21 cles pour activer la transformation numerique de votre entreprise

Gilles Auberger, Thierry Meynle, Jeremy Gregoire, Salah-Eddine Benzakour · Chapitre 10 sur 34

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21 cles pour activer la transformation numerique de votre entreprise

Clé n° 6 Cryptomonnaie, Bitcoin, blockchain

Contexte

 

 

Clé nº 6

 

CRYPTOMONNAIE, BITCOIN,

 

BLOCKCHAIN

 

#Cryptologie, #Paiement en ligne

 

Les cryptomonnaies (dont la plus connue est le Bitcoin) et la technologie

blockchain font régulièrement la « une » de la presse, mais cette clé est

probablement l’une des plus difficiles à décrypter tant les notions

auxquelles elle se réfère peuvent paraître abstraites ou techniques pour les

non-initiés, voire sulfureuses. Pour plusieurs chefs d’entreprise que nous

connaissons, la première et seule utilisation concrète du Bitcoin à ce jour

s’est faite pour eux dans des circonstances douloureuses : ils ont été

victimes d’un piratage par un ransomware. C’est un logiciel malveillant qui

crypte les données d’un ordinateur ou d’un serveur et les rend inutilisables,

sauf à payer une rançon qui donne accès à la clé de décryptage, rançon

généralement payable en Bitcoins. Sans parler du « darknet », partie cachée

d’Internet où se vendent armes, drogues et faux papiers, généralement

payables en Bitcoins…

 

Les cryptomonnaies sont des monnaies d’un type nouveau, et pour bien

comprendre de quoi il s’agit, il convient de redéfinir les caractéristiques des

monnaies « traditionnelles » ainsi que celles des métaux précieux dont les

cryptomonnaies s’inspirent.

 

À quoi servent les monnaies « traditionnelles » (l’euro, le dollar…) ? Elles

sont avant tout des moyens de paiement qui permettent de réaliser des

échanges de biens matériels ou immatériels. À ce titre, elles sont soit

matérialisées (pièces, billets de banque) soit dématérialisées (flux

électroniques), mais elles ont aussi pour fonction de stocker de la valeur

(comptes bancaires, épargne). Les monnaies sont contrôlées par les États et

leur quantité en circulation peut varier : un État peut décider d’émettre plus de monnaie ou, au contraire, d’en retirer de la circulation, nonobstant

l’impact de ces opérations sur la valeur. De ce fait, la quantité de monnaie

est théoriquement illimitée et sa solidité est intimement liée à la confiance

portée envers les États et/ou les banques qui la contrôlent.

 

Les cryptomonnaies sont des monnaies d’un type nouveau,

entièrement électroniques et destinées à être échangées sur

Internet.

 

Les métaux précieux, quant à eux, sont une ressource naturelle qui existe en

quantité limitée. Si on prend l’exemple de l’or, on peut l’extraire du sol,

mais à ce stade et malgré toutes les tentatives des alchimistes on ne peut pas

en fabriquer. La valeur d’un métal précieux varie donc principalement en

fonction de l’offre et de la demande ; sa rareté fait fluctuer son prix et

constitue un terrain de jeu pour les spéculateurs de tous types.

 

Les cryptomonnaies sont des monnaies d’un type nouveau, entièrement

électroniques et destinées à être échangées sur Internet. Elles se veulent

plus ou moins sécurisées, privées et intraçables. Pour ce faire, elles

s’appuient sur leur propre réseau d’ordinateurs qui n’est généralement

contrôlé ni par les États ni par les banques (confiance pour les usagers ?), et

qui utilise un nouveau protocole Internet. C’est là qu’apparaît la blockchain

(littéralement « chaîne de blocs »), qui est un registre distribué et sécurisé

(sur l’ensemble du réseau), comme un livre comptable, qui garde une trace

de toutes les transactions effectuées depuis la création de la cryptomonnaie.

Une cryptomonnaie est donc un logiciel fondé sur des algorithmes

mathématiques et sur du code open source, le tout reposant sur des

techniques avancées de la cryptographie, pour valider et sécuriser les

transactions. Une fois la confiance dans le système acquise, ce qui n’est pas

une mince affaire, il apparaît que les transactions ainsi réalisées sont

extraordinairement sécurisées et rapides (par comparaison avec un chèque,

par exemple) et qu’il devient aussi simple d’envoyer de l’argent à

quelqu’un qu’un simple courriel.

 

Sources

Site www.cryptomonnaie.com (qui explique notamment comment on peut acquérir, utiliser et revendre des Bitcoins).

Sharon Wajsbrot, « Comment la blockchain bouscule le financement du

commerce international », www.lesechos.fr.

Nessim Ait-Kacimi, « Bitcoin de l’ombre à la lumière », www.lesechos.fr.

 

Usage dans l’entreprise

 

Même si les applications en entreprise sont à ce stade pour le moment

encore confidentielles, nous pensons que les cryptomonnaies émises par des

tiers de confiance ainsi que la technologie blockchain vont rapidement se

répandre pour des transactions toujours plus rapides et plus sécurisées, tout

à fait légales, effaçant ainsi complètement l’image des débuts. Ainsi, d’ici

quelques années vous utiliserez probablement la blockchain ou réglerez des

transactions en cryptomonnaie, parfois sans même le savoir… Pour le

moment, nous vous recommandons de rester en veille active sur ces sujets,

ne serait-ce que pour bien comprendre la façon dont ils vont évoluer et être

capable de les intégrer dans votre offre le moment venu.

 

Réflexion personnele

 

Il existe à ce jour plus de 700 cryptomonnaies et, vous l’avez compris, il suffit

d’une bonne compétence informatique pour en lancer une nouvelle… Il apparaît

donc essentiel de se méfier avant d’accorder sa confiance ! Vous en trouverez la

liste et leur valorisation en monnaies traditionnelles sur le site

https://coinmarketcap.com.

Le Bitcoin est la plus connue de ces cryptomonnaies. Lancée en 2009, cette

monnaie est de plus en plus reconnue, y compris par les États, comme un vrai

moyen de paiement alternatif : elle dispose même d’un symbole, qui ressemble à

celui du $, un B majuscule avec deux barres verticales. Les transactions

sulfureuses des premières heures en Bitcoins (armes, drogue, rançons… sur le

darknet), ont fait place à des transactions financières tout à fait légales, ainsi

qu’aux spéculateurs (surtout chinois) qui parient sur les fortes variations

quotidiennes des cours. La volatilité étant renforcée par le fait que la quantité de

Bitcoins mise en circulation est limitée par construction, à l’instar des métaux

précieux.

La technologie de la blockchain semble tellement révolutionnaire, comme le fut

TCP/IP en son temps, que de nombreux autres secteurs la testent pour l’étendre

à de multiples applications par la création de « blockchains privées » :

transactions bancaires, négoce international, vote sécurisé…

 

Aller plus loin

Pour aller plus loin sur le Bitcoin, vous pouvez rendre visite à La Maison du Bitcoin, à

Paris. C’est un espace de 220 m2 dédié et créé par des entrepreneurs passionnés

de cryptomonnaies. il existe aussi de nombreux ouvrages et MOOC (#) pour

approfondir la technologie de blockchain et les cryptomonnaies. Et pour rester à jour

sur le sujet, abonnez-vous aux « prédictions IT de Gartner » : chaque année l’institut

publie 10 tendances lourdes et mentionne régulièrement l’enjeu de la blockchain –

sur Channelnews.fr.

 

Liste des sources et des liens actualisée :

21cles.fr/cryptomonnaie

 

OceanofPDF.com