Correspondance - Tome IV
À Claudius Popelin ......................................................... 39
Ce bon Tourgueneff doit être à Paris à la fin de mars. Ce qui serait gentil, ce serait de dîner tous les trois ensemble.
Je repense à Sainte-Beuve. Sans doute « on peut se pas-ser de 30 000 livres de rente », mais il y a quelque chose de plus facile encore : c’est, quand on les a, de ne pas débagou-ler, toutes les semaines, dans les torche-culs appelés jour-naux. Pourquoi ne fait-il pas de livres, puisqu’il est riche et qu’il a du talent !
Je relis, en ce moment, Don Quichotte. Quel gigantesque bouquin ! Y en a-t-il un plus beau ?
Voilà quatre heures, bientôt. Il est temps de se mettre dans les nappes.
Adieu, je vous bécote sur les deux joues comme du bon pain, ainsi que Mlle Aurore, avec toutes les tendresses du troubadour.
À CLAUDIUS POPELIN
[Croisset,] mardi, minuit [février 1869].
Un mot de la Princesse m’apprend le malheur qui vous frappe, pauvre cher ami !
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