Correspondance - Tome IV
À Edmond et Jules de Goncourt ............................. 40
Je ne vous envoie aucune parole de consolation, parce que vous ne vous consolerez pas !
Mais je vous embrasse tendrement.
Votre
À EDMOND ET JULES DE GONCOURT
[Croisset,] vendredi [5 mars 1869].
Enfin j’ai de vos nouvelles ! (C’était un peu pour en avoir que je vous ai envoyé de la crème de Sotteville.) Je vous ai écrit une lettre, il y aura dimanche prochain trois semaines, immédiatement après avoir lu votre livre qui m’avait en-chanté et qui m’est resté dans la cervelle, preuve qu’il est puissant. – Puis, je vous ai récrit, deux jours après, pour sa-voir si votre accident de voiture ne vous avait pas laissé de traces fâcheuses ?
Avez-vous reçu ces deux lettres ? Plusieurs de votre ami (ou à lui adressées) ont été perdues, dernièrement, mystère ?
Vous ne me paraissez pas joviaux ? à cause ?
La Princesse m’a l’air également mélancolique.
Quel est donc le vent qui souffle là-bas ?
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