Au diapason de soi
Glossaire
Amygdale : Noyaux en forme d’amande situés de part et d’autre de
l’hippocampe, dans le lobe temporal. Les amygdales jouent un rôle fondamental dans le décodage des émotions et sont impliquées dans la reconnaissance et l’évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l’apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l’anxiété. Elles font notamment office de donneurs d’alerte en déclenchant la peur face à un danger, réel ou supposé. Elles appartiennent aux structures limbiques impliquées dans la reconnaissance des émotions, ayant notamment d’étroites connexions avec l’hippocampe, qui joue un rôle dans le stockage de ces dernières. Ainsi, la remémoration d’un souvenir peut-elle provoquer une réponse émotionnelle déclenchée par l’amygdale.
Cellule gliale : Le cerveau contient au moins dix fois plus de cellules
gliales que de neurones. Les cellules gliales jouent de nombreux rôles : elles transportent les nutriments aux neurones et nettoient les débris cellulaires. Elles joueraient un rôle, encore à préciser par des recherches en cours, au niveau du traitement de l’information neuronale.
Cervelet : Contient deux hémisphères. Cette structure intervient dans
le contrôle des mouvements et dans des processus cognitifs qui nécessitent une coordination.
Cortex cérébral : À la surface de l’encéphale se trouve une couche de
tissu cérébral appelé cortex cérébral. Cette structure est plus communément appelée matière grise en raison de sa couleur grise. L’apparence bosselée du cerveau humain est aussi due aux caractéristiques du cortex cérébral. En effet, plus des deux tiers du cortex sont repliés dans des circonvolutions, ce qui permet d’en accroître la surface et le nombre de cellules nerveuses.
La fonction du cortex cérébral peut être analysée en divisant le cortex en zones :
Le lobe frontal est impliqué dans l’initiation et la coordination des mouvements, dans les tâches cognitives supérieures comme la résolution de problèmes, la pensée, la planification, bien d’autres aspects de la personnalité et de la formation des émotions.
Le lobe pariétal intervient dans les processus sensoriels, l’attention et le langage. Une lésion du côté droit du lobe pariétal peut entraîner des troubles de l’orientation spatiale, même dans des lieux familiers. Si le côté gauche est lésé, les capacités à comprendre le langage parlé ou écrit peuvent être altérées.
Le lobe occipital prend part dans l’information visuelle, y compris dans la reconnaissance des formes et des couleurs.
Le lobe temporal joue un rôle dans l’encodage des informations auditives et dans l’intégration des informations provenant des autres modalités sensorielles.
Le lobe temporal intervient également dans la mémoire à court terme grâce à l’hippocampe et dans la mémoire des réponses émotionnelles via l’amygdale.
Cortex ou gyrus cingulaire : Les gyrus sont différentes régions du cortex cérébral. On les nomme aussi circonvolutions cérébrales. Le gyrus angulaire se situe plus exactement au niveau du lobe limbique du cortex.
On peut diviser le gyrus cingulaire en quatre grandes parties, chacune d’elles accomplissant des tâches spécifiques. Le cortex cingulaire antérieur (CCA) occupe ainsi un rôle dans les états affectifs alors que le cortex cingulaire moyen (CCM) intervient dans le choix des réponses. Le cortex cingulaire postérieur (CCP), quant à lui, tient une place dans la fonction mémorielle. Enfin, le cortex cingulaire rétrospinal (CCR) participe au traitement des informations visuo-spatiales.
Hippocampe : L’hippocampe correspond à une structure cérébrale
située dans les lobes temporaux et qui joue un rôle central dans la mémoire.
Homéostasie : En biologie, l’homéostasie est un phénomène par
lequel un facteur clé est maintenu autour d’une valeur bénéfique pour le système considéré grâce à un processus de régulation. Des exemples typiques d’homéostasie sont : la température du corps d’un animal, le taux de sucre sanguin, le degré d’acidité d’un milieu, la pression interne d’un milieu… Plus globalement, on désigne aussi par homéostasie la capacité globale d’un système à maintenir un ensemble de tels facteurs clés, notamment chez un organisme vivant.
IRM : L’imagerie par résonance magnétique est un examen médical
qui utilise un champ magnétique et des radiofréquences qui permettent de générer des images très précises, en 2D ou en 3D, des parties du corps et organes internes tels que le cerveau.
Moelle épinière : Extension du cerveau dans la colonne vertébrale.
Elle reçoit des informations sensorielles de toutes les parties du corps
en dessous de la tête. Elle utilise ces informations pour générer les réflexes, par exemple, en réponse à une douleur, et elle transmet également les informations sensorielles au cerveau, notamment dans le cortex cérébral. Par ailleurs, la moelle épinière génère des influx nerveux dans les nerfs qui contrôlent les muscles et les viscères au travers d’activités réflexes ou de commandes volontaires en provenance du cerveau.
Neuromédiateur / Neurotransmetteur : Quand des changements de
voltage dans le neurone atteignent la terminaison de l’axone, ils déclenchent la libération de neurotransmetteurs, les messagers chimiques du cerveau. Au niveau de la terminaison nerveuse, les neurotransmetteurs sont libérés et diffusent dans la fente synaptique pour se lier à des récepteurs à la surface de la cellule cible (souvent un autre neurone mais parfois aussi une cellule musculaire ou glandulaire). Chaque récepteur de neurotransmetteur possède un domaine moléculaire particulier qui lui permet de reconnaître spécifiquement un messager chimique donné. Le neurotransmetteur se loge dans ce domaine moléculaire un peu comme une clé se loge dans une serrure. La fixation du neurotransmetteur entraîne l’ouverture d’un canal associé au récepteur, ce qui altère le potentiel de membrane de la cellule et peut aboutir à une réponse de la cellule cible comme le déclenchement d’un potentiel d’action, la contraction d’un muscle, l’activation d’une activité enzymatique ou l’inhibition de la libération de neurotransmetteur.
Neurone : Cellule spécialisée du cerveau conçue pour transmettre l’information à d’autres cellules nerveuses, cellules musculaires et cellules glandulaires.
Chaque neurone est composé d’un corps cellulaire, de dendrites et d’un axone.
Le corps cellulaire contient le noyau et le cytoplasme.
L’axone part du corps cellulaire et forme souvent de nombreuses petites ramifications avant de se terminer en terminaisons nerveuses, les synapses.
Les axones peuvent mesurer de moins d’un centimètre jusqu’à un mètre ou plus.
Les dendrites partent du corps cellulaire et reçoivent des informations provenant d’autres neurones via les récepteurs synaptiques. Le neurone est parcouru par des flux électrochimiques (ions, molécules) d’une grande complexité, à la fois en son sein mais également en interaction avec son milieu externe, qui permettent la transmission des informations de neurone en neurone par un jeu d’activation.
Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se remodeler et à s’adapter aux changements qui surviennent au cours de la vie via des remaniements morphologiques et fonctionnels des réseaux de neurones.
Pleine conscience (Mindfulness) ou Méditation de pleine conscience :
Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine de l’université du
Massachusetts, aux États-Unis, introduit en 1979 le concept de Mindfulness en médecine et en psychologie. Il met au point le programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) à partir du Zen coréen (son), de la méditation Vipassana et du yoga, lequel devient un véritable succès en termes de soulagement du stress et des douleurs viscérales. La pleine conscience consiste à porter attention, de façon volontaire et sans jugement de valeur, aux expériences internes (sensations, émotions, pensées, états d’esprit) ou externes du moment présent. Cette technique de méditation a notamment été associée à des effets bénéfiques contre le stress, la douleur chronique, l’anxiété et la dépression. La pleine conscience s’intègre dans la vie quotidienne mais un entraînement journalier de vingt minutes est conseillé.
Elle repose sur deux composantes : l’autorégulation de l’attention et
l’orientation vers l’expérience. Elle implique également trois capacités attentionnelles :
a) l’attention soutenue (capacité à maintenir son attention pendant une
longue période sur un aspect particulier de l’expérience comme la respiration) ;
b) la flexibilité (capacité à changer de focus attentionnel d’un objet à
un autre afin de pouvoir retourner à l’objet d’attention initial une fois qu’une image ou une pensée a été identifiée) ;
c) l’inhibition des processus secondaires (capacité à inhiber
l’élaboration de pensées, d’images ou de sensations).
SNA : Système nerveux autonome
Le système nerveux autonome est l’ensemble des structures nerveuses
faisant notamment partie du tronc cérébral permettant le fonctionnement des organes viscéraux (reins, appareil digestif…) et la régulation des fonctions automatiques de l’organisme. Que ce soit la température corporelle, le taux de sucre dans le sang, les rythmes veille-sommeil, la digestion, les hormones, les émotions… tout ce beau monde de l’ombre est automatique et géré indépendamment de la volonté par le système nerveux autonome.
Le système nerveux autonome comporte deux branches : le système sympathique qui accélère le cœur, le système parasympathique qui le ralentit.
Le sympathique, c’est la fuite ou le combat, le parasympathique le repos, la relaxation, la digestion, la récupération et la restauration.
Les deux systèmes sont alternativement stimulés ou inhibés tout au long de la journée en fonction de la demande et de nos activités.
SNC : Système nerveux central
Partie du système nerveux comprenant le cerveau et la moelle épinière.
SNP : Système nerveux périphérique
Il est composé des nerfs qui partent du SNC, se ramifient et le relient aux organes sensoriels, aux muscles et aux glandes. On distingue : les nerfs crâniens qui sont reliés à l’encéphale ; les nerfs rachidiens qui sont reliés à la moelle épinière.
Synapses / Connexion synaptique : Zone de contact s’établissant entre deux neurones et permettant l’échange d’informations. Le premier neurone va libérer le message sous la forme de molécules chimiques qui vont être captées par le second pour ainsi propager l’information.
TEP : La tomographie par émission de positons (dénommée aussi PET ou PET scan pour positron emission tomography en anglais) est une méthode d’imagerie médicale qui permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d’un organe grâce aux émissions produites par les positons (positrons en anglais) issus d’un produit radioactif injecté au préalable.
La scintigraphie en TEP est obtenue par injection d’un traceur faiblement radioactif par voie intraveineuse. Le marqueur est le plus souvent le fluor 18 incorporé dans une molécule de glucose. Ce traceur est semblable au glucose : il se fixe au niveau des tissus qui consomment de grandes quantités de ce sucre, comme les tissus cancéreux, le muscle cardiaque ou encore le cerveau.
Tronc cérébral : Il comprend le pont cérébelleux et le bulbe rachidien.
Cette structure permet notamment le contrôle du rythme respiratoire,
de l’activité cardiaque et du niveau de glucose dans le sang.
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