Inevitable: Birth Of Love Tome 1 (Vol.1) (( New romance, New adult, sentimentale, contemporaine)) (French Edition)
Kipling
Mission Bay
San Francisco
Regardant avec la plus grande attention la jeune femme allongée à mes côtés, je me fais rapidement la remarque que je n’ai rien vu de plus magnifique que la belle chevelure cuivrée de Riley qui s’étale sur mon oreiller, que ses lèvres légèrement entrouvertes d’une perfection rare, d’un rose si somptueux qu’il en paraît surréaliste. Sa poitrine généreuse, joliment dissimulée par ce petit débardeur en coton se soulève à un rythme régulier. Plus je la regarde, plus mon envie de lever le voile sur ses formes pulpeuses, que je n’ai pu qu’imaginer jusqu’à la veille, devient obsessionnelle. Hier, lorsque je l’ai trouvée endormie sur mon canapé de jardin, tandis qu’elle semblait aux prises d’un profond sommeil, je l’ai tenue contre moi et je l’ai portée jusqu’à mon lit. Son pantalon étant maculé de taches de peinture, je le lui ai ôté, et ce que j’ai découvert avait signé ma perte.
Même après tous ces instants passés en sa compagnie, je me demande encore qu’elle est mon problème. Il s’agit de Riley, bon sang ! Cette petite chipie dont le naturel m’a toujours fait rire. Sa singularité : dire tout ce qui lui traverse l’esprit, sans chichi, sans y réfléchir à deux fois et avec cette intonation de voix qui lui est propre. Une énonciation mélodieuse, mais franche, dans un exquis mélange de maturité et de frivolité qui m’a causé bien des fous rires. Comment ne pas éprouver de l’affection pour une jeune fille aussi douce ? Aujourd’hui, elle n’est plus cette adolescente attachante, mais une femme. Une femme somptueuse qui plus est. Et chaque moment passé en sa compagnie, depuis nos retrouvailles lors du match des Giants, n’a fait que de me le confirmer. Mes yeux dansent sur cette merveille que représente sa bouche ; ils la parcourent, la choient, la fantasment, s’interrogeant sur cette saveur qui est la sienne.
Je l’abandonne et remonte lentement jusqu’à me retrouver nez à nez avec ses deux émeraudes qui me dévisagent avec retenue.
— J’ai bien cru que tu n’allais jamais te réveiller, je me lamente. Le chantier ne risque pas d’avancer avec une marmotte pareille...
— Rien ne t’empêchait de commencer sans moi. C’est toi qui perds ton temps à faire je ne sais trop quoi, d’ailleurs...
— Je te regardais dormir, je réplique posément.
La réaction est celle que j’attends. Ses jolies joues parsemées de quelques taches de rousseur se teintent de rouge et ce constat m’arrache un rictus. Je la trouve si belle quand mes propos l’embarrassent et je deviens totalement dépendant de cette beauté que je fais naître en elle.
— C’est bien ce que je dis, tu perds ton temps.
Elle bondit du lit.
— Allez, lève-toi !
Je la contemple alors dans son intégralité. Sa culotte bleue en coton et son débardeur sont les deux seules choses qui couvrent sa peau gâtée par le soleil. Son regard suit le mien et ses grandes billes s’écarquillent comme des soucoupes quand elle réalise qu’elle est à moitié dénudée devant moi. Sa moue de désespoir me fait éclater de rire. Ses mains se referment sur le drap derrière lequel elle cache cet alléchant spectacle.
— Mais arrête, je me faisais une telle joie de revoir ta jolie culotte, Riley, je ris.
Ses traits se durcissent, ses yeux se plissent, me scrutant sévèrement.
— J’ai dit debout, elle s’agace, avant de tirer de toutes ses forces sur le drap me faisant tomber lourdement sur la moquette de ma chambre.
La pièce se remplit de la pureté de son rire. Quand je me redresse en prenant appui sur le matelas, je la trouve recroquevillée sur elle-même, toujours hilare.
— Tu es fière de toi, je râle gentiment, en lui jetant mon oreiller.
— J’ai des raisons de l’être, elle fanfaronne, avant de se diriger vers la sortie. Je vais faire couler du café.
— Joli petit cul, je chantonne, en la voyant se dandiner devant moi.
Elle se fige et se tourne vers moi en haussant les épaules. Un sourire diabolique s’étend alors sur son visage.
— Mais dis-moi, c’est mon postérieur ou le fait que je t’ai balancé de ton lit qui te fait bander ?
J’étouffe un gloussement.
— Un peu des deux, je présume.
— C’est bon à savoir, elle dit, avant de sortir de ma chambre.
Quand je la retrouve dans la cuisine, elle vient de nous servir deux tasses de café et ne porte toujours que ce fichu débardeur et cette maudite petite culotte. Heureusement, j’ai passé un bas de pantalon, non pas qu’avec cette chaleur, il ne fasse pas assez chaud pour que je me balade en caleçon. Cependant, je n’aimerais pas me montrer impoli en me promenant avec une érection. Compte tenu de l’effet que me fait ma jolie amazone dans sa tenue minimaliste, j’aurais bien du mal à lutter contre ce désir que j’éprouve pour elle.
— Veux-tu que je te prépare quelque chose pour le petit-déjeuner ?
— Non, je n’ai pas faim.
— Très bien.
— Mais tu ne manges pas toi non plus ?
— Juste une pomme, elle me répond, en récupérant le fruit en question dans la corbeille.
— OK !
— Crois-tu que nous arriverons à finir aujourd’hui ?
— Eh bien ! Vu que tu viens de nous faire perdre un temps précieux à ronfler, je n’en suis pas certain.
— Non, mais n’importe quoi !
Je glousse en l’observant avaler sa pomme goulûment.
— Tu te rends compte que j’ai gagné. Tu es restée dormir !
— Il faut t’en remettre, Kipling ! Je me suis assoupie sur ton sofa, rien de plus.
J’éclate de rire devant son air blasé.
— La prochaine fois que tu passeras la nuit ici, tu seras pleinement consciente. Enfin jusqu’à ce que j’ai fini de m’occuper de toi, je la provoque, en la gratifiant d’un clin d’œil.
Ses yeux écarquillés et stupéfaits se posent sur moi alors qu’elle cesse brusquement de manger. Elle m’observe silencieusement, n’osant plus faire le moindre geste.
Je me penche légèrement dans sa direction.
— Tu ne pensais pas que nous allions passer tout l’été à repeindre mon appart, si ?
Elle secoue timidement la tête.
— J’adore quand tu rougis, je lui apprends, en cajolant sa joue. Tu es merveilleusement belle. J'ai toujours trouvé que c’était le cas, mais tu as tellement changé, tu es devenue une femme. Et tu es de loin la plus séduisante que j’ai pu rencontrer dans toute mon existence.
— Tu... euh... merci, elle bafouille maladroitement.
Son regard se dérobe.
— J’ai toujours pensé que tu étais un bel homme également.
— Je remercie le ciel de t’avoir placée dans cette file d’attente au stade.
Elle glousse avant de se pincer les lèvres.
— J’aurais pu passer à côté de toi...
— Il faut croire que le destin fait bien les choses.
— Je pense que nous créons notre chance, ma Riley. Nous n’obtenons que ce pour quoi nous nous battons.
Je m’approche et presse mes lèvres contre son oreille.
— Et je veux me battre pour obtenir le droit de te retirer ta culotte.
Elle se redresse en soufflant. Je suis pris d’un fou rire.
— Ce que tu es bête !
Elle me corrige d’une tape sur l’épaule.
— Maintenant, mets-toi au travail ! On perd du temps avec tes sottises.
— Oui, ma petite chef. À tes ordres.
Elle commence à quitter la cuisine.
— Je ne suis pas contre l’idée que tu peignes dans cette tenue. Je vais avoir du mal à garder les yeux rivés sur ce foutu mur, mais c’est assez motivant.
— Tu peux rêver, elle crie à tue-tête depuis le fond de l’appartement.
— J’aurais tenté ma chance.
Elle réapparaît quelques secondes plus tard, vêtue de sa salopette en jean. Je penche subtilement la tête pour la scruter dans son intégralité.
— Ma jolie chance, je soupire, en la contemplant avec adoration.
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