Cœurs déraisonnables: Au delà des préjugés (French Edition)

Chapitre 22 Diego - Âmes sœurs ?

 

Nous nous baladons sur la plage, le fond de l’air est assez doux, les températures sont clémentes. Nous nous asseyons sur les galets et nous regardons les vagues qui s’échouent sur le sable, tendrement enlacés. — Comment se fait-il que je me sente si bien avec toi alors que l’on est si différents ? me demande-t-elle.

— J’ai une théorie là-dessus. Dans nos anciennes vies, nous étions des âmes sœurs.

Elle éclate de rire.

— Non, mais tu es sérieux là ? Tout nous oppose, on n’aurait jamais dû finir ensemble.

— Peut-être que nous nous étions déjà aimés dans une autre vie, c’est la raison pour laquelle nous étions indéniablement attirés l’un vers l’autre comme deux aimants.

— Possible que les extrêmes s’attirent, mais nous deux tu vois, on est un peu comme l’eau et l’huile on n’aurait jamais dû se mélanger. Pourtant, je te l’accorde, il y a une véritable alchimie entre nous, même si j’ai bien conscience que j’incarne tout ce que tu aurais dû détester. — Je suis totalement fou de toi et tu le sais. Réfléchis un instant à ma théorie et tu verras qu’elle n’est peut-être pas si tordue que ça. — Je n’en sais rien, moi c’est de l’instant présent dont j’ai envie de profiter même si beaucoup diront que notre relation n’a aucun avenir. — On les fera mentir.

— Tu crois ? Je me suis déjà mis à dos ma meilleure amie. J’ai bien peur que nos familles n’acceptent jamais notre couple, non plus. — Peu importe, tant que l’on est ensemble, c’est tout ce qui compte.

Elle grimpe sur mes genoux à califourchon et m’embrasse passionnément. Mes hormones réagissent au quart de tour, presque malgré moi. Elle esquisse un sourire lorsqu’elle s’en aperçoit :

— Effectivement on dirait que je suis loin de te laisser indifférent. — J’avoue. À quelle heure rentre ta mère ?

— Toi j’imagine ce que tu as en tête. Vers 19 h généralement, mais si on se dépêche, on devrait avoir presque deux heures devant nous.

— C’est plus qu’il m’en faudra pour te satisfaire lui répondis-je malicieusement.

Nous nous mettons en route sans tarder. Nous arrivons chez elle, une vingtaine de minutes plus tard. Nous nous engouffrons dans l’ascenseur, il commence à monter lentement quand soudain il s’immobilise entre deux étages.

— Merde, il est encore tombé en panne. C’est la troisième fois ce mois-ci ! s’énerve-t-elle.

— On n’est peut-être pas obligé d’appeler à l’aide tout de suite ? lui répondis-je espiègle.

— Qu’est-ce que tu as en tête ? On dirait que Monsieur prend goût à faire l’amour dans des lieux non conventionnels.

J’acquiesce.

— Ça a quelque chose d’excitant, tu n’es pas d’accord ? — Tu es un véritable obsédé.

— C’est toi qui me rends dingue, avant de te rencontrer j’étais un petit garçon bien sage à qui on aurait donné le Bon Dieu sans confession ! — Parce que c’est ma faute ? Pauvre pécheresse que je suis. Et si l’ascenseur repart, qu’est-ce qu’on fera ?

— On aura tout le temps de se rhabiller, on n’est pas obligés de tout enlever, lui répondis-je avec un clin d’œil.

Je la regarde droit dans les yeux et je commence à déboutonner mon pantalon. Elle se mord la lèvre, mais reste en retrait. Je l’attrape par la taille et je la ramène fermement vers moi. Je l’embrasse avec fougue. Parfois les actes sont plus efficaces que les longs discours. Je passe mes mains sous son t-shirt et je lui caresse les seins. Elle va céder et accepter d’assouvir mes désirs, j’en suis presque sûr. J’ai envie de la posséder, là maintenant tout de suite dans cet espace exigu. Je fais glisser la pointe de ma langue au creux de son cou. Je sens son pouls qui bat. Sa respiration s’accélère. Elle lâche un soupir. Je lui susurre délicatement à l’oreille : — Est-ce que tu accepterais de m’aider à réaliser un fantasme ? — Quoi donc ?

— Suce-moi, lui répondis-je sans fioriture.

Ses yeux fixent les miens, elle semble gênée, et ne sait pas vraiment comment réagir. Elle sourit, finit par s’agenouiller et m’accueillir dans sa bouche. J’agrippe la barre de l’ascenseur et je la regarde qui s’affaire à faire monter mon excitation qui n’est déjà pas loin de son paroxysme. Je soupire. Mon Dieu que c’est bon !

Elle se relève, déboutonne son pantalon. Prête à satisfaire mon appétit sexuel insatiable. Je glisse ma main dans sa petite culotte, elle est toute mouillée. Il semblerait que je ne sois pas le seul que la situation émoustille. J’abaisse mon jean, j’enfile un préservatif et je me glisse en elle pour entamer un mouvement de va-et-vient. Elle gémit. J’accélère les coups de reins. De combien de temps disposons-nous avant que l’ascenseur ne refonctionne ?

Soudain, un bruit métallique se fait entendre, et l’appareil repart. Elle sursaute et me repousse en arrière d’un geste de la main puis se rhabille rapidement. Se rendant compte que sa réaction a peut-être été un peu trop brutale, elle m’attrape par la ceinture, dépose un baiser sur mes lèvres et me dit avec un clin d’œil :

— On reprendra là où on s’est arrêté dès qu’on arrivera chez moi ! Je suis au septième ciel.

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