Le système lymphatique : votre nouvel allié santé

Christopher Vasey · Chapitre 9 sur 71

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Le système lymphatique : votre nouvel allié santé

Circulation de la lymphe dans les vaisseaux lymphatiques

Circulation de la lymphe dans les vaisseaux

lymphatiques

 

Si certains animaux vertébrés (comme les crapauds, les lézards, etc.)

possèdent un cœur lymphatique qui a pour rôle de pomper la lymphe à travers le réseau lymphatique, ce n’est pas le cas de l’être humain. La lymphe progresse chez lui par d’autres moyens.

L’un d’entre eux provient de l’activité des fibres musculaires disséminées

dans les parois des capillaires et des vaisseaux lymphatiques. En se contractant, elles réduisent le diamètre des vaisseaux et par là, la place disponible pour la lymphe. Celle-ci est alors propulsée en avant dans une zone non compressée du vaisseau. L’alternance des contractions et

relâchements crée un mouvement péristaltique* qui contribue à la progression de la lymphe.

Un autre facteur favorise la circulation de la lymphe : les lymphangions*

qui agissent comme des mini-pompes. Ce sont des segments de vaisseaux

délimités par deux valvules* unidirectionnelles. Le lymphangion se remplit lorsque la valvule d’entrée est ouverte et que l’écoulement de lymphe est bloqué par la valvule de sortie. Les parois des lymphangions se dilatent pour accumuler le plus possible de lymphe. Lorsqu’elles ont atteint leur maximum, la valvule d’entrée se ferme et celle de sortie s’ouvre. La voie étant libre, la lymphe, grâce à la pression accumulée, est ainsi propulsée dans le lymphangion suivant où le même processus se répète, et ainsi de suite. Les lymphangions étant répartis tout au long des vaisseaux lymphatiques, ils permettent une progression continue de la lymphe. Le rythme du pompage effectué par les lymphangions peut être réglé par le corps en fonction des besoins. La lymphe circulera ainsi plus ou moins vite selon les circonstances.

Le lymphangion

En dehors de ces moyens liés à la structure des capillaires et des

 

vaisseaux lymphatiques, la propulsion de la lymphe se fait également grâce aux pressions exercées par des éléments extérieurs. Par exemple, les muscles, en augmentant de volume, se contractent et écrasent les vaisseaux lymphatiques avec lesquels ils sont en contact. La lymphe est ainsi contrainte de se déplacer. À cause des valvules placées tout au long des vaisseaux lymphatiques, ce déplacement ne peut se faire que dans une seule direction, celle qui mène la lymphe vers les veines sous-clavières.

 

Bon à savoir

Toute activité physique stimule donc la circulation de la lymphe,

grâce à la répétition des contractions musculaires qu’elle

engendre. La sédentarité a l’effet inverse, la circulation de la

lymphe n’est pas soutenue.

 

Dans le même ordre d’idée, la répétition des mouvements de dilatation et

de contraction des poumons lors de la respiration exerce aussi une pression sur les vaisseaux lymphatiques, ce qui stimule l’avancée de la lymphe. Les pulsations des artères exercent également une pression sur les vaisseaux lymphatiques étant donné que ceux-ci suivent des trajets plus ou moins parallèles à ceux des artères.

Les ganglions lymphatiques n’ont pas une action stimulante sur la

circulation lymphatique. Ils ont au contraire un effet freinateur. Ce ralentissement est toutefois nécessaire, il donne du temps aux ganglions pour purifier et désinfecter la lymphe, travail dont les ganglions sont responsables. À la sortie des ganglions, la vitesse de circulation de la lymphe augmente à nouveau grâce aux différents processus décrits plus haut.

La circulation de la lymphe à travers le système lymphatique prend fin

lorsqu’elle est conduite par le canal thoracique aux veines sous-clavières. En effet, à ce niveau, la lymphe pénètre dans le sang et gagne ainsi la circulation sanguine. Le passage de la lymphe se fait facilement, car le canal thoracique est abouché à la veine sous-clavière. Les deux vaisseaux sont en contact étroit, mais les liquides qu’ils contiennent ne se mélangent pas librement, car ils sont séparés par une fine membrane. C’est d’ailleurs le seul endroit dans le corps où les systèmes lymphatique et sanguin sont si intimement en contact. Partout ailleurs, le compartiment interstitiel se tient entre eux. Et partout ailleurs, ils restent toujours strictement séparés, chacun effectuant son travail en parallèle à l’autre.