Je pense mieux
On épouse son travail sur soi
vous que votre tour de contrôle va répondre : « Roger, bien reçu. Gardez le cap ! » ?
– Pour que le vol se passe bien, vous devez effectuer une check-list de
sécurité avant le décollage. Il s’agit de certitudes de base, à vérifier scrupuleusement, preuves factuelles à l’appui. Je dois pouvoir être certain(e) que mon (ma) partenaire :
– se préoccupe réellement de mon bien-être ;
– ne veut clairement pas me blesser ;
– respecte vraiment mes ressentis ; et, plus que tout :
– que quoi qu’il se passe dans notre relation, je serai capable d’y
faire face.
Une fois ces bases validées, alors je peux comprendre que :
– tu es un humain, pas toujours parfait ;
– quelque chose dans tes besoins explique la façon dont tu prends soin
de mon bien-être ;
– tu fais vraiment de ton mieux.
On épouse son travail sur soi
Si ces certitudes basiques ne sont pas validées, pourquoi rester dans la relation ? Si elles le sont, la question devient : « Comment je m’y prends pour me torturer moi-même avec cette relation ? Qu’est-ce que je peux faire pour moi-même afin de me détendre et d’avancer ? » On épouse son travail sur soi. Si la bonne volonté de votre partenaire est prouvée, alors, votre conjoint devient votre programme personnalisé de développement personnel. Ce qu’il est résonne dans ce que vous avez besoin d’explorer pour vous en libérer.
Ne laissez pas votre enfant intérieur contrôler votre vie affective : il chercherait à reproduire la maltraitance de votre enfance, parce que c’est tout ce qu’il connaît. De même, apprenez à repérer les attentes de l’enfant intérieur de votre partenaire. Surtout, n’y répondez pas, mais verbalisez ce qui est en train de se jouer. « J’ai l’impression que tu verrais comme une preuve d’amour le fait que je te fasse à manger. Or, je n’aime pas cuisiner. Alors, je veux bien te cuisiner un bon repas de temps en temps, pour te faire plaisir, mais si je devais préparer tous les repas, je deviendrais vite aigri(e). »
Les conflits dans le couple sont inévitables et peuvent être gérés avec respect et conscience. Si le ton monte, stoppez tout. Ne poursuivez surtout pas une discussion quand vous êtes dans l’émotion, quelle qu’elle soit. Prenez un moment de recul pour comprendre ce qui s’est passé, ce qui s’est joué. Un manipulateur est quelqu’un qui se nourrit des conflits qu’il crée. Il provoque les gens et il les pousse à bout. Il ne s’arrêtera que lorsque vous serez sorti de vos gonds, que vous aurez hurlé ou que vous vous serez effondré en larmes. Si vous coupez net la discussion quand vous sentez monter l’énervement, vous repérerez vite son manège. C’est utile à savoir.
Mais, si comme nous l’avons vu dans la check-list, vous savez, preuves à l’appui, que votre partenaire est une personne de bonne volonté et qui ne cherche pas à vous blesser, alors, vous devez prendre la responsabilité de votre émotion. Vos émotions vous appartiennent. La réalité est neutre, c’est nous qui la colorons de notre affectif. Par exemple, un bouchon de dix kilomètres est une situation neutre. Ce n’est pas énervant en soi. Certains patienteront, mettrons la radio et se détendront. D’autres vont fulminer, klaxonner et essayer de forcer le passage. Alors, si mon émotion est à moi, pourquoi est-ce que je vis les choses de cette façon ? Qu’est-ce qui résonne en moi ?
Rappelez-vous les trois portes blindées qui séparent mon vrai moi de mon faux-self : il s’agit de trois émotions que vous devez explorer :