Je pense mieux
Garder du recul et de l’objectivité
– La peur du rejet : qu’est-ce qui m’a donné l’impression d’être
rejeté ?
– La tristesse d’être incompris : qu’est-ce que je voulais faire
comprendre ?
– La colère de ne pouvoir être soi : en quoi est-ce que je me sens
obligé de me renier ?
Pour vous reconnecter à l’amour de l’autre, complétez cette introspection avec la question subsidiaire suivante : « Qu’est-ce que j’aurais besoin que mon conjoint dise ou fasse pour clore la dispute et me sentir aimé de lui ? » Écrivez la réponse et transmettez-la-lui : « Pour clore cette dispute et ressentir ton amour, j’aurais besoin que tu me dises… ou que tu fasses… Et toi, dis-moi de quoi aurais-tu besoin ? » Idéalement, chacun fera et dira exactement ce dont l’autre à besoin pour clore la dispute, sans ironie ni sarcasme. Souvent, entre surefficients, tout cela se fait de façon télépathique. Néanmoins, une explication de ce qui s’est produit pour vous, en vous, avec vos résonances personnelles, et des excuses seront les bienvenues.
Garder du recul et de l’objectivité
Pour juger la qualité de votre relation, il faut pouvoir prendre du recul. Avoir un ami ou un coach avec qui faire le point régulièrement peut être un atout, surtout si cette personne connaît bien les surefficients, et si elle est aussi capable de détecter un climat de chantage affectif ou de manipulation mentale. Sinon, voici un moyen de prendre vous-même le recul dont vous avez besoin : imaginez que votre meilleur ami soit en train de vivre la même situation que vous. Quels conseils lui donneriez-vous ? Par exemple, Anne me raconte : « Il m’avait dit qu’il ne voyait plus son ex. Hier soir, j’ai eu un doute. C’est comme si un instinct m’avait avertie. Vers 3 heures du matin, je suis allée voir : bingo ! La voiture de mon copain était garée en bas de chez elle. J’ai laissé un mot sur son pare-brise pour qu’il sache que je savais qu’il était là. Vers 8 heures du matin, il m’a appelée pour me dire que ce n’était pas du tout ce que je croyais. Son ex était sur le point de faire une tentative de suicide, alors il n’a pas osé la laisser seule cette nuit-là. » Je demande à Anne : « Et vous avez gobé ça ? » Elle me regarde étonnée : « Ben oui ! » En bonne thérapeute provocatrice que je suis, je dis à Anne : « C’est dingue, figurez-vous qu’il m’est arrivé quasiment la même chose ! Mon copain aussi m’avait juré qu’il ne voyait plus son ex. Et, pareil que vous, j’ai eu un doute et le besoin de vérifier. Eh bien, lui aussi, à 2 heures du matin, était garé en bas de chez elle. Et en fait, c’était la même chose, son ex était sur le point de faire une tentative de suicide et il n’a pas pu la laisser seule ! » Anne se renfrogne : « Vous avez raison. Ça ne tient pas debout ! »
Maintenant, à vous d’imaginer comment vous percevriez votre histoire, si elle arrivait à une personne qui vous est chère.
Avec une meilleure estime de vous, beaucoup de recul, une volonté de mettre de la conscience dans ce que vous vivez (et en ayant développé une véritable allergie aux manipulateurs !), vous pouvez construire une très chouette relation. J’ai beaucoup de témoignages de couples surefficients extrêmement positifs : ils vivent de très belles histoires d’amour. On dirait deux ballons d’hélium qui se hissent mutuellement vers leur meilleur. C’est ce que je vous souhaite aussi.
Votre vie sentimentale est le premier pilier de votre équilibre de vie. Allons maintenant nous occuper du second : votre vie professionnelle.
1 Psychiatre américain, créateur de la méthode de thérapie provocatrice, et auteur du livre La
Thérapie provocatrice, Éditions Germe, 2009.
2 Voir la bibliographie.
3 Pour plus d’informations, lire mon livre Réussir son couple, paru aux éditions Jouvence.
OceanofPDF.com