Le système lymphatique : votre nouvel allié santé
La nécessaire circulation des liquides
• le compartiment sanguin ;
• le compartiment du sérum extracellulaire (liquide interstitiel) et de la
lymphe ;
• le compartiment du sérum intracellulaire.
Bon à savoir
Les quatre liquides que sont les sérums intra et extracellulaires
(le liquide interstitiel), le sang et la lymphe constituent ce que la
médecine naturelle appelle le terrain, c’est-à-dire l’environnement
dans lequel vivent les cellules, par analogie au sol (le terrain)
dans lequel poussent les plantes. Les sérums intra et
extracellulaires sont en contact direct avec les cellules, mais le
sang et la lymphe ne le sont qu’indirectement.
De la qualité du terrain dépend la santé des cellules et, par là, du corps
entier.
La nécessaire circulation des liquides
Notre organisme est composé de dix mille milliards de cellules. Étalées
les unes à côté des autres sur une surface plane, elles couvriraient une surface de 200 hectares soit deux millions de mètres carrés. Alexis Carrel, prix Nobel de médecine en 1932, a calculé que pour irriguer correctement cette surface, afin que les cellules survivent dans le milieu liquide qui est le leur, il faudrait environ 200 000 litres d’eau ! Or, le corps humain ne contient que 40 à 60 litres de liquide ! Comment se fait-il que les cellules n’étouffent pas dans leurs déchets et qu’elles bénéficient toujours de suffisamment d’oxygène et de nutriments ?
Si une quantité si réduite de liquide suffit pour entretenir la vie, c’est que
les liquides organiques ne sont pas immobiles, mais en mouvement constant, autrement dit qu’ils circulent en permanence. Grâce à cette circulation, les substances nutritives sont amenées sans interruption aux cellules et les toxines emportées vers les émonctoires. L’environnement des cellules, autrement dit le terrain, reste ainsi propre et sain.
Les différents liquides organiques circulent chacun à une vitesse qui leur
est propre. Elle est rapide en surface et plus lente en profondeur.
Le sang circule à 33 cm par seconde à la sortie du cœur, là où il bénéficie
pleinement de la poussée de la pompe cardiaque. Cette vitesse diminue au fur et à mesure que le sang avance dans les artères et s’éloigne du cœur. Dans les capillaires, qui font suite aux artères, la vitesse de circulation est de trois à cinq millimètres par seconde. Cette faible vitesse de circulation présente l’avantage de favoriser l’assimilation des nutriments et la désassimilation des toxines qui ont lieu à ce niveau. En effet, ces processus ne peuvent pas s’effectuer au niveau des artères et des veines, car leurs parois sont imperméables et le sang y circule trop vite. Le rôle de ces gros vaisseaux est le transport des liquides.
Au niveau des veines, la vitesse de circulation augmente à nouveau. Elle
se situe à 10 cm par seconde, elle est donc moins rapide que celle du sang artériel.
La circulation de la lymphe est beaucoup plus lente.
Le saviez-vous ?
Contrairement au système sanguin qui bénéficie du cœur pour
pousser le sang dans les vaisseaux, le système lymphatique ne
dispose pas d’un tel organe.