Le système lymphatique : votre nouvel allié santé
Maladies par déficience immunitaire
Que va-t-il arriver à ces trois litres de liquide interstitiel qui n’ont pas été,
ou pas complètement, absorbés par les capillaires lymphatiques ?
La circulation lymphatique étant déficiente, le sang veineux doit prendre
le relais de la lymphe. Or, si au volume de sang que les veines doivent transporter s’ajoutent un ou deux litres supplémentaires de liquide interstitiel, il y a là une surcharge de travail qui affaiblit le système veineux et conduit à des troubles circulatoires. Les veines se dilatent, accumulent du
sang et se déforment (varices*). Il en résulte aussi des lourdeurs et des douleurs dans les jambes.
Maladies par déficience immunitaire
Adénopathie* (gonflement des ganglions)
Une des maladies les plus connues du système lymphatique est le
gonflement des ganglions ou adénopathie (adéno en grec signifie ganglion). Ce gonflement est dû à la réaction défensive du ganglion face aux microbes qui lui sont amenés par la lymphe ou ceux présents dans le ganglion lui-même lorsqu’il y a une forte infection.
La réaction défensive consiste à tuer les microbes grâce aux macrophages
et aux lymphocytes dont il dispose, mais également en produisant des lymphocytes spécialisés dans la destruction du microbe précis responsable de l’infection. Ces lymphocytes ne sont pas fabriqués en petit nombre, mais en nombre extrêmement élevé.
Bon à savoir
La présence de nombreux lymphocytes dans le ganglion qui les
fabrique a pour conséquence inévitable de le faire gonfler. Ses
tissus étant congestionnés, il devient dur, et étant enflammé, il est
sensible au toucher. On peut facilement palper de tels ganglions
lorsqu’ils sont en surface. Par exemple, en haut du cou, sous les
os de la mâchoire, lors d’infections du nez ou de la gorge ; au
niveau des aisselles dans les infections des bras ou dans l’aine
lors d’infections des jambes et du bas-ventre.
Les ganglions restent gonflés tant que l’infection dure et retrouvent leur
dimension normale une fois l’infection terminée.
Lors d’une infection localisée, comme au niveau de la gorge ou d’une
blessure à la peau, il n’y a qu’un petit groupe de ganglions dans une zone bien circonscrite du corps qui gonflent. Lors d’une infection générale, comme lors de tuberculose, de sida, de mononucléose…, c’est le contraire : des ganglions de différentes régions du corps sont simultanément gonflés.
Bien que nous n’ayons mentionné que les infections microbiennes
comme cause d’adénopathies, elles peuvent aussi avoir pour origine la présence de toxiques, d’allergènes ou de cellules cancéreuses (métastases).
Le gonflement des ganglions est le résultat d’une réaction défensive,
ce qui est bénéfique. Il faut donc moins considérer les adénomes comme une maladie en soi que comme le symptôme d’une maladie. Les ganglions ne sont pas malades. La maladie se situe là où les microbes et poisons à l’origine de la réaction défensive se trouvent.
Cancers
Avant d’aborder les cancers qui peuvent se développer au niveau du
système lymphatique, il nous faut d’abord parler de la genèse des cancers en général.
Les causes des cancers sont multiples et complexes : tabac, abus d’épices
diverses, excès de soleil, poisons chimiques de l’industrie, rayonnement ionisant, amiante…
Bon à savoir
D’après la médecine naturelle, une cellule devient cancéreuse si
elle baigne dans un terrain surchargé de toxines et de toxiques,
mais également carencé en nutriments. Dans un tel terrain, les
cellules sont affaiblies par les carences. Elles étouffent aussi sous
la masse des déchets et, en plus, elles sont agressées par les
toxiques. Les lésions qui en résultent peuvent toucher différents
éléments de la cellule, dont le matériel génétique conservé dans
le noyau.
Les altérations des chromosomes qui en résultent conduisent des cellules
à muter et ainsi à devenir cancéreuses. Les cellules cancéreuses sont des cellules anormales qui ont la particularité de se multiplier rapidement formant ainsi un amas, appelé tumeur. La prolifération des cellules cancéreuses est dite anarchique, car ces dernières ne respectent pas la limite de l’organe auquel elles appartiennent et envahissent les tissus environnants. De plus, certaines cellules de la tumeur peuvent aussi la quitter et se disséminer dans des tissus éloignés. En s’y fixant et en se multipliant, elles forment une nouvelle tumeur (métastase).
Que des cellules appartenant à des organes comme les poumons, le
pancréas, etc., organes n’ayant rien à faire avec le système de défense de l’organisme, puissent muter et devenir cancéreuses se comprend aisément. Mais comment se fait-il que des cellules d’un ganglion lymphatique, organe qui fait partie intégrante du système immunitaire, puissent devenir elles-mêmes cancéreuses ? Le rôle du système immunitaire n’est-il pas précisément de défendre les cellules face à de telles éventualités ?
La raison principale pour laquelle une telle chose est possible est que les
ganglions lymphatiques, comme n’importe quel autre organe, se trouvent dans le terrain. Les cellules qui forment leurs tissus sont irriguées par du sang et sont entourées de liquide interstitiel. Les ganglions, en tant que tels, baignent dans du liquide interstitiel. Ils sont donc étroitement immergés dans le terrain.
Lorsque la composition du terrain est bonne, les cellules des ganglions
sont saines et travaillent normalement. Lorsqu’au contraire, la composition du terrain est mauvaise, les cellules des ganglions sont agressées et des mutations peuvent avoir lieu, ce qui conduit au développement d’une tumeur.
À cette influence néfaste s’ajoute le contact intime que le système
lymphatique entretient inévitablement avec des toxines, des poisons et des toxiques divers. En effet, ces substances, après avoir pénétré dans le corps par le tube digestif ou les voies respiratoires, se retrouvent dans le liquide interstitiel. Leur contact avec les cellules baignées par le liquide interstitiel constitue un véritable danger pour ces dernières. Pour éviter que celles-ci puissent subir des dommages, les capillaires lymphatiques – dont c’est le rôle – vont se charger de ces poisons en même temps qu’ils absorbent du liquide interstitiel. Par la force des choses, le système lymphatique se trouve ainsi fatalement en contact avec une partie importante des poisons et déchets qui pénètrent dans le corps.
Les ganglions lymphatiques sont d’autant plus en contact avec eux qu’ils
ne les voient pas seulement passer comme c’est le cas pour les vaisseaux lymphatiques, mais qu’ils les retiennent en eux et se confrontent à eux pour les détruire. Autrement dit, les ganglions étant le champ de bataille où se livre le combat contre les poisons, ils sont en contact prolongé avec ceux-ci. Quand les circonstances sont défavorables, ils en subissent des dommages en conséquence. Cependant, les ganglions ne sont pas les seuls organes qui peuvent être atteints d’un cancer, toutes les autres parties du système lymphatique le peuvent aussi : les capillaires lymphatiques, les vaisseaux lymphatiques, les muscles des parois de ces vaisseaux, la moelle osseuse, etc.
Ainsi, des tumeurs cancéreuses se développent dans le système
lymphatique à cause de déficiences du terrain en général, et du contact étroit et prolongé des cellules lymphatiques avec les poisons.
Le saviez-vous ?
De manière générale, on parle de lymphome pour les cancers qui
se développent dans les tissus lymphatiques, et de leucémie pour
les cancers se manifestant dans le sang ou la moelle osseuse.
Les formes et les localisations de ces cancers sont très variées, nous n’en
mentionnerons que quelques-unes :
Le lymphome hodgkinien*
Ce cancer des ganglions lymphatiques se caractérise par une modification
de la constitution des lymphocytes de type B. Ces cellules modifiées se multiplient et forment une tumeur.
Le lymphome non hodgkinien*
Il existe de nombreuses variantes de lymphomes non hodgkiniens. De
manière générale, ils sont caractérisés par une élévation anormale du nombre des lymphocytes B ou T. Cette multiplication de cellules forme une tumeur dans le ganglion lymphatique.
La leucémie*
Le point de départ de cette maladie est la moelle osseuse qui, comme
nous l’avons vu, produit différentes sortes de globules blancs directement opérationnels, ainsi que des lymphocytes qui ne deviennent actifs qu’après être passés par un processus de maturation dans d’autres organes lymphatiques.
Lorsque la maladie se déclenche, la moelle se met à produire un nombre
très élevé de toutes ces différentes cellules. Elles envahissent le sang, modifient profondément sa composition, ce qui ne permet plus au corps de fonctionner normalement.
Tumeurs métastasiques
Dans les cancers présentés ci-dessus, la prolifération des cellules
concernait des cellules lymphatiques. Or, des cellules non lymphatiques provenant d’organes éloignés peuvent aussi se développer dans le système lymphatique et engendrer des tumeurs.
Normalement, une prolifération de cellules cancéreuses forme une
tumeur localisée dans l’organe auquel elles appartiennent. Certaines cellules cancéreuses peuvent néanmoins se séparer de la tumeur. Elles pénètrent dans le liquide interstitiel qui entoure la tumeur. De là, à cause de leur grande taille, elles gagnent le système lymphatique plutôt que sanguin, puisque les capillaires lymphatiques ont des ouvertures plus grandes que celles des capillaires sanguins.
Normalement, ces cellules cancéreuses en déplacement devraient être
détruites par les lymphocytes qu’elles y rencontrent. Cependant, lorsque le système immunitaire n’est pas assez fort, ces cellules cancéreuses survivent. Au lieu d’être détruites par les lymphocytes présents dans la lymphe et dans les ganglions, elles restent vivantes et actives. Parfois, elles s’enracinent dans une partie du système lymphatique, par exemple sur la paroi d’un vaisseau lymphatique ou dans un ganglion. En se multipliant, ces cellules forment une tumeur. Il est à souligner que les caractéristiques de ces tumeurs sont différentes de celles du système lymphatique. En effet, les cellules qui se sont implantées proviennent d’un autre organe : le foie, les poumons… La tumeur est donc constituée de cellules hépatiques, pulmonaires ou autres (et non lymphatiques).
Les méfaits du développement de ces tumeurs sont néanmoins similaires
à ceux de toute tumeur : congestion des tissus et des organes proches, et envahissement de leur tissu par la tumeur.
Réceptivité aux infections
Lorsque le système lymphatique est affaibli, les
ganglions, la rate, etc. produisent moins de
lymphocytes et de moins bonne qualité.
De plus, la circulation de la lymphe s’étant ralentie, le transport des
lymphocytes se fait mal. Ils ne gagnent que lentement et en nombre trop restreint les tissus où ils doivent se rendre pour lutter contre une infection. La faible capacité défensive de l’organisme permet aux agresseurs de prendre beaucoup plus facilement le dessus. Le corps se défend, certes, mais faiblement et insuffisamment. L’affaiblissement du système lymphatique conduit donc à une grande réceptivité aux infections.
Le mauvais fonctionnement du système lymphatique a pour point de
départ une accumulation de toxines dans le terrain. Or, un terrain surchargé de toxines constitue un milieu très favorable aux microbes. Il est alors aisé pour eux de s’y implanter et de s’y multiplier. Dans une telle situation, les infections microbiennes se développent sans peine et trop souvent. « La personne attrape tous les microbes qui passent », comme on l’entend dire. Rhume, laryngite, bronchite, grippe, cystite ou herpès… se suivent. Certaines personnes ne seront touchées que par une de ces infections, mais de manière répétée : par exemple des herpès à répétition. D’autres personnes seront atteintes tantôt d’une maladie tantôt d’une autre. Mais cette grande réceptivité permet aussi à des infections de s’installer durablement, comme des bronchites chroniques, de la candidose…
Bon à savoir