Les Débuts De La Forgeronne
VII Paris !
VII
Paris !
Je ne sais si tout le monde pense comme moi ; – mais j’ai toujours éprouvé une grande émotion en revoyant Paris. En chemin de fer, malgré la rapidité de la locomotion, on s’ennuie, on s’impatiente : il semble qu’on n’arrivera jamais ! Je viens de Limoges ; ce n’est pas très loin et je ne puis m’empêcher de maudire la distance. À Vierzon, je n’ai pas faim, – à Orléans, je n’ai plus la force de descendre de wagon, et quand cet habit vert et cette casquette, sous lesquels, – comme dit Arnal, – on croit reconnaître un employé, font entendre ces mots sonores : PARIS ! PARIS ! – oh ! alors, tous mes appétits reviennent : je bondis au SOLEIL LEVANT, et je dévore cette bonne cuisine parisienne, dont les provinciaux n’auront jamais le secret. Puis, me jetant dans une voiture de place, mon premier cri est tou-jours : – Cocher, par les boulevards, tout droit… je vous arrête-rai !
Le cocher de Paris est intelligent, malgré la fameuse grève de cette année ! Ce fut une chose assez curieuse du reste, que cette suspension dans le service des voitures… Les cochers refu-sant de travailler, ce furent les Parisiens qui se trouvèrent mis à pied ! Un savant statisticien a calculé que la coalition des co-chers de fiacre avait fait faire 50,000 francs d’économie par jour aux Parisiens ; – de plus il met, comme grand avantage en ligne
– 39 – de compte, l’exercice forcé imposé à une foule de gens obèses qui n’ont pu que gagner à cette fantaisie des automédons… Ajoutez encore l’absence de discussions si fréquentes avec ces intéressants citoyens et vous aurez une idée des bienfaits ré-pandus par la grève dans la bonne ville de Paris. – Économie d’argent, exercice salutaire ! – Oh ! trop heureux Parisiens… O fortunatos nimium ! sua si bona norint… les gais voisins de Fontenay-aux-Roses ! Heureusement l’horizon politique des chars numérotés n’est pas encore obscurci à mon arrivée. Si je roule sur un volcan, je ne m’en doute pas le moins du monde et je mange la poussière du macadam avec volupté. Le bitume qui bout dans sa grande marmite à roulettes me semble une mar-melade de roses. L’omnibus avec son impériale à trois sous me produit une sensation indéfinissable. L’omnibus parisien est une spécialité. Il y a des omnibus à Lyon, à Rouen, à Turin, à Florence, à Constantinople… Il y en a partout ; mais aucune de ces machines ne peut passer sérieusement pour un véritable omnibus. Il n’y a qu’à Paris que l’on rencontre ce monstre dans toute sa hideuse beauté. L’omnibus est la baleine du macadam ! Il y a bien sur les grandes roules quelques Léviathans-mastodontes… Mais ils ne sont nullement parisiens. – La chaise de poste est cosmopolite ainsi que le chemin de fer. – Mais l’OMNIBUS ! Il passe dans tout Paris et tout Paris y passe. On y est si mal placé en dedans, et, paraît-il, si horriblement perché en dessus ! Il n’y a vraiment qu’une grande ville comme Paris qui ait pu se donner le luxe d’un véhicule si laid et si incom-mode !
J’ai acheté le Petit Moniteur, cette feuille exceptionnelle, qui se vend un sou et qui est timbrée à 6 centimes ! On ne voit ces choses-là qu’à Paris. – Calino prétend que le Moniteur se rattrape sur la quantité. – J’aime à le croire. Mais il y aurait une bonne spéculation à faire avec cet estimable journal et la voici : – Supposez un moment que je sois propriétaire d’un journal timbré à 5 centimes et vous devinez déjà ? – Non ! je vais vous aider… Je me rends au bureau du Petit Moniteur, et je demande dix mille abonnements ! Avez-vous saisi ? – Non, pas encore !
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Je demande comme grâce particulière que mes dix mille numé-ros quotidiens me soient fournis en blanc ! Ah ! cette fois !… Non ? – Voici le dernier mot, on me livre en blanc dix mille nu-méros timbrés à 6 centimes. Je tire le numéro de mon journal sur ces feuilles blanches et je gagne dix mille centimes et le pa-pier. C’est simple comme Auguste Lafontaine.
Mais me voici devant le café des Variétés. Je me suis laissé entraîner par mes réflexions, – et mon cocher à qui j’ai dit sim-plement : Tout droit ! s’en va son petit bonhomme de chemin, sans plus s’inquiéter de moi que du grand Turc. – Je l’arrête, – il rétrograde… nous montons le faubourg Montmartre, et nous voici enfin dans ma bien-aimée rue Lamartine. – Adieu, cocher ! Je suis chez moi !
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– Tiens ferme ! Il faut que je tape !
C’était Fanfan, lançant son cri de guerre habituel à Quo-niam, admis à l’honneur de soutenir la barre de fer rouge sur laquelle s’escrimait l’hercule.
Le brave garçon ruminait un plan dans sa tête.
Les idées sont longues à germer dans certains cerveaux, comme les graines sont longtemps à donner de la verdure dans certaines terres. Fanfan n’était pas sot… mais il était rude ! Ne fréquentant guère le monde, il n’avait pas l’habitude de déve-lopper facilement sa pensée. Terrain pierreux, quoique solide, le cerveau de Fanfan produisait de bonnes grosses idées, comme la terre siliceuse fournit de bonnes grosses pommes de terre. Mais les fleurs de la rhétorique lui faisaient complètement défaut. L’instruction, l’éducation lui manquaient. Il vivait un peu comme un ours, et cela nuisait au développement de ses facul-tés. Or, ce jour-là, il avait pris une grande résolution, et ne sa-vait trop comment faire pour entamer avec M. Baldy un sujet
– 41 – assez épineux, – M. Baldy venait d’entrer et le « tiens-ferme ! il faut que je tape ! » cité plus haut, était une sorte d’encouragement qu’il se donnait à lui-même. Il murmurait tout bas des phrases décousues qui ne dépassaient pas ses dents.
– Au fait !… je suis bien bête… Après tout, ça n’est pas une vilenie que je veux faire. Un homme en vaut un autre… et j’en vaux bien deux. Mais pas de bêtise ! – Le fer est-il assez chaud ? Voilà l’histoire ! Tiens ferme !
– Ah çà ! dit le père Baldy, à qui en as-tu, Fanfan ? Tu ru-mines comme un âne qui mange du sainfoin.
Fanfan se redressa à ces mots. Le patron avait parlé le premier. Ce fut comme un coup d’éperon donné à un cheval fa-tigué du repos.
– Patron, dit-il tout d’une haleine, je voudrais vous parlera vous tout seul, en secret.
– Bah ! dit le forgeron.
– Oui, patron, et tout de suite, si ça vous est loisible. Pen-dant ce temps-là, Quoniam s’amusera à limer ce bout de fer que je viens de mettre au point.
Michel Baldy avait une confiance illimitée dans le forgeron. Il l’aimait et l’estimait. Fanfan n’était pas seulement pour lui un habile ouvrier, c’était mieux que cela… c’était un ami. Aussi n’hésita-t-il pas une minute à se rendre aux sollicitations du co-losse.
– Mets ta veste, et viens prendre une chope, nous cause-rons !
Baldy n’était pas fier. Il se souvenait qu’il avait été pauvre et n’en rougissait pas. Il aimait ses ouvriers et ses ouvriers l’aimaient. Fanfan était son Benjamin, et le pauvre garçon n’abusait pas de cette préférence. Toujours le premier au travail,
– 42 – il n’avait jamais donné lieu à un reproche. Il endossa vite sa veste et suivit son patron à la brasserie Montholon.
– Voyons, parle maintenant ! dit maître Baldy, quand ils furent installés devant un broc écumeux.
– Patron, j’ai reçu une lettre de Pierre ce matin…
– Ah ! fit Baldy. Comment va-t-il ?
– Figurez-vous que cet imbécile, à la dernière bousculade qu’ils ont eue là-bas… au lieu de faire son affaire comme tout le monde…
– Ah ! mon Dieu ! tu me fais frémir… Est-ce qu’il aurait manqué à son devoir, c’est impossible !
– Que vous êtes… pardon ! Tiens ferme ! lui, Pierre, man-quer à son devoir ! Plutôt la mort ! Il a sauvé la vie à un général, un maréchal… je ne sais quoi… et, comme il est sergent depuis quelque temps…
– Comment, sergent ! Tu ne m’avais pas encore dit ça ?
– Pierre me l’avait défendu… Il ne voulait faire connaître son avancement que lorsqu’il serait officier !
– Est-ce qu’il est officier ? demanda le forgeron très ému.
– Non ! mais on vient de lui poser un petit joujou sur la poitrine.
– Il est décoré !
– Juste, patron ! Décoré !… En voilà une de chance pom-mée ! Mais quoique ça soit une bonne nouvelle… j’aurais pu vous le dire devant les camarades…
– Il y a donc une confidence ?… Eh bien ! avant la confi-dence tu ne refuseras pas un verre de rhum à la santé de Pierre et de sa croix ?
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– Ah ! monsieur Baldy ! vous l’aimez bien, vous !
– Si je l’aime !… c’est-à-dire que… enfin !… suffit !… je m’entends !
– Et moi aussi, je vous entends, tiens ferme ! Je voudrais vous dire un mot sur mademoiselle Antoinette.
– Ma fille ! – Ah ! je te vois venir avec tes gros sabots… Cer-tainement que pour ce qui est de moi… Mais je ne suis pas seul, que diable ! et… à ta santé !
– Vous êtes donc aveugle, patron !
– Aveugle ! Pourquoi ça ? – Mais vous ne voyez donc pas que mademoiselle Antoinette est malade ?
– Antoinette, malade !… Mais elle ne se plaint jamais.
– Oh ! le courage ne se plaint pas… Il meurt sans rien dire !
– Mourir… Antoinette… Mais voyons ! explique-toi donc, Fanfan…
– Eh bien oui ! – votre fille se meurt, père aveugle ! Tous les jours elle dépérit et vous ne vous doutez de rien. Mais, moi, je l’observe, et Quoniam qui a de bons yeux me disait hier… qu’il avait vu une jeune demoiselle commencer comme ça, et qu’au bout de l’année… plus personne ! Voilà ce que je voulais vous dire, patron !
– Mais enfin, quel est son mal ?
– Son mal, c’est l’amour ! – Tiens ferme !
– Il faut que je le voie sur-le-champ… Es-tu bien sûr qu’il soit décoré ?
– Qui ça ?
– Mais l’ami Pierre, imbécile !
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– Est-ce qu’il mentirait sur une chose pareille ?
Ils sortirent du café, – Baldy murmurait : – Malade ! Pauvre enfant ! mais Fanfan m’a dit ça pour m’effrayer… Nous allons bien voir !
Le forgeron arpentait le terrain d’un tel pas que Fanfan se frottait les mains, en se disant in petto :
– Touché le patron ! – Nous allons rire !
Sitôt qu’il fut chez lui, Baldy saisit sa fille par les deux mains, l’embrassa avec passion en s’écriant :
– Regarde-moi bien en face, toi !
Madame Baldy était à Notre Dame-de-Lorette où l’on prê-chait tous les jours un peu, mais où l’on quêtait encore plus sou-vent pour le rachat des Chinois contrefaits.
Fanfan se tirait les favoris dans un coin. Le père se prit alors à examiner attentivement sa fille.
Fanfan ne s’était pas trompé : elle avait maigri, ses yeux s’étaient creusés et un arc bleu cernait les paupières inférieures un peu gonflées ; ses joues étaient pâles ; une petite plaque rouge en couronnait de chaque côté les pommettes…, ses jolies mains étaient sèches et brûlantes.
Baldy devint pâle à son tour ; une idée sinistre venait de lui traverser le cerveau :
– Ma fille est poitrinaire !
Poitrinaire ! mot terrible qui retentit dans une famille comme un glas funèbre ! Le forgeron ne voulut pas s’en rappor-ter à lui-même.
– Antoinette, habille-toi, nous allons sortir.
– Et pour aller où, mon père ?
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– Qu’est-ce que ça te fait ?
– Mais maman… que dira-t-elle quand elle va revenir de l’église ?
– Sacrebleu ! Suis-je le maître ici ?
Antoinette regarda son père avec stupéfaction : c’était la première fois qu’il parlait de ce ton dans la maison. Il s’aperçut du singulier effet qu’il avait produit… et, l’embrassant tendre-ment, il lui dit d’une voix douce :
– Fais-toi bien jolie ! bien jolie ! Nous allons dans le fau-bourg Saint-Germain.
Ce fut au tour de Fanfan de regarder Baldy… Qu’est-ce que le faubourg Saint-Germain pouvait avoir à faire avec la maladie d’Antoinette ?... Il pensa presque tomber des nues, quand il en-tendit Baldy s’écrier après quelques minutes de réflexion :
– Fanfan !
– Patron !
– Va te mettre sur ton trente-un, je t’emmène avec nous.
– Comment, vous m’emmenez… et pourquoi faire ?
– Tu le sauras… mais dépêche-toi et dis à Quoniam d’aller chercher une voiture rue Buffault… Il fait beau… il prendra une voiture découverte…, à quatre places… Quand tu auras fini de me contempler, tu me le diras. Mais va donc, animal, c’est pour Antoinette… c’est pour Pierre !
– Je serai prêt en deux temps, dit Fanfan. Et il s’élança au dehors.
M. Baldy resta tout seul dans son cabinet et se mit à se promener de long en large… Il parlait tout haut à la manière des gens timides qui n’ont pas l’habitude de prendre subitement une résolution.
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– De deux choses l’une : elle est malade ou elle ne l’est pas. – Si elle ne l’est pas… nous attendrons… Mais si elle l’est le moins du monde ! ah ! on verra, on verra de quel bois je me chauffe. Ce Fanfan ! Il a vu ça tout de suite, lui… Et moi, comme une brute, je ne m’apercevais de rien… Comment, je permettrais qu’on sacrifiât mon enfant devant mon nez… tout ça pour des écus… Mais j’en ai assez pour tout le monde, moi ! Je m’appelle Baldy… Ah ! Antoinette est malade ! ah ! elle pleure… Ah ça, la mère Baldy, est-ce que tu veux qu’elle épouse un prince russe ? Nous sommes des ouvriers, nous, – entends-tu ? Tu étais coutu-rière et moi compagnon.
Et il faisait de grands gestes pour appuyer l’effet de ces pa-roles adressées à un grand fauteuil à la Voltaire, qui remplaçait madame Baldy pendant la durée de son monologue.
– D’ailleurs, Pierre est décoré… Il me semble que c’est déjà beaucoup : je ne suis pas décoré, moi ! Toi, non plus ! Notre fille sera chevalière de la Légion d’Honneur et quand nous sortirons, le dimanche, on lui portera les armes… et à nous aussi… Ah ! mais !… D’abord c’est un bon ouvrier, et puis… ah ! ah ! te voilà toi… ?
Ces mots s’adressaient à Madame Baldy qui entrait, – son livre de prières à la main.
– Qu’est-ce que m’a dit Quoniam… que c’est pour toi cette voiture qui est devant la porte ?
– Pour moi, pour toi aussi, car j’avais l’intention de te prendre à l’église en passant.
– Ah çà, Baldy… tu deviens fou… sortir dans la semaine et en voiture découverte…
– Je ne suis pas fou… c’est toi qui es folle…
– Je suis folle… Voyons, Baldy… Tu ne m’as jamais parlé comme ça… qu’est-ce qu’il y a… ?
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– Il y a… Tiens, je n’ose pas te le dire…
– Grand Dieu ! Où est Antoinette ?
– Elle s’habille, elle va venir… C’est pour elle…
– Mais où allons-nous ?
– Nous allons chez notre ancien voisin, le docteur Courtois. Il demeure loin ; mais ça ne fait rien. – Il a soigné la petite dans le temps et il connaît son tempérament.
– Mais Antoinette est donc malade… ? Tu me fais peur !
– Femme, dit sourdement Baldy, j’ai peur que notre fille ne soit poitrinaire… – Chut ! la voici !
Antoinette parut, et sa mère, la saisissant à bras le corps… la dévora des yeux. Tous les symptômes qui avaient frappé Bal-dy lui apparurent, augmentés encore par la phrase terrible de Baldy : « J’ai peur qu’elle ne soit poitrinaire ! »
Madame Baldy adorait Antoinette.
Celle-ci, bien qu’habituée aux caresses de ses parents, était un peu bouleversée de ce double accès de tendresse ; elle regar-dait tour à tour son père et sa mère et semblait attendre le mot d’une énigme… Quant à ceux-ci, ils lui avaient pris chacun une main et lui tâtaient le pouls.
– Qu’avez-vous donc tous… ?
– Présent ! dit Fanfan, qui venait d’achever sa toilette.
Il était superbe ! Souliers vernis, pantalon à carreaux lie de vin et noirs, gilet à carreaux jaunes et rouges, jaquette à car-reaux bleus et blanc, cravate à carreaux violets et oranges !… Il avait bien chez lui une casquette toute neuve à carreaux verts et gris de fer ; mais pour faire honneur à son patron, il avait arboré le chapeau de soie noire à haute forme, qu’il portait, un peu in-cliné sur le côté à la mode des ouvriers fashionables.
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– Allons, en route… le temps est magnifique ! Ça s’annonce bien… !
Et après avoir installé dans le fond de la voiture sa femme et sa fille, il s’assit, avec Fanfan, sur la banquette de devant, en criant au cocher :
– Le docteur Courtois, – rue Cassette, 20.
Fanfan ne s’était jamais trouvé à pareille fête. Il n’osait pas bouger… il avait devant lui madame Baldy et, pour ne pas frois-ser ses jupons, il avait replié ses jambes sous lui, et tournait ses pouces d’une façon mélancolique.
– Qu’est-ce que nous allons donc faire chez le docteur ? demanda Antoinette.
– Nous allons lui rendre une visite de politesse, et le con-sulter pour toi.
– Pour moi ! Mais je ne suis pas malade !
– Non, – mais tu es maigre. – Il te faut peut-être un autre régime, un autre ciel…
– Sont-ils assez… ces bourgeois ! enfin… – pensait Fan-fan… c’est pas tout cela qu’il lui faudrait et je répondrais bien de sa guérison… sans médecin encore ! – Tiens ferme !
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