Cœurs déraisonnables: Au delà des préjugés (French Edition)
Chapitre 40 Eva - Le retrouver coûte que coûte
Chapitre 40 Eva - Le retrouver coûte que
coûte
Ça fait presque dix jours et je n’ai toujours aucune nouvelle de lui. Manon m’a traîné au laboratoire pour faire une prise de sang et malheureusement le résultat est confirmé. Je suis enceinte de sept semaines. J’ignore quelle suite je souhaite donner à cette grossesse, tout ce que je sais c’est qu’il faut que je vois Diego au plus tôt.
Une fois de plus, j’arpente les rues du vieux Nice à proximité de la confrérie où on s’était rencontré la première fois. S’il est encore en France, il y a de grandes probabilités qu’il y soit retourné. J’imagine que s’ils ont accepté de le reprendre, ils doivent l’avoir à l’œil et que les interactions avec l’extérieur doivent être proscrites. Le mal rôde, le vice est partout. D’ailleurs, ils n’ont pas tout à fait tort. Ça fait plus de deux heures que je guette les allées et venues de tous ces petits chérubins et toujours aucune trace de l’ange déchu qui est à l’origine de tous mes tracas.
Je n’ai pas fermé l’œil depuis des nuits. Je ressemble davantage à un zombie qu’à une pin-up sexy. À la maison, je n’ose même plus regarder ma mère en face de peur qu’elle s’aperçoive de quelque chose. J’essaye de me forcer à manger un peu, mais c’est compliqué. Tout m’écœure ! Je déteste être dans cet état.
Tout à coup, j’entrevois Juan et un autre jeune homme qui sortent de l’imposante bâtisse. Je me précipite vers eux et je l’interpelle. — Juan ! Juan !
Il s’arrête et me toise du regard.
— Quelle surprise ! Eva ! Tu n’es pas venue pour te repentir de tes péchés, j’imagine ?
— Très drôle ! Je cherche Diego. Est-ce que tu sais où je peux le trouver ? C’est important !
— Fiche-lui la paix ! Tu ne lui as pas assez causé de torts comme ça ?
— Ce n’est pas à toi d’en juger ! Je suis certaine que c’est toi qui nous as balancés. Qui d’autre pourrait être aussi perfide ? — Je me devais de sauver son âme, mais pour toi j’ai bien peur qu’il soit déjà trop tard !
— Épargne-moi ton ironie, j’ai compris l’idée, j’ai besoin de lui parler. Tu sais où je peux le trouver ?
— Franchement, laisse-le tranquille ! Tu ne lui as déjà pas fait assez de mal ? Cesse de le tourmenter !
— Je ne suis pas venue ici pour recevoir un sermon, est-ce que tu voudrais bien me dire où il est ou pas ? Dis-lui que je veux lui parler c’est important.
Il réfléchit un instant et après m’avoir longuement dévisagé, il finit par lâcher :
— OK, je veux bien faire un geste, mais c’est la dernière fois. Mercredi prochain à 14 h 15 place de hôtel de ville. Sois à l’heure. — Tu es sûr qu’il viendra ?
— Oui, je te promets qu’il sera bien là !
— Merci, Juan, je savais que je pouvais compter sur toi.
J’éprouve une sensation bizarre, son ancien acolyte ne s’est pas montré très loquace, mais Diego est encore là et je vais pouvoir lui parler en face à face et c’est le plus important !
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