Si l'amour est un art: La Famille Sullivan, New York, tome 1 (French Edition)

Épilogue

 

 

Rosa était forte et lumineuse devant les caméras et Suzanne n’aurait pas pu être plus fière d’elle.

Les frères de Rosa, Aaron et Lincoln, étaient assis avec elle et leur mère à l’écran. Les deux garçons rappelaient à Suzanne ses propres frères à leur âge. Ils étaient de toute évidence surprotecteurs envers leur sœur et envahis par assez d’hormones pour s’approcher de toutes les filles.

Toutes les personnes qui regardaient l’émission en direct dans la mairie voulaient évidemment que Rosa sache qu’elles soutenaient profondément ce qu’elle faisait ce jour-là. Pas juste Drake, Harry, Suzanne et leur père, mais aussi Denise et Olive de la boutique de couture, Christie de l’auberge et Calvin et le personnel de la mairie.

Les paparazzis étaient venus en masse et avaient essayé de se placer avec leurs caméras juste devant la mairie, mais les habitants refusaient. Par conséquent, les photographes et les caméramans ne pouvaient pas s’approcher plus près de Rosa que l’autre côté de Main Street.

Suzanne avait toujours adoré aller au lac, mais après avoir obtenu son diplôme de Columbia en sciences informatiques dix ans auparavant, elle avait travaillé dans la haute technologie à New York. Heureusement, maintenant qu’elle possédait sa propre entreprise, elle avait un emploi du temps assez flexible pour y aller plus souvent. Certes, elle amenait toujours plusieurs ordinateurs avec elle, mais au moins, elle pouvait voir les arbres, respirer l’air frais, même sauter dans le lac si elle en avait envie. Mais au-delà de la beauté naturelle des alentours, c’était la communauté très unie qui continuait d’impressionner Suzanne. Elle était maladroite quand il s’agissait de tricoter, cependant Denise et Olive avaient été tellement enthousiastes à l’idée qu’elle rejoigne leurs soirées-tricot qu’elle y était allée plusieurs fois au fil des ans et qu’elle avait fait semblant de tricoter tandis qu’elle buvait principalement du vin et qu’elle riait avec les autres femmes.

La vitesse et la passion avec lesquelles ils s’étaient tous ralliés à Rosa témoignaient de la communauté de Summer Lake.

Le téléphone de Suzanne vibra dans sa poche pour la énième fois et Harry lui jeta un coup d’œil. Même si elle était toujours au téléphone avec ses employés, elle décida de l’éteindre complètement pour ne pas distraire qui que ce soit pendant que Rosa parlait.

— J’ai souvent entendu les gens dire que je suis célèbre juste pour être célèbre, déclara Rosa d’une voix posée, mais émotive. Aujourd’hui, quoi que pensent les gens de mes choix, je suis simplement heureuse que vous soyez autant à écouter ce que j’ai à dire.

Elle regarda directement les caméras tandis que sa mère lui tenait la main et que ses frères se plaçaient de chaque côté d’elle.

— Pour toutes les femmes et tous les hommes à qui l’on a donné l’impression d’être radins, sales ou petits sur Internet, que ce soit avec des mots ou des images, je veux que vous sachiez que nous n’avons pas à avoir honte. Car ce n’est pas notre faute. Peu importe ce que nous avons fait dans le passé. Peu importe ce que nous avons porté, ce que nous avons dit, avec qui nous sommes sortis, ce que nous avons choisi comme carrière. Aucun de nous ne mérite d’être attaqué, que ce soit en ligne ou hors ligne.

Rosa marqua une pause pour que les millions de personnes dans le monde entier qui regardaient son émission en direct intègrent ses mots.

— Même si je ne pourrai jamais effacer ces photos d’Internet, je ne suis pas une victime. Je reprends le contrôle de ma vie, ici et maintenant, et je vais la rendre meilleure que jamais. Avec de l’art, des amis, une famille et la fondation que ma famille et moi avons créée pour soutenir les gens qui ont été affectés par les cyberattaques.

Lorsque les caméras s’éteignirent enfin, ils se rassemblèrent tous autour de Rosa pour un câlin collectif. Suzanne avait déjà parlé avec elle du rôle qu’elle aimerait jouer en tant que directrice technique bénévole dans la nouvelle fondation des Bouchard et elle avait hâte de commencer dès que possible.

Attendant d’être sortie de la mairie pour rallumer son téléphone, elle ne fut pas ravie de voir une autre série d’appels de plusieurs numéros qu’elle ne reconnaissait pas.

Elle était en train de remettre son téléphone dans sa poche quand Harry lança :

— Il t’ennuie encore, pas vrai ?

Suzanne aurait dû savoir qu’il valait mieux ne pas parler à ses frères de son concurrent dans le domaine de la technologie. L’homme semblait déterminé à l’agacer de toutes les manières possibles dans l’espoir qu’elle perde son élan sur leur produit de sécurité le plus récent, qui était particulièrement révolutionnaire, à vrai dire. Dernièrement, elle avait reçu des douzaines d’appels téléphoniques par jour, mais il n’y avait jamais personne de l’autre côté du fil quand elle décrochait.

Même si elle savait que ce n’était rien de plus qu’une manœuvre psychologique, elle ne voulait pas mentir à son frère et faire comme s’il ne se passait rien.

— Ne t’inquiète pas, Harry. Tout est sous contrôle.

Malheureusement, il ne semblait pas du tout convaincu.

— Est-ce que tu t’es déjà renseigné pour engager un garde du corps ?

— Non, et je ne vais pas le faire.

« Non » était la même réaction qu’elle avait toujours eue face à une suggestion aussi ridicule.

— Mon concurrent est embêtant, mais mis à part nous bombarder, mes serveurs et moi, de spams, d’appels et de téléchargements automatisés, il est inoffensif.

Pendant un moment, elle pensa que Harry allait insister davantage. Heureusement, Drake et Rosa sortirent bras dessus bras dessous à ce moment-là et leur demandèrent s’ils voulaient aller à l’auberge pour boire quelque chose.

Aucun doute, Suzanne préférerait de loin savourer la lueur de l’amour de Drake et Rosa plutôt que de se disputer avec son frère à propos d’un garde du corps. Car si l’amour pouvait tomber sur son frère cadet de la manière la plus inattendue, cela signifiait qu’il y avait de l’espoir pour les autres, pas vrai ?

Même si elle ne pouvait pas imaginer rencontrer l’amour de sa vie alors qu’elle passait généralement vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept avec ses ordinateurs. Surtout si elle cédait face aux inquiétudes de son frère et qu’elle engageait vraiment un garde du corps pour la suivre chaque seconde de chaque jour…

* * *

Merci d’avoir lu Si l’amour est un art  ! J’espère que vous avez aimé Rosa et Drake.

Découvrez dès maintenant l’histoire de Suzanne et Roman ! Dans Pour un corps à cœur, Suzanne Sullivan n’a pas besoin d’un garde du corps. Après tout, c’est l’une des spécialistes de la sécurité numérique les plus reconnues au monde. Elle est donc parfaitement capable de se débrouiller seule malgré les problèmes qu’elle rencontre ces derniers temps. Malheureusement, ses trois frères ne sont pas de cet avis. Quand Monsieur Trop Beau Pour Être Vrai se présente, déterminé à la protéger, les étincelles fusent malgré elle. Elle n’a absolument pas l’intention de tomber amoureuse de ce garde du corps dont elle n’a jamais voulu. Roman Huson a juré de faire son possible pour protéger Suzanne Sullivan, et ses frères le tueraient au moindre regard de travers. Le seul problème, c’est qu’il n’a jamais été engagé pour travailler auprès d’une femme aussi belle ni brillante auparavant. En essayant de suivre son rythme, et de résister à l’envie folle de l’embrasser à en perdre haleine, il doit relever le défi le plus difficile de sa vie. Surtout quand il s’avère que la passion et l’alchimie entre eux sont plus torrides que jamais.

Découvrez Pour un corps à cœur (La Famille Sullivan, New York,

tome 2) dès maintenant !

« Cette romance à l’écriture magnifique m’a captivée jusqu’au

dernier mot ! Pour un corps à cœur me rappelle pourquoi les

Sullivan sont l’une de mes familles littéraires préférées ! »

~ 5 étoiles pour Pour un corps à cœur

Abonnez-vous à ma newsletter pour être informés de mes prochaines

parutions…

Tournez la page pour un extrait de Pour un corps à cœur (La Famille Sullivan, New York, tome 2) …

OceanofPDF.com