Le système lymphatique : votre nouvel allié santé
Les lymphocytes B
Les lymphocytes K (K pour killer = tueur en anglais) sont également
multipliés et programmés pour s’attaquer aux microbes précis responsables des infections. Ils se fixent sur eux et les détruisent à l’aide d’enzymes. Il
s’agit donc d’une destruction par lyse* ou digestion, et non par empoisonnement comme les lymphocytes T.
Les lymphocytes T et K doivent se déplacer jusqu’aux microbes afin de
les détruire. Le combat rapproché qui en résulte n’est cependant pas le seul possible. D’autres lymphocytes sont capables d’empoisonner les microbes à distance : les lymphocytes B.
Les lymphocytes B
L’action à distance qu’effectuent les lymphocytes B (de l’anglais bone
marrow = moelle osseuse) se fait en produisant des substances appelées
anticorps* qui sont transportées par le sang, la lymphe ou les sérums cellulaires jusqu’aux microbes à éliminer.
Chaque genre de microbe possède une membrane extérieure faite de
protéines qui lui sont propres et qui le distinguent de tous les autres
microbes. Ce signe distinctif est appelé antigène*.
Les anticorps sont des substances produites par les
lymphocytes B pour détruire les microbes
possédant l’antigène correspondant.
La rencontre de l’anticorps et de l’antigène tue le microbe soit en le
décomposant grâce à des enzymes, soit en l’empoisonnant, soit encore en
faisant précipiter les organites* (= les organes) des cellules microbiennes.
Une autre action possible est l’agglutination* : l’anticorps se colle étroitement au microbe et paralyse son fonctionnement.
Les anticorps ne neutralisent pas seulement les microbes, mais également
leurs toxines. Cela est primordial, car dans certaines maladies infectieuses, ce sont avant tout elles qui sont à l’origine des troubles et lésions organiques, par exemple dans la diphtérie, le choléra, le tétanos…
Chaque anticorps n’est actif que sur une sorte de microbe. Les anticorps
sont produits par les lymphocytes B en réaction à une infection. Il faut un certain temps pour qu’ils soient fabriqués en quantité suffisante pour agir sur les millions de microbes à la base de l’infection. Mais une fois qu’ils sont engendrés, le corps, en principe, en garde des exemplaires en suffisance. Un grand nombre d’entre eux sont donc toujours prêts à tuer les microbes concernés dès leur apparition dans le futur. Une nouvelle infection par ces microbes devient donc impossible : l’organisme est immunisé contre eux.
Le saviez-vous ?
Les quatre genres de cellules que sont les macrophages, les
lymphocytes T, K et B appartiennent à la famille des globules
blancs (du latin globulus = cellule). Leur couleur est en effet
blanchâtre, par opposition à la couleur rouge des globules rouges
du sang. Les globules blancs sont aussi nommés leucocytes* (du
grec cyte = cellule et leuco = blanc).
Les globules blancs se trouvent un peu partout dans le corps, prêts à le
défendre, car tous les tissus du corps peuvent faire l’objet d’une attaque microbienne. Ils s’y trouvent en quantité modérée et n’augmentent en nombre dans une région que lorsqu’une infection se déclare. Il y a cependant une partie du corps où les globules blancs sont constamment présents et en très grand nombre : la lymphe. Mais il y en a encore davantage dans les ganglions lymphatiques, ainsi que dans d’autres organes, dits lymphatiques, comme le thymus, la rate, les amygdales, etc. Ces organes sont dits lymphatiques, car leurs tissus sont riches en cellules lymphatiques (macrophages, globules blancs divers). Non seulement ils en stockent en grand nombre, mais ils en produisent eux-mêmes. Ils aident aussi des globules blancs produits ailleurs dans le corps, dans la moelle osseuse par exemple, à se développer pour arriver à maturité. De plus, ils sont le lieu où les globules blancs sont spécialement actifs pour défendre le corps.