Au diapason de soi

Eva Voros · Chapitre 14 sur 36

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Au diapason de soi

PARTIE 2 - Guérison intérieure - Je soigne les blessures qui m'empêchent d'avancer, les émotions ou les peurs qui me freinent

PARTIE 2

 

Guérison intérieure

 

Je soigne les blessures qui m’empêchent d’avancer,

les émotions ou les peurs qui me freinent

 

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11. Peurs et prisons mentales

 

Les peurs sont des constructions mentales qui nous bloquent à l’intérieur de nous-mêmes. Nos peurs nous incitent à être prudents, et en ce sens elles sont positives tant qu’elles ne nous bloquent pas. Cependant, la peur de l’échec peut nous empêcher d’avancer.

Mais au fond, de quoi avons-nous peur ? On peut citer par exemple : la peur d’aimer, d’être aimé, de ne pas être aimé, d’être jugé, de déplaire, de décevoir, d’être rejeté, d’être heureux, des injustices, de l’échec, d’être abandonné, de perdre son emploi, sa maison, ses enfants, ses parents, de la mort, de la maladie, de dépenser, de déranger, de ne pas être vu, de ne pas être reconnu, de manquer, d’abuser, d’être abusé, de la foule, des autres, de ne plus être libre, de vieillir, de rester seul, etc.

La plupart du temps, nos peurs trouvent leur origine dans la petite enfance. Les bébés sont totalement dépendants de leur mère pour satisfaire leurs besoins de base, y compris le besoin d’amour. Selon que nos besoins sont satisfaits ou non, nous avons appris à répondre par un sentiment de plaisir ou de détresse.

Or, la partie de notre cerveau qui active les mécanismes émotionnels de la peur, l’amygdale, est reliée à l’hippocampe où sont stockés nos souvenirs et nos expériences. Cette connexion établit inconsciemment des associations entre des expériences passées et des situations actuelles. Ces associations nous poussent à reproduire automatiquement les comportements que l’on a déjà produits.

C’est pourquoi, à l’âge adulte, on a encore tendance à avoir peur que nos besoins et nos opinions soient mal reçus si l’on se risquait à les exprimer : « Si je ne fais pas ce que l’autre attend de moi, il va me quitter ; si je ne comble pas l’autre, il va m’en vouloir ; si je ne me sacrifie pas dans un travail qui m’épuise, l’autre ne va pas me reconnaître… »

Alors on guette la réaction de l’autre, sans nous accorder suffisamment

de place et d’estime pour nous écouter nous-mêmes.

Et pourtant, il est essentiel d’écouter ses propres besoins, sans quoi ils

ont tendance à nous tyranniser de l’intérieur si nous ne les satisfaisons pas. Il est donc essentiel d’apprendre à les identifier et à les nommer.

En prenant conscience de nos besoins, nous pouvons nous-mêmes y

répondre de façon positive et raisonnée, sans demander à l’autre d’y répondre à notre place et sans amplifier les peurs comme dans une caisse de résonance.

 

ZOOM : LE CENTRE DE LA PEUR

L’amygdale, au centre des mécanismes émotionnels de la peur, en lien avec

l’hippocampe où sont stockés nos souvenirs et nos expériences, sert à établir des

associations pour des situations diverses. Ces situations sont représentées sous

forme de cartes cognitives qui nous permettent d’agir de façon rigide car

automatique.

 

♦ En pratique

 

Exercice 11 : Dénouer ses peurs

 

Objectif : Les peurs s’ancrent dans notre corps qui exprime un malaise

que nous ressentons sans toujours pouvoir le définir. En écoutant son corps, on peut soulager l’impact de nos peurs.

Vos peurs vous empêchent d’avancer ? Dès le matin vous ressentez ses

symptômes (palpitations, sensation d’étouffer, tension dans le dos, la nuque, cœur serré, maux de tête) ? Il est temps de prendre soin de vous !

Pensez à vous relaxer pour limiter l’impact de ces tensions musculaires

et autres effets désagréables de l’anxiété. Déjà, prendre conscience de leur présence est un premier pas vers soi.

Où que vous soyez, vous pouvez faire une séance de méditation/relaxation (à un feu rouge, dans une file d’attente…).

 

1. Commencez par respirer calmement et profondément par le ventre, détendez vos muscles… La relaxation est à utiliser de façon préventive ou au minimum, dès l’apparition des tensions.

2. Ensuite, analysez votre discours intérieur : quelles sont les pensées et les émotions qui vous traversent l’esprit ? Votre discours intérieur est à relativiser, même si le problème est réel : ruminer ses pensées anxieuses n’est pas la solution, au contraire, cela aggrave la situation et vous enferme dans une boucle où vous n’avez plus de recul.

Observez vos pensées et émotions sans les juger, ni vous juger vous-même.

3. « Pouvez-vous faire quelque chose ou non ? » Si le problème ne dépend pas de vous, acceptez simplement que vous ne puissiez pas le résoudre. L’acceptation est un premier pas vers soi, ce qui n’a rien à voir avec la résignation. En effet, vous constatez qu’une peur vous envahit mais en même temps, vous comprenez que ce n’est qu’une pensée, une construction mentale qui ne représente pas la réalité. Cela permet de diminuer l’impact émotionnel de la peur sur votre mental et dans votre corps.

4. Laissez le calme et la sérénité s’installer en vous, ressentez-les pleinement ici et maintenant. Faites de la place pour des bulles de calme et des moments de détente dans votre corps et dans votre esprit. Au-delà des nuages, le ciel est bleu.

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