Correspondance - Tome IV

Gustave Flaubert · Chapitre 10 sur 50

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Correspondance - Tome IV

À Jules Duplan .................................................................. 15

Il paraît que tu étudies le pignouf. Moi, je le fuis, je le connais trop. J’aime le paysan berrichon qui ne l’est pas, qui ne l’est jamais, même quand il ne vaut pas grand-chose ; le mot pignouf a sa profondeur, il a été créé pour le bourgeois exclusivement, n’est-ce pas ? Sur cent bourgeoises de pro-vince, quatre-vingt-dix sont pignouflardes renforcées, même avec de jolies petites mines, qui annonceraient des instincts délicats. On est tout surpris de trouver un fonds de suffi-sance grossière dans ces fausses dames. Où est la femme maintenant ? Ça devient une excentricité dans le monde.

Bonsoir mon troubadour. Je t’aime et je t’embrasse bien fort. Maurice aussi.

G. SAND.

 

À JULES DUPLAN

[Croisset, 18 janvier 1869.]

Ne t’embarrasse pas des détails que je t’ai demandés.

Tu [me ?] verras au commencement de la semaine pro-chaine.

Ton géant.

 

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