Au diapason de soi

Eva Voros · Chapitre 24 sur 36

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Au diapason de soi

Récapitulatif

Exercice 20 : Pause méditative (3 minutes)

 

Objectif : Faire le point, revenir à l’instant présent.

Faites une courte méditation en trois minutes comme un arrêt sur image, une courte pause pour faire le point.

 

Après vous être connecté à votre souffle, orientez votre attention de façon neutre et ouverte autour de ces trois questions :

1. Qu’est-ce qui se passe en ce moment ? (faits)

2. Qu’est-ce que je ressens dans mon corps ? (sensations, émotions)

3. Qu’est-ce que je me dis au niveau de mes pensées, jugements et discours intérieurs ?

 

Puis déplacez votre attention sur une partie du corps, là où les sensations sont tangibles et restez dans l’accueil de cette conscience corporelle avec une sensation d’accueil et d’ouverture à ce qui est.

Reprenez le fil de vos activités en gardant une présence à soi.

 

Récapitulatif

 

Comprendre notre potentiel de changement est une source d’inspiration très puissante qui nous incite à nous engager dans un processus de transformation et de guérison intérieure. Employer notre énergie à opérer ce changement intérieur constitue en soi un processus de guérison. Ainsi, la rumination serait le contraire de ce qui se passe dans les états de méditation qui utilisent l’attention comme base permettant de remédier au déséquilibre mental. On a vu que l’on pouvait apprendre à laisser ses pensées s’élever et se dissiper dès qu’elles apparaissent au lieu de les laisser envahir notre esprit. La véritable liberté étant de vivre dans le présent, où le passé n’est plus et où le futur n’est pas encore advenu, il s’agit d’un état de pleine conscience, véritable centrage et source d’équilibre de l’être.

Le but n’étant pas de ne plus ressentir d’émotions ou de pensées mais

de ne plus en être l’esclave, une façon de se libérer de nos prisons mentales.

Les désirs et les besoins sont naturels et jouent un rôle essentiel dans la

réalisation de nos aspirations. De même qu’ils peuvent être source d’inspiration dans notre vie, ils peuvent l’empoisonner. Cela crée alors une dépendance à l’objet de notre désir et devient source de douleur ; l’antidote sera la liberté intérieure. Le désir a tendance à altérer la réalité, car il se projette sur l’objet convoité et donne l’impression d’être indispensable, car notre esprit a superposé ses propres projections sur celui-ci. Nous ne sommes pas le désir, ni le conflit, ni la colère. Souvent, nous nous identifions à nos émotions et nous sommes alors submergés par le désir, l’anxiété ou un accès de colère. Elles occupent toute la place de notre esprit, ne laissant aucune place à d’autres états mentaux plus constructifs comme le raisonnement, la compréhension… L’antidote consiste à être conscient du désir ou de l’émotion au lieu de s’identifier totalement à elle, car la conscience n’est pas affectée par l’émotion qu’elle observe. Ensuite, nous pouvons utiliser notre mode mental préfrontal pour nous permettre d’assumer un point de vue personnel face à l’opinion des autres, quels que soient leurs jugements, en restant ouvert et plein de nuance, nous permettant de trouver une solution créatrice afin de co-construire le futur.

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