Ce qui se passe au congrès reste au congrès
Chapitre 32
Congrès
Jour 1
En route vers la chambre de Jean, Katia se renseigne tout de même à propos d’un détail non négligeable :
— Donc, t’as une chambre tout seul ? Ils ne vous ont pas jumelés à plusieurs compte tenu des coûts du congrès ?
— Non, je suis, comment dire, bien placé dans la compagnie, lui lance son compagnon, l’air très enchanté d’avoir sa chambre privée.
— C’est quoi ton poste ?
— On ne parle pas de boulot, ma belle…
Une fois dans l’ascenseur, elle le voit enfoncer le même bouton que leur étage. Elle ne dit pas un mot. Elle tient mordicus à garder son propre repaire secret, au cas où elle ne voudrait le voir qu’une seule nuit.
« Sixième étage. Sexe floor. »
Elle le suit docilement pour se rendre vite compte qu’il occupe nulle autre que la chambre adjacente à la leur. Discrète face à cette constatation, elle lui sourit en l’observant ouvrir la porte, toujours sans lui faire mention de la situation qui l’amuse.
Aussitôt qu’ils ont pénétré dans la pièce sombre, il referme avec empressement la porte et avance vers elle, l’air d’avoir des intentions plein la tête. Avant même de l’embrasser, il lui agrippe l’entrecuisse à travers son pantalon et il y débute un frottement assez rapide. Elle lui prend délicatement le poignet :
— Oh ! oh ! Doucement…, avant d’avancer son visage vers lui pour l’embrasser d’abord.
Après quelques baisers langoureux, il reprend sa manœuvre sexuelle de plus belle. Elle se laisse palper pendant quelques minutes, avant d’émettre de nouveau une mise en garde :
— On n’est pas pressés, Jean…
— Non, non, non, je sais.
Le couple continue de se tripoter un moment dans l’entrée de la pièce. Toujours follement captivé par son entrejambe, il se penche pour l’embrasser à travers son pantalon. Perplexe, Katia se montre tout de même consentante avant de le ramener à sa hauteur, mais sans rien dire cette fois-ci. Ils débutent alors un effeuillage mutuel. Tout de même excitée par son amant, et surtout motivée par l’alcool ingurgité, elle sent le désir charnel monter en elle. Naturellement, il commence par le pantalon qu’il lui enlève d’un mouvement décidé. Il lui révèle alors, l’air excité comme tout :
— Je veux voir, en parlant bien évidemment du sexe de Katia.
« Coudonc, méchant cochon lui ! », analyse celle-ci, qui commence à s’amuser de la quasi-perte de contrôle de son compagnon et du pouvoir que cela lui procure.
Elle en profite donc pour descendre à peine un côté de sa petite culotte, sous le regard excité de Jean. Elle l’aguiche en maintenant la pièce de tissu en place, tout en la refaisant glisser, ne lui laissant entrevoir que partiellement ce qu’il convoite. Au moment du grand dévoilement, il observe avec attention, à genoux devant elle, l’air incapable de patienter plus longtemps. Katia descend sa petite culotte…
— Ah, wow ! fait-il en se ruant sur elle pour lui embrasser le pubis.
— Doux, Jean. Il faut être doux, doux, le prie Katia en bonne pédagogue, craignant presque qu’il lui morde rudement l’entrejambe.
— Doux, doux, doux, acquiesce le type sur un ton enfantin, comme plongé dans une transe profonde.
Heureusement, ses attouchements s’avèrent délicats.
« Gâte-toi, le grand ! », songe Katia, maintenant résolue à lui faire plaisir, tout en appréciant, le sourire aux lèvres, les caresses buccales de son nouvel ami.
Elle ouvre un peu plus les jambes et pose ses mains à plat contre le mur, derrière elle…
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