fille est si forte et fragile à la
fois, passionnée et douce, mais surtout d’une telle bonté. Tout à coup, un
instinct protecteur s’éveille en moi, et j’ai moi aussi envie de crever les
yeux au connard qui a foutu le feu à son bar.
Le reste du trajet se passe en silence. Ni elle ni moi ne souhaitons de
rajouter quoique ce soit à ce qui a été dit. J’ignore si elle me croit quand je lui dis que j’apprécie être en sa compagnie, mais je m’en fiche. Le fait que
je le lui ai avoué et que je le pense est déjà un problème en soi. Je ne
m’attache pas aux endroits où je reste, et encore moins aux personnes que je
croise. Jamais.
Alors pourquoi cela changerait-il ? Et pourquoi elle ?
June gare la voiture dans un parking souterrain à une centaine de mètres du
casino de Denitsov. Notre mission est de rentrer dans la tour d’en face ;
légèrement plus petite, elle pourrait offrir selon Gabriel une alternative pour
fuir le casino lors du vol de la couronne. Si celle-ci existe vraiment.
Le bâtiment est sobre et se compose uniquement d’un hôtel et de son
spa. Nous pouvons donc entrer et sortir à notre meilleure convenance, ce
qui n’aurait pas été le cas si nous avions dû rentrer dans des bureaux. Paradoxalement à mes yeux, les bureaux sont toujours bien mieux sécurisés
que les hôtels.
Celui-ci est constitué d’une dizaine de niveaux. Le spa occupe le rez-de-
chaussée, deux restaurants se partagent le premier étage, et les chambres
sont réparties sur les huit paliers suivants. Le dixième étage, lui, est réservé
au personnel.
Lorsque nous entrons dans le lobby, la jeune femme préposée à l’accueil
nous salue et je lui souris. D’un œil extérieur, nous devons avoir l’air d’un couple lambda qui se rend dans sa chambre d’hôtel. Saisi d’une inspiration,
je glisse ma main dans la sienne alors que nous continuons de marcher vers
les ascenseurs. Ses doigts sont froids et sa paume est douce contre la
mienne. La sensation est agréable, et j’essaie de ne pas me laisser distraite.
En entrant dans la cabine, elle retire sa main de la mienne un peu trop
vivement.
— Ne fais pas ton joli cœur avec moi, Skywalker.
— Qui te dit que j’ai un cœur ?
— Tu l’as déjà dit, ça.
Je me balance un peu sur mes pieds, contenant difficilement ma joie
d’avoir pu lui prendre la main.
— Sérieusement, insista-t-elle.
— Sérieusement quoi ?
Je sors au neuvième étage et me dirige vers la cage d’escalier qui nous
mènera jusqu’au toit.
— Sérieusement, ne perds pas ton temps à essayer de me distraire avec
ton numéro de charmeur.
Je lui fais un clin d’œil en lui tenant la porte. Elle lève les yeux au ciel
et commence à monter les marches.
— Qui te dit que je fais cela pour te distraire ?
— Pour quoi d’autre le ferais-tu ?
Elle rougit, ce qui me rassure un peu. Elle n’est pas complètement
ignorante de comment fonctionne la drague, et je ne suis pas totalement
rouillé.
— Tu sais très bien pour quoi d’autre, June.
— Dis-le quand même, insiste-t-elle en haussant les épaules. Tu sais, je
suis blonde.
— Hm, non. Justement, tu es loin d’être bête. Même si j’ai remarqué
que tu aimais jouer les naïves.
— Alors ? Pourquoi joues-tu le joli cœur ?
Nous arrivons en haut des escaliers, et j’ouvre la porte pour émerger sur
le toit de l’hôtel Eternity. Je ferme quelques secondes les yeux, inspirant à
plein poumon l’air frais et savourant le vent qui fouette mon visage. Je suis
à nouveau en hauteur, dans le ciel, prêt à toucher les nuages.
Elle se racle la gorge, et me ramène à la réalité. Je fais un pas vers elle,
et elle ne bouge pas, sans doute par fierté. Pourtant, nous sommes vraiment
proches, je peux presque sentir l’odeur de jasmin qui émane du creux de sa nuque. Dieu, que je voudrais mordre la peau sensible, juste en-dessous son
oreille et la goûter.
Je me penche doucement en avant et lorsque ma bouche est à hauteur de
son oreille, je chuchote :
— Parce que tu me plais, simplement.
Lorsque je me recule, elle me fusille du regard.
— C’est exactement ce que tu dirais si tu voulais me distraire.
— Ah oui ? Et ferais-je aussi cela, si j’essayais juste de te distraire ?
Je n’y tiens plus et pose mes lèvres sur sa nuque. Je ferme les yeux et
inspire l’odeur exquise qu’elle dégage. Doucement, pour ne pas l’effrayer,
je mordille sa peau tendre et elle gémit. Le son me fait directement bander,
et je prends ça pour un encouragement. Je lèche l’endroit meurtri, puis je
laisse un chemin de baisers légers jusqu’à sa mâchoire.
— Est-ce que mon corps réagirait de la sorte si j’essayais juste de te
distraire ?
J’appuie doucement mon entrejambe contre sa cuisse pour lui montrer
l’effet qu’elle me fait. Elle halète, et je sens ses petites mains s’agripper à
mes épaules.
À mon plus grand bonheur, elle me pousse contre la porte que nous
venons de franchir et commence à se frotter sur mon membre, à travers son
jeans. Nos souffles se mélangent, mais aucun de nous ne fait le premier pas pour embrasser l’autre. Nous sommes tous les deux trop fiers pour le faire.
Du moins, je le suis ; embrasser June serait un acte trop intime à mon sens.
Surtout dans cette danse de séduction dans laquelle nous nous sommes
embarqués dès que j’ai ouvert les yeux dans leur cave.
June se colle à moi de manière purement égoïste. Ses doigts s’enfoncent
dans mes cheveux et elle me tient à sa merci contre cette porte juste pour
son plaisir personnel, et j’aime ça. Cette femme si douce et si gentille, qui
fait passer le bonheur du reste de sa famille avant le sien, est en train de se servir de mon corps comme si j’étais un vulgaire jouet à sa disposition.
Et je veux lui donner tout ce qu’elle veut.
Elle me tient fermement contre elle, mais j’arrive à m’écarter
légèrement pour glisser ma main entre nous. Je mords, suce et lèche son cou
sous ses gémissements tout en ouvrant le bouton de son jeans. Presque
étonné qu’elle ne me repousse pas, je continue mon chemin et faufile deux
doigts sous l’élastique de sa culotte humide.
— Tu vois, poupée, je cherche pas à te distraire.
J’appuie doucement sur son clitoris et elle gémit à nouveau.
— Et là, dis-je en glissant en doigt son corps, j’ai toute ton attention.
Sa main se referme sur mon poignet, et je pense qu’elle va me dire
d’arrêter. Mais non, elle pousse ma main plus fort contre son sexe, tout en
donnant des coups de bassin.
— Si gourmande, putain.
J’enfonce un deuxième doigt, et elle crie son plaisir. Je rends compte
qu’on pourrait nous surprendre, mais je n’en ai rien à foutre. N’est-on pas
dans un hôtel, après tout ?
Mon index et mon majeur continuent à tourner en elle alors que mon
pouce frotte son bouton avec de plus en plus de vigueur. Les cris qui
proviennent de sa gorge me donnent envie de sortir ma bite et de me branler avec mon autre main. Mais je me retiens, c’est de son plaisir qu’il est
question. Rien que le sien.
Une part de mon cerveau me signale qu’elle est à ma merci, que si je
veux me barrer, c’est le moment. Mais une autre part de ma tête, sans doute
la même qui gère ma queue, m’en empêche.
Alors qu’elle miaule de plaisir, je la sens pulser autour de mes doigts en
longues vagues de jouissance. Elle tremble pendant plusieurs secondes, puis
s’écroule à moitié sur moi.
Je retire doucement ma main de sa culotte et referme son jeans, alors
qu’elle reprend son souffle. Un peu avec regret, je pose un baiser dans son
cou. Le geste, tendre, contraste avec le moment presque brutal que nous
venons de vivre.
Après deux minutes, elle semble respirer à nouveau normalement, et je
chuchote contre son oreille :
— Je crois que ton frère m’a envoyé ici pour une mission spécifique. Te
faire jouir n’en faisait pas partie.
June s’ébroue et se redresse tout en me repoussant. Elle réajuste ses
cheveux et ses vêtements, puis me regarde presque avec colère. Mais ses
pupilles sont encore dilatées par le plaisir, et ses joues sont colorées d’un
rouge délicat qui lui va à revivre.
Bon Dieu, qu’elle est belle.
Tout en croisant les bras sur sa poitrine, June pivote sur elle-même et se
dirige vers le bord du toit, du côté donnant sur le casino de Denitsov. Elle
garde la bouche résolument fermée.
Je m’approche d’elle, je m’assieds par terre pour m’installer pour les
quatre heures suivantes, et je lève mon visage vers elle :
— Tu souhaites en parler ?
Elle secoue la tête de gauche à droite, le regard fixé sur la façade d’en
face.
— Comme tu veux.
June finit par se poser à côté de moi, à distance prudente. Elle a l’air
étrangement en colère, comme si c’était ma faute. Comme si j’avais fait
quelque chose de mal.
Elle se moque de moi ?
Les deux premières heures de notre planque d’observation se passent
dans un silence tendu. June se tient raide et immobile et je l’entends soupirer à plusieurs reprises. Lorsqu’elle frissonne et que je lui propose ma
veste, elle refuse d’un ton sec.
Alors, je n’y tiens plus :
— Explique-moi ce que j’ai fait pour te contrarier ainsi.
Je n’ai plus envie de tourner du pot et de faire semblant. Ce qu’il s’est
passé n’était pas rien. Mais je ne m’attendais pas à de la rancœur de sa part.
June me regarde pour la première fois depuis que nous nous sommes
assis par terre, et elle soupire à nouveau.
— Tu n’as rien fait, dit-elle. À part exister, peut-être.
— Et en quoi mon existence pose-t-elle un problème ?
Elle fait un geste de la main pour me montrer.
— Tu ressembles à l’antithèse du mec de mes rêves.
— Merci.
— Et pourtant, je ne peux pas m’empêcher de…
Elle fait un nouveau mouvement dans ma direction et pousse un petit
feulement de frustration.
— Tu ne peux pas t’empêcher de ?
— De… de… penser à toi.
J’ai envie de lui dire que je ne fais pas que penser à elle, et ce depuis le
premier jour où je l’ai vue, mais je ne voudrais pas la brusquer. Peut-être
son choix de mot reflète-t-il sa pudeur ou une certaine forme de timidité.
Après tout, elle vient de me laisser la toucher sans m’embrasser. Si
déroutante. Tantôt, on dirait un chaton à protéger, puis l’instant d’après, elle
se transforme en lionne sauvage.
Qui est cette fille ?
— Je pense aussi à toi, rassure-toi.
— C’est exactement ce que tu dirais si tu voulais que je te cède.
— Chérie, tu m’as cédé, dis-je d’une voix douce.
Elle cache son visage derrière ses mains, et je vois à nouveau une légère
rougeur colorer sa peau.
Et là, je comprends. Elle n’est pas en colère contre moi, mais contre
elle-même.
— Ne sois pas trop dure avec toi-même, June…
Son joli visage émerge entre ses doigts.
— Si justement ! Ma mission, c’est de te surveiller, de savoir avoir la
main sur toi au cas où tu essaies de partir. Et là…
— Et là, c’est moi qui avais la main sur toi ?
Je rigole de ma blague, et après quelques secondes, un léger sourire
apparait sur son visage.
— Oui, dans tous les sens du terme ! Et je ne comprends pas pourquoi
tu n’en as pas profité. Pourquoi es-tu toujours là ?
En effet, pourquoi suis-je encore là ? Je l’ignore complètement.
— Peut-être ai-je envie de voir ce que la famille Sherwood vaut
vraiment, dis-je.
— Ne me dis pas que tu as eu une révélation et qu’après même pas une
journée, tu as décidé de plaire à mon frère et d’être à son service. Il faut
beaucoup de dévotion pour servir sa cause. Crois-moi, je sais de quoi je
parle.
J’entends de l’amertume dans sa voix. Elle crache presque les derniers
mots, et je suis surpris.
— C’est difficile, parfois ?
June baisse les yeux et contemple un moment ses mains. Elle gratte un bout de son ongle, puis les glisse entre ses cuisses.
— Pour l’instant, surtout. Avoir mon bar qui part en fumé et croiser un
intrus dans ma maison une journée, ça fait réfléchir.
— Je suis désolé.
Elle hausse les épaules, mais ne dit rien. Je sens qu’elle s’ouvre un peu
à moi, et je me dis que c’est le moment d’en profiter pour en savoir plus sur
sa famille. Et sur elle.
— Et si tu voulais partir, faire ta vie, que dirait ton frère ?
Une minute se passe avant qu’elle ne réponde. Je finis même par penser
qu’elle ne le fera jamais quand elle souffle :
— J’ai déjà voulu, quand j’avais vingt ans.
Je me souviens vaguement qu’elle en a déjà parlé.
— Et ?
— Et rien. J’ai longtemps discuté avec Gabriel, il souhaitait s’assurer
que je faisais le bon choix, que j’avais bien réfléchi. Lorsqu’il a vu que je savais dans quoi je m’embraquais, il m’a laissée partir.
Son regard est fixe et lointain, et je sais qu’elle est perdue dans ses
souvenirs. J’ai envie de lui demander ce qu’il s’est passé, pourquoi elle est
revenue. Son frère aurait-il changé d’avis ? Aurait-elle été déçue par cette
vie de normalité qu’elle avait rêvé ? Mais j’ai peur de la brusquer avec mes
questions.
Pourtant, elle ferme les yeux et continue de raconter :
— On habitait un appartement à Brooklyn à l’époque. Un loft douillet et
lumineux, même si un peu étroit pour 6 personnes. J’ai dû marcher deux
cents mètres avant de croiser deux types qui voulaient mon sac, et sans
doute… mon intimité.
Je serre les dents et, sans réfléchir, je tends ma main vers la sienne. Elle
sursaute lorsque ma paume se pose sur ses doigts glacés, mais elle ne se
retire pas.
— Que s’est-il passé ?
— Rien, mes cris ont alerté Nate qui marchait justement un peu plus
loin, et qui rentrait chez nous. Il a su les arrêter avant qu’il ne soit trop tard.
Je revois Nate, son air de tueur, une camomille en main. J’imaginais
sans mal ce qui était arrivé aux deux fous qui avaient osé toucher à sa sœur.
— Alors tu es revenue à la maison ?
June fait oui de la tête.
— Je n’ai plus jamais osé envisager de quitter ma famille jusqu’alors. Parfois je me demande où je serais aujourd’hui si cela n’était pas arrivé.
Je suis perdu dans mes pensées, et j’imagine June seule et meurtrie,
obligée de rentrer dans un foyer qu’elle voulait quitter.
C’est pourquoi je n’entends pas tout de suite que quelqu’un d’autre est
désormais sur le toit.
— Eh, vous là-bas !
June et moi sursautons et nous retournons.
Derrière nous se tient un vigile de l’hôtel, une main posée sur le révolver qu’il a à la taille.
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