Taran Le cri de la falaise (French Edition)

Gwen Le Tallec · Chapitre 56 sur 60

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Taran Le cri de la falaise (French Edition)

Chapitre 55

 

Adèle m’appelle.

– Taran ! Nous pistons l’hélico sur notre radar ! Rejoins-moi à la pointe de la Varde.

– J’arrive !

Je me relève, cours jusqu’à l’escalier, le gravis, m’habille et reprends mon véhicule. J’ai le souffle court qui me rappelle que la cigarette nuit à ma santé. Cinq minutes plus tard, (la pointe de La Varde est juste à côté de la plage du Nicet), je suis avec Adèle dans le camion de renseignement de la Gendarmerie. Camion dernier cri, qu’on peut considérer comme la version 2.0 de la camionnette « sous-marin » des années 80. A l’intérieur, il n’y a que des instruments de haute technologie permettant de suivre les déplacements d’une voiture, bateau, avion ou bien sûr hélicoptère. L’engin démarre pour suivre la destination de l’appareil.

– Il se dirige pour l’instant vers Cancale, m’informe Adèle.

Le camion de la Gendarmerie roule vite pour ne pas perdre contact avec l’hélico. Celui-ci a évidemment pris de l’avance mais il ne sera jamais à plus de dix minutes. Natacha Charline sait qu’il ne faut pas qu’elle vole trop longtemps, car elle imagine sûrement que je vais alerter rapidement les forces aériennes de la police pour la poursuivre. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que nous avions anticipé, même si l’hypothèse d’un bateau puissant, genre Go fast, était privilégiée.

– C’est vérifié, ils vont se poser sur l’héliport de la pointe du Grouin ! J’ai demandé à la brigade de Gendarmerie de Cancale de se tenir en position juste à côté, s’écrie Adèle.

J’ai l’espoir que nous allons les arrêter et que Maud sera saine et sauve, mais mon instinct est plus pessimiste.

Nous arrivons juste après l’atterrissage de l’hélicoptère. La Gendarmerie avait cerné le périmètre et évacué les quelques touristes. Trois hommes, mains en l’air, sortent de l’appareil sans opposer de résistance. Notre camion se stationne, je saute pour me rendre sur les lieux. Soudain, je vois une femme, un couteau de boucher placé sur la gorge de Jacquet, prête à le décapiter. Je suis à une vingtaine de mètres, elle sourit. Elle va le tuer comme les autres, c’est certain. Et puis, sa tête explose… La tête de Natacha Charline disparaît à jamais dans une gerbe de sang et de cervelle. Un sniper de la Gendarmerie a tiré pour sauver Jacquet qui, maculé du sang de sa tortionnaire, court dans ma direction en pleurant. Arrivé à ma hauteur, exténué, il me crache au visage.

 

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