Si l'amour est un art: La Famille Sullivan, New York, tome 1 (French Edition)
Chapitre Vingt
Jamais de la vie Rosa n’aurait imaginé qu’elle rencontrerait un homme comme Drake pendant les heures les plus sombres de sa vie. Pourtant elle l’avait rencontré. Cependant, là où n’importe qui d’autre se serait réjoui d’être avec quelqu’un d’aussi merveilleux, elle faisait tout son possible pour lui rappeler, et se remémorer, pourquoi cela ne fonctionnerait jamais. Surtout pas à ce moment-là, quand toute sa vie était une sacrée pagaille.
Et si Drake avait raison quand il affirmait qu’on ne choisissait pas quand la bonne personne se présentait dans nos vies ? Et si elle se permettait enfin d’arrêter de craindre de lui faire du mal et plutôt de tomber folle amoureuse de lui ?
Oh, bon sang.
L’amour.
Elle était en train de tomber amoureuse de lui.
Si Oscar n’avait pas été assis contre son flanc, la maintenant en équilibre, elle aurait pu tomber par terre à cause du choc qu’elle ressentit en prenant conscience de la profondeur de ses sentiments.
Elle avait déjà avoué à Drake à quel point elle craignait de perdre sa famille. À présent, avec le choc de sa réalisation vibrant encore en elle, elle dut admettre :
— Je ne veux pas te perdre non plus.
Une fois encore, les bras de Drake s’enroulèrent autour d’elle. Mais cette fois, il continua avec un baiser qui ressemblait à l’autre moitié d’un serment.
— Tu ne me perdras pas, promit-il.
Rosa avait tellement peur de faire confiance à nouveau. Cependant Drake avait toujours été honnête avec elle depuis le départ. S’il disait que Smith accepterait de l’aider et qu’il ne serait pas dégoûté à l’idée de parler avec une star de télé-réalité, elle devait cesser de douter de lui.
De plus, depuis qu’elle avait vu la courte séquence de l’émission de divertissement et « d’informations » à la télévision au motel, Rosa ne cessait de repenser au mot que l’avocat avait utilisé : cyberattaque. Elle n’avait pas pu voir autre chose que le choc et la honte au début. Et elle avait toujours supposé que le harcèlement en ligne venait avec la célébrité. Elle avait fait de son mieux pour minimiser ses effets sur sa vie en s’assurant que son équipe de relations publiques bloque le pire des fils d’actualité de ses réseaux sociaux.
Tandis qu’elle pensait davantage à ce que l’avocat avait déclaré, elle commença à voir qu’il ne s’agissait pas juste d’une personne disant des méchancetés à propos de son apparence ou qu’ils pensaient que son cerveau était vide. Alors, même si sa mère avait affirmé qu’ils allaient placer leur meilleure équipe juridique sur le type qui avait pris les photographies, était-il possible de faire quelque chose de plus ?
— En réalité, reprit-elle, son cœur battant rapidement dans sa poitrine, j’aimerais que tu parles à nouveau à Smith. Mais s’il ne veut pas s’impliquer…
— Il acceptera.
Le sourire de Drake la réchauffa entièrement.
— Mais je pense que tu devrais lui parler directement, cette fois.
Le cœur de Rosa bondit encore plus rapidement. Néanmoins elle savait que Drake avait raison. Elle ne pouvait pas demander à quelqu’un d’être courageux pour elle si elle ne voulait pas faire la même chose.
— J’espère juste que je ne donnerai pas l’impression d’être une geek super-fan de lui.
Drake afficha un sourire encore plus grand, de toute évidence ravi qu’elle accepte.
— Le connaissant, il le croira. Je vais lui envoyer un message pour savoir quand il sera disponible.
Lorsqu’il sortit de la cuisine pour aller chercher son portable, Rosa se laissa tomber par terre et passa ses bras autour d’Oscar, ravie de sentir son corps chaud et poilu contre elle.
— Tu es vraiment adorable, hein ? murmura-t-elle.
Elle avait toujours adoré les chiens, mais avec tous ses voyages, il était impossible qu’elle en ait un. Peut-être que si elle recommençait tout à zéro…
Elle eut immédiatement mal à la tête rien qu’en y pensant. En particulier si recommencer signifiait abandonner tout ce qu’elle connaissait, y compris sa famille. Mais si elle imaginait un avenir avec Drake à ses côtés, les choses ne semblaient pas si mauvaises ou effrayantes.
Était-elle folle de se laisser penser ainsi ? De rêver d’un avenir avec lui ? Devrait-elle s’efforcer davantage de protéger son cœur, de maintenir sa garde en place, pour ne pas tant souffrir s’ils ne parvenaient pas à faire fonctionner leur relation ?
— Smith est disponible maintenant.
Avant qu’elle ne puisse changer d’avis, Drake mit le téléphone en mode « vidéo », composa le numéro et s’assit par terre avec Rosa et Oscar pour qu’elle puisse voir Smith sur l’écran.
— Salut, cousin. Je suis content d’avoir de tes nouvelles.
— Pareil. J’aimerais te présenter à ma bonne amie, Rosa.
Smith sourit, le sourire d’un million de watts de star de cinéma qu’elle avait vu une douzaine de fois au fil des ans dans des films.
— Ravi de te rencontrer.
Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sortit. Elle avait rencontré des tas de gens célèbres au cours des dernières années, mais Smith l’impressionnait.
— Je suis une très grande fan.
Pouah, elle s’était promis qu’elle n’agirait pas comme une crétine, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait un jour pensé que la famille de Drake était normale. Les stars de cinéma, les milliardaires et les athlètes professionnels ne pourraient pas être plus éloignés de la normalité.
— Valentina et moi pensons la même chose de toi.
Elle était stupéfaite.
— Comment est-ce possible ?
Smith rit, un son chaleureux qui lui rappela le rire de Drake. Drake était plus sexy, bien entendu, mais bon sang, ces deux hommes avaient beaucoup en commun.
— Nous avons tous les deux regardé ton émission au fil des ans. Quand je suis sur les routes et que ma propre famille me manque, j’aime vivre par procuration à travers la tienne un moment.
Rosa était plus que choquée. Non seulement qu’il ait regardé son émission, mais que celle-ci lui ait plu. Son cœur se serra en sachant que sa famille l’avait touché d’une manière ou d’une autre.
— Merci pour ça et pour accepter cet appel alors que je sais à quel point tu es occupé. Je déteste l’idée de te demander de l’aide…
— Ne t’inquiète pas pour ça.
L’expression amicale de son visage devint intense.
— Ce qui t’est arrivé est tout simplement horrible. Si l’une des femmes que j’aime avait été violée de cette manière…
Il grimaça.
— Je veux aider, Rosa. Valentina et moi avons réfléchi à ce que nous pourrions faire. D’ailleurs, j’étais sur le point de contacter Drake pour lui parler de notre idée. Cela dit, c’est mieux de te l’exposer directement.
Rosa se sentit tellement entourée de gentillesse inattendue qu’elle fondit presque en une grande marre de larmes sur le sol du chalet avec Drake d’un côté et Oscar de l’autre.
— Je suis sûre que tout ce que vous pourriez faire serait vraiment génial.
— J’ai l’intention de faire bien mieux que génial.
Rosa n’avait jamais été actrice et elle n’avait jamais voulu l’être, mais elle voyait à quel point il serait électrisant de travailler avec Smith à n’importe quel prix. Comme Drake, il était tellement solide. Tellement stable et sûr de lui, mais sans la moindre trace de prétention.
— J’aimerais diffuser une déclaration publique indiquant que je ne travaillerai pas avec les médias, en ligne ou sur papier, qui continuent d’imprimer les photos. Bien entendu, je la ferai suivre par un appel personnel ou une note aux plus importants, pour qu’il n’y ait aucun doute à propos de ma position concernant ce problème.
— Ce serait…
Sa gorge était tellement nouée qu’elle n’aurait pas pu dire un mot si Drake n’avait pas été à ses côtés, lui tenant la main.
— Absolument incroyable. Mais, qu’arrivera-t-il aux films dont tu fais la promotion ? J’aurais horreur ta prise de position en ma faveur mette tes affaires en péril.
— Je ne suis pas inquiet pour mes affaires, Rosa. Mais je suis inquiet pour la fille que j’espère avoir un jour. Nous devons rendre ce monde plus sûr pour elle. Ce n’est qu’un petit pas, mais avec un peu de chance, ça nous mettra dans la bonne direction.
Le nœud dans sa gorge finit par gagner, des larmes coulant le long de ses joues lorsqu’elle dit :
— Merci.
— J’aimerais pouvoir faire plus.
Et elle le croyait.
— Je t’appellerai de nouveau si je pense avoir besoin de refaire le point avant de faire la déclaration, d’accord ?
Elle hocha la tête, sachant qu’il valait mieux ne pas essayer de parler. Après avoir remercié son cousin, Drake raccrocha, puis il se concentra sur le fait d’essuyer délicatement les joues humides de Rosa. Lorsqu’elle eut repris un peu le contrôle d’elle-même, elle l’interrogea :
— Est-ce que toute ta famille est comme Smith ?
— Nous sommes tous humains et nous pouvons passer de mauvaises journées, mais oui, les Sullivan ont tendance à être des gens plutôt géniaux avec qui traîner.
— Il fait tellement pour moi en prenant de tels risques. Ça me fait réaliser que je dois commencer à faire la même chose.
Elle resta silencieuse quelques moments alors qu’elle devait faire devint soudain clair. Son cœur battait, or pour une fois, ce n’était pas la peur qui dirigeait son pouls.
— Au lieu d’éteindre ton téléphone, ça t’ennuierait que je l’utilise ? J’aimerais faire quelques recherches sur les cyberattaques.
Le sourire de Drake fit battre son cœur encore plus vite pour une tout autre raison. Rosa savait que ce qu’elle allait trouver en ligne n’allait pas être amusant, mais si Drake était sa récompense au bout du tunnel ?
Eh bien, dans ce cas, elle commençait à penser qu’elle pourrait faire face à presque tout ce qui se mettrait sur son chemin.
* * *
Une heure plus tard, Drake lui prit le téléphone des mains et l’éteignit.
— Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?
— Ton visage devenait de plus en plus sombre toutes les cinq minutes. Je ne supporte pas de voir la lumière disparaître de tes yeux.
— Il se passe juste tellement de mauvaises choses. Le cyberharcèlement, le piratage, les photos privées de gens qui sont publiées par vengeance après une rupture…
— Viens ici.
Drake lui prit la main et sortit avec elle pour qu’ils puissent regarder l’océan. Il espérait qu’elle voyait la manière dont la lumière étincelait sur l’eau, qu’elle remarquait les mouettes qui descendaient en piqué pour jouer dans les vagues et les écureuils qui se chassaient le long des troncs d’arbres.
— Il y a de bonnes choses aussi, murmura-t-elle. Merci de me l’avoir rappelé.
— Plus de bonnes que de mauvaises, j’espère.
Elle ne regardait plus la vue lorsqu’elle déclara :
— Tellement de bonnes choses que je n’arrête pas de me pincer pour vérifier que c’est réel. Pour voir si tu peux être réel.
Le fait qu’elle ait commencé à considérer ce qui lui était arrivé comme un crime plutôt que sa propre faute, et qu’elle vient de croire que la famille de Drake ne l’entube pas alors qu’elle refusait de faire confiance à nouveau après tout ce qu’elle avait subi, donna à Drake l’impression qu’elle faisait de grands pas dans la bonne direction.
Une direction où elle resterait avec Oscar et lui, rendant leurs vies plus chaleureuses, plus lumineuses et bien plus remplies de vie.
Drake prit le visage de Rosa entre ses mains et la dévora du regard avant de poser sa bouche sur la sienne et de se nourrir de ses lèvres. Les étincelles qui bouillonnaient juste en dessous de la surface s’allumèrent instantanément, torrides et sauvages.
— Tu sais toujours, dit-elle dans un souffle contre ses lèvres. Tu sais toujours exactement ce dont j’ai besoin pour tout améliorer.
Il était déjà en train de commencer à lui retirer ses vêtements quand il sentit un léger frisson la traverser. La soulevant, il l’emmena à nouveau à l’intérieur du chalet, disant à Oscar d’aller s’allonger dans la chambre tandis qu’il fermait la porte d’un coup de pied. Il emmena Rosa vers le fauteuil en cuir, puis s’assit et la posa à califourchon sur lui.
— Toi aussi, Rosa. Toi aussi.
Il prit sa bouche à nouveau avant de lui retirer enfin son sweat-shirt, la trouvant nue et tellement belle que son cœur cessa presque de battre juste parce qu’il la contemplait. Il dut mettre ses mains sur elle, sa bouche suivant à peine une seconde après tandis qu’elle se cambrait pour s’approcher de lui pour qu’il puisse lécher les deux seins à la fois.
— Tu es tellement douce. Partout où je te touche.
La manière dont elle se balançait sur ses hanches le fit durcir au point où il explosa presque sous la braguette de son jean.
— Partout où je te goûte.
— Touche-moi plus, l’incita-t-elle. Goûte-moi plus.
Chaque fois, il se promettait d’aller lentement, d’être doux avec elle. Mais c’était la seule promesse qu’il ne parvenait jamais à tenir, en particulier quand il tira sur son survêtement et qu’il la trouva nue dessous.
— Rosa.
Il grogna son nom dans sa bouche et il trouva son entrejambe humide et chaud.
— Jouis pour moi.
Il la caressa, plongeant ses doigts en elle.
— Lâche prise pour moi.
Elle écarquilla les yeux, ses pupilles tellement sombres qu’il aurait juré qu’il avait pu voir son âme pendant une fraction de seconde avant qu’elle ne frémisse lorsque l’orgasme commença à la traverser. Fort, rapide et, à en juger par ses gémissements, sacrément bon.
— Je ne peux pas me rassasier de toi, haleta-t-elle avant qu’elle ne se remette complètement de la jouissance. Chaque fois que je pense que ça ne pourrait pas être mieux, ça l’est.
À présent, c’était elle qui lui arrachait ses vêtements. Il ne marqua une pause que pour prendre un préservatif dans sa poche avant de l’aider à retirer son T-shirt et son jean. À la seconde où la protection fut en place, elle se baissa sur lui, le cœur de Drake battant de plus en plus fort à chaque centimètre qui glissait en elle. Jusqu’à ce qu’ils soient enfin complètement, parfaitement connectés.
L’émotion émana de toutes les parties de son être tandis qu’elle le regardait dans les yeux.
— Si je pouvais rester ici pour toujours avec toi…
Au lieu de finir sa phrase, elle posa sa bouche sur la sienne et lui donna un baiser si doux que les trois petits mots qu’il avait essayé de retenir un peu plus longtemps lui échappèrent presque. Néanmoins Drake savait qu’il ne pouvait pas s’attendre à ce qu’elle supporte autant de choses en une seule journée. Alors, même s’il en voulait beaucoup plus, même s’il voulait tout, le fait qu’elle accepte au moins de parler à Smith était suffisant pour le moment. Et qu’elle l’ait fait avec Drake à ses côtés, plutôt que de continuer à croire que leur relation devait rester cachée pour toujours de tout le monde.
Cependant, s’il ne pouvait pas encore prononcer ces mots à voix haute, il avait besoin de les dire de toutes les façons possibles. Et il s’assurerait que Rosa sache ce qu’elle signifiait pour lui à chaque moment, en particulier à ce moment-là, où ils étaient les deux moitiés d’un tout.
Il leva les mains vers ses joues et leur baiser devint de plus en plus torride. Plus doux aussi, alors même qu’elle s’agrippait à ses épaules pour garder l’équilibre tandis qu’elle le chevauchait.
Le cerveau de Drake devint suffisamment sombre pour voir les étoiles tandis qu’elle le prenait un peu plus profondément à chaque pénétration. Plaçant ses mains sur le bassin de Rosa, il l’agrippa fermement et donna un coup de hanche vers le haut, puis un autre, puis un autre, jusqu’à ce qu’elle gémisse son nom contre sa bouche et qu’ils tournoient tous les deux dans un plaisir infini et parfait.
* * *
Ils étaient encore tous les deux haletants et se tenaient l’un contre l’autre quand elle demanda :
— Est-ce que tu veux encore me peindre ?
— Toujours.
Il fut surpris qu’elle pose la question alors qu’il n’avait jamais caché à quel point elle l’inspirait.
— Alors, peins-moi comme ça. Comme je suis maintenant.
Il ne pouvait pas l’avoir entendue correctement. Il se força à reculer pour répondre :
— J’étais sérieux quand j’ai dit que je ne veux pas que tu poses pour moi si tu n’en as pas envie.
— Peut-être que ça n’a pas de sens, mais si tu me peins sans mes vêtements, ce que tu vois remplacera les autres photos que j’ai en tête. Celles que je suis tellement fatiguée de voir chaque fois que je ferme les yeux.
Bien sûr, il comprenait pourquoi elle voulait reprendre possession de sa nudité, de son corps. Et il mourait d’envie de la peindre ainsi : sa peau douce et lisse rougie par leurs ébats amoureux.
— Je vais les brûler, lui déclara-t-il, même si plus tôt il lui avait dit qu’il ne l’envisagerait même pas. Après que tu auras pris les photos mentales dont tu as besoin. Pour que tu n’aies pas à te demander si quelqu’un d’autre les verra un jour.
— Tu n’as pas intérêt.
Par-dessus son épaule, elle avisa les peintures dans toute la pièce.
— Tes œuvres méritent de vivre pour toujours, pas d’être réduites en cendres parce que j’ai peur que quelqu’un puisse les voir un jour. Je ne suis même plus sûre que tu devrais les cacher.
— Pouvoir te peindre est déjà plus que ce que j’aurais pu espérer.
Il rêver d’accepter tout ce qu’elle lui offrait, mais il ne voulait pas non plus qu’elle regrette ce qu’elle faisait ou disait pendant la montagne russe qu’était cette semaine-là. En même temps, ses doigts le démangeaient littéralement pour la peindre. Juste comme ça.
— Vas-y, l’encouragea-t-elle en bougeant pour le laisser se lever du fauteuil.
Puis elle se positionna de manière que ses jambes soient repliées sous ses hanches nues et sa tête soit penchée contre le dossier du siège.
— Commence à peindre avant d’exploser.
Il mit son jean et tandis qu’il prenait son pinceau, il réalisa que ce qu’il préférait dans le fait de la peindre ainsi n’était pas que ses courbes splendides étaient exhibées. C’était le sourire satisfait et heureux sur son visage tandis qu’elle le regardait dans les yeux.
Un sourire qu’il voulait voir tous les jours du reste de sa vie.
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