Je pense mieux
Trouvez votre mission de vie
Voici tous les éléments qui vous permettront de trouver, ou plutôt de retrouver, votre mission de vie :
– Vous devez être humble et présomptueux à la fois. Il faut vouloir ne
pas laisser le monde dans l’état où vous l’avez trouvé, mais avoir conscience d’attaquer un iceberg avec une petite cuillère. C’est le principe de la boule de neige. On commence petit et on laisse le projet se déployer à son rythme.
– Vous devez être lucide et complètement illuminé. Votre vision
objective de la réalité sera votre carte et votre intuition vous servira de boussole. Jonglez habilement entre les trois aliénations pour pouvoir faire émerger votre réalité.
– Revenez à vos rêves d’enfant pour en extraire l’essence. Votre âme
sait depuis toujours ce que vous êtes venu faire sur terre. Elle transmettait déjà le programme à l’enfant que vous étiez. Il faut maintenant que l’adulte arrive à traduire en faits ce que l’enfant a capté. Par exemple, à l’âge de dix ans, je voulais être écrivain, mais je n’aurais jamais imaginé écrire des livres de développement personnel.
– Apprenez à faire des choix inclusifs et non pas exclusifs. L’avantage
d’avoir une pensée complexe est qu’elle peut permettre à des opposés apparents de cohabiter. Dans beaucoup de cas, mes clients n’arrivent pas à découvrir leur mission de vie, parce qu’ils opposent les uns aux autres les éléments de cette mission.
Lucas vient d’avoir son diplôme d’œnologue. Il ne sait pas quoi en faire et se sent tiraillé. D’un côté, il aimerait bien rester dans la chimie du vin. Créer et gérer des assemblages de cépages, surveiller la maturation des breuvages, est quelque chose qu’il aime beaucoup faire. D’un autre côté, il pourrait être sommelier ou caviste, partager sa passion du vin et conseiller les consommateurs. Mais il aime aussi la musique et faire des concerts avec son groupe de musiciens. Je lui suggère de travailler dans un domaine viticole, de préférence haut de gamme, vu sa passion du vin. Il pourra s’y occuper de l’aspect chimique de la vinification, accueillir les clients sur le domaine, leur faire visiter les lieux et déguster les crus. Si le domaine a une table d’hôte ou un restaurant, il se transformera en sommelier. Et pourquoi ne pas y ajouter des cours d’œnologie le soir et des concerts le week-end ? L’œil de Lucas pétille. Tout ce qu’il aime en un seul projet !
Jérémy est nul, bien sûr : il n’a qu’un master 2 de droit international. Alors, il végète dans une association qui gère des mises sous tutelle, dans laquelle il s’ennuie et déprime. Nous explorons ensemble ses possibles. Le droit international est vraiment sa passion, mais un diplôme de droit international ne sert à rien, si on ne parle pas couramment anglais. Un séjour en pays anglophone s’impose. Jérémy aurait aussi besoin d’une expérience en tant que juriste. Et puis, ce serait bien qu’il complète son diplôme avec des compétences supplémentaires. Mais quand il essaie de rêver à un avenir meilleur, son bourreau intérieur le coupe net : « Mon gars, tu dois choisir ! Tu ne peux pas tout faire, tu te disperses. » Alors, nous agençons ses besoins dans un projet global harmonieux. Jérémy va partir au Canada, pour y perfectionner son anglais, tout en travaillant dans un cabinet de juristes, afin de commencer à se faire une expérience professionnelle internationale. Parallèlement, il s’inscrira à l’université canadienne pour compléter son CV d’un beau diplôme international. Son cerveau complexe, morose et somnolent depuis des mois, se réveille enfin et commence à frétiller : enfin un défi à sa mesure ! Son âme commence à chanter. La mission de vie de Jérémy n’est pas encore claire, mais le projet canadien va tout à fait dans le bon sens.