Ce qui se passe au congrès reste au congrès
Chapitre 90
Polyvalente.
Quelque part en mai…
Vicky, qui vient de terminer d’évaluer les travaux de sculpture de ses élèves, commence la planification du matériel nécessaire pour la journée suivante. Elle jette un œil à l’horloge murale de sa classe. Elle indique 18 h 45. Décidément, elle va encore rentrer tard à la maison. Prévoyante, elle avait apporté une collation qu’elle a mangée afin de permettre à son estomac de patienter jusqu’à son souper tardif.
Debout devant une grande armoire et dos à la porte, elle analyse son contenu avec concentration. Soudainement, sans trop savoir pourquoi, elle ressent une présence derrière elle. Elle se tourne vers la porte ouverte de son local, convaincue d’y apercevoir le concierge, probablement la seule personne encore présente dans la polyvalente à cette heure-là. À sa grande surprise, ses yeux tombent sur Marc, mi-éclairé par les lumières tamisées du corridor. Il ne dit rien, comme s’il l’observait depuis longtemps déjà. Un frisson parcourt le dos de Vicky, qui a sursauté intérieurement sans que cela paraisse.
— Salut. T’es encore là, dit-elle pour contrecarrer l’étrange effet qui l’habite.
— Ouais. Toi aussi à ce que je vois, réplique-t-il sur un ton un peu baveux, fidèle à lui-même.
Se remettant au travail, elle déplace des articles afin de lui permettre d’atteindre un contenant de pastels, tout au fond. Les bras aux trois quarts dans l’armoire, elle commente sans se retourner :
— Ce que j’aime par-dessus tout chez toi, c’est ta rapidité d’esprit. T’es vif !
— Moi, ce que j’aime par-dessus tout chez toi, c’est ton corps.
Elle pivote le tronc pour le regarder en croyant qu’il déconne encore. Depuis l’épisode de la vidéo exhaustive du Mexique, il lui fait de temps à autre ce genre de remarques désobligeantes. Cependant, cette fois, il semble très sérieux, toujours bien droit dans le cadre de la porte. Elle le fixe un instant. Son regard est profond, froid, voire un peu sévère. Totalement abasourdie par ce commentaire, qui ne semble pas du tout une blague cette fois, elle répète :
— Mon corps ?
— Oui.
— OK…, répond-elle, encore sceptique, croyant que celui-ci va profiter de l’occasion pour rire d’elle.
Ayant finalement saisi ce qu’elle cherchait, elle sort de l’armoire et se tourne au complet. Elle le dévisage toujours afin de tenter de déchiffrer le fond de sa pensée. Rien à faire. Il semble de glace. La voyant perplexe, il ajoute :
— Je te baiserais drette là, t’as même pas idée.
Quoi ? Il conserve son air austère et continue de la déshabiller sans gêne des yeux. Son attitude non verbale est directe et sans équivoque ; il la darde d’œillades clairement sexuelles. Maintenant convaincue que ses déclarations ne font pas partie du registre de la blague ou du sarcasme, elle sent monter en elle une excitation sexuelle impossible à contrôler. Elle a soudainement très chaud. Le bas de son ventre semble se gonfler, lui procurant une sensation agréable qui se répand insidieusement dans tout son abdomen. Déstabilisée, elle peine à lui répondre.
Elle balbutie finalement :
— Bai… serais ?
Son ton de voix trahit incontestablement son excitation. Toujours dans le cadre de la porte, il murmure en avançant un peu la tête :
— Je te ferais jouir, tu t’en remettrais jamais.
Comme son cerveau ramolli lui dicte encore de répéter : « Je m’en remettrais jamais ? », elle se tait et continue de le fixer. Il fait un pas devant et ferme la porte avant de reprendre sa position statique en croisant les bras. Il décide finalement de répéter lui-même la fin de sa dernière menace :
— Non, ma belle, tu t’en remettrais jamais.
Vicky avale difficilement sa salive en l’observant toujours. Il ne bouge pas. Sans réfléchir, elle pose avec fermeté le pot de pastels qu’elle avait en main sur la table haute près d’elle et elle fonce sur lui, telle une veuve de guerre qui voit apparaître son feu mari dans la pénombre. Dans une synchronisation parfaite, les mains puissantes de Marc l’accueillent en la saisissant solidement par les épaules avant de l’embrasser. Totalement abandonnée et à la merci de son charmant ravisseur, elle se laisse guider, telle une poupée de chiffon, par ses caresses qui ne manquent pas de conviction. Il empoigne fermement le chignon de ses cheveux qu’elle porte à la base de sa nuque pour descendre sa tête doucement sur le côté. Il lui embrasse le cou en extension, à la fois de façon sensuelle, mais en lui faisant sentir sa domination quasi totale. Complètement émoustillée, plus rien ne défile dans la tête de Vicky. La toile de fond de sa pensée est noire, inexistante. Son seul point de mire : Marc.
En grognant tel un animal enragé, il la soulève de terre pour la jucher sur la table la plus près d’eux. Comme des sculptures d’élèves sont éparpillées sur celle-ci, l’une d’elles tombe au sol et se brise. Aucune réaction de la part du couple. Marc attrape doucement l’échancrure du chemisier de Vicky, juste à la hauteur des seins, et la regarde quelques secondes avant de l’ouvrir d’un geste brusque. Deux boutons cèdent sous la pression. Ceux-ci rebondissent au sol dans un tintement sonore. Vicky, qui respire bruyamment, n’entend rien du tout. Le regard toujours intransigeant, Marc admire son soutien-gorge pigeonnant avant de relever les yeux vers elle pour agripper l’arrière de sa nuque afin de l’embrasser de nouveau. Elle entreprend alors elle-même d’enlever sa jupe. Il lui fait un signe négatif de la tête en enfouissant ses mains sous celle-ci afin d’uniquement la dérober de sa petite culotte. Toujours avec fermeté, il approche le bassin de Vicky contre la table, il remonte sa jupe et se penche pour goûter son sexe. Elle s’incline légèrement sur la table et se laisse renverser par une jouissance quasi libératrice. Habile, il poursuit sa manœuvre buccale pendant un moment, tout en baissant sa fermeture éclair pour enfiler avec brio un condom d’une seule main. Sans avertissement, il cesse sa manœuvre pour la rapprocher encore un peu plus afin de la pénétrer d’un seul mouvement de bassin. Comme il est plutôt grand, la table s’avère à la hauteur idéale. Il allonge le bras pour lui empoigner de nouveau le chignon. Vicky gémit au rythme de son va-et-vient énergique. Il lui stimule à nouveau le clitoris pendant quelques instants avant que celle-ci ne se cambre le dos sur la table
en s’abandonnant à un long orgasme puissant 30…
30 Ouf ! Désolée pour les chaleurs…
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