Correspondance - Tome IV
À Sa Cousine Caroline Laurent ................................ 66
À SA COUSINE CAROLINE LAURENT
[Paris, 3 mai 1869.]
Ma chère Caroline,
Depuis que je te sais revenue à Paris, tu es pour moi un remords quotidien. Car je veux aller te voir tous les jours. Mais je suis surchargé ou plutôt surmené de travail. Je me suis juré d’avoir fini mon livre à la fin de la semaine pro-chaine, et je ne bouge ! Voilà.
Ta tante est toute seule à Croisset où elle s’ennuie beau-coup, naturellement. Elle me dit de te prier de venir lui faire la visite que [tu] lui as promise.
Si tu peux te mettre en route maintenant, tu lui rendrais un vrai service, et à moi aussi, par contrecoup.
Je n’aime pas à la savoir trop longtemps dans la soli-tude. – Et comme je ne peux m’en retourner à Croisset avant un mois, j’aimerais bien à ce que tu fusses un peu près d’elle, d’ici là.
Je passerai chez toi un de ces matins (avant midi).
Je t’embrasse.
Ton vieux cousin en pain d’épice.
Lundi, 3 heures.
– 66 –