Ce qui se passe au congrès reste au congrès

Amélie Dubois · Chapitre 104 sur 122

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Ce qui se passe au congrès reste au congrès

Chapitre 102

Congrès

Jour 2

 

Pour rajouter à l’hypothèse farfelue des filles à propos du pouvoir-capillaire-attractif incontestable de Caroline, Ramon, qui surgit de nulle part avec un chariot rempli de vaisselle propre, lui envoie à son tour la main avec un engouement tout aussi vif. Caro lui balaie un petit signe des doigts, pas plus haut que la hauteur de ses épaules. Sans crier gare, Ramon se détourne de sa tâche, fonçant vers elle comme si elle l’avait clairement prié de venir éteindre un feu ardent sous la table.

— Carrrolina ! s’exclame le jeune Portoricain en arrivant près d’elle.

Les yeux dans la graisse de bines, il la dévisage sans rien dire. Katia déclare, complètement dépassée :

— Ben voyons ! D’où il sort, lui ? T’as-tu envoûté tous les employés de l’hôtel, coudonc ?

Caroline lui adresse un large sourire, qui semble clairement vouloir dire : « Je te déteste », pendant que Vicky se présente :

— Moi, c’est Vicky. On s’est déjà croisés, je crois.

— Aaah. Si, dans lé corridor, ayer…

Elle enchaîne rapidement pour éviter d’élaborer sur le sujet devant ses amies, qui n’en savent rien :

— D’où viens-tu ?

— Ramon, dé Porto Rico, répond celui-ci, tout sourire, comme s’il auditionnait pour l’émission de téléréalité de l’heure.

— Bien, bien…

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