Taran Le cri de la falaise (French Edition)

Gwen Le Tallec · Chapitre 38 sur 60

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Taran Le cri de la falaise (French Edition)

Chapitre 37

 

Je roule dans ma DS pendant trente minutes, longeant la côte, accompagné par le scintillement des feux des balises bercées par la houle de la Manche. À la radio Bashung chante Immortels, les paroles me font doucement écho.

J’arrive sur les lieux de la scène de crime, quai des Orfèvres. Adèle vient à ma rencontre pour me conduire vers la voiture carbonisée. Je m’approche et sens les chairs brûlées. J’ai un haut le cœur. J’ai toujours détesté cette odeur et je ne m’y ferai jamais. Je prends un gant en latex que je place sous mon nez. Les deux types sont calcinés. Leur tête a échappé miraculeusement à l’incendie criminel et je constate le même trou rouge entre les yeux, un travail de professionnel. Ce n’était sans doute pas des enfants de chœur, au regard de l’arsenal découvert dans le coffre de la voiture.

Je les reconnais immédiatement. Ce sont bien les deux russes qui ont attaqué l’hôpital et qui étaient venus pour Maud. Avaient-ils pour mission de la tuer, de l’enlever ou de lui faire peur ? Bizarrement, je ressens comme un soulagement. Ces types ne feront plus de mal à personne, c’est une bonne chose.

– Ces hommes n’ont eu aucune chance. Abattus comme des chiens. Ensuite, celui ou ceux qui ont fait ça ont mis le feu à l’aide d’un jerrican d’essence qu’on a retrouvé un peu plus loin. On l’a envoyé à la PTS pour analyse. On ne sait jamais.

– Ok Adèle. En même temps, c’est du travail de pro. Il est peu probable qu’on retrouve des traces papillaires.

– Oui… On tente d’identifier les deux victimes à l’aide de nos bases de données. On dépose les corps à la morgue ce soir, en espérant que le légiste pourra les autopsier demain.

– Je demanderai demain matin à Narco de faire le nécessaire. Merci Adèle. Je rentre chez moi, je suis crevé.

– Bonne nuit Taran. Ça va la petite Giulia ?

– Oui ! Elle dort comme un bébé ! Elle dort deux heures et pleure deux heures puis se rendort deux heures et ainsi de suite.

– Ah…

– Non, elle est adorable. Je crois que l’ambiance de Roz ven y est pour quelque chose.

– C’est un bel endroit, en effet.

– A demain Adèle.

 

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