21 cles pour activer la transformation numerique de votre entreprise
Clé n° 2 Entreprise 4.0/Industrie 4.0
Contexte
Clé nº 2
ENTREPRISE 4.0/INDUSTRIE 4.0
#Stratégie #Transformation numérique
« Entreprise 4.0 » est un terme, en devenir, qui désigne les entreprises qui
ont réussi leur transformation numérique de bout en bout – si tant est qu’on
puisse parler d’achèvement dans un monde digital en mutation et pas encore
vraiment stabilisé – et qui se sont appropriées les clés exposées dans cet
ouvrage. Le secteur de l’industrie est en première ligne de cette
transformation qui mène, par exemple, aux usines connectées et plus
intelligentes. Nous sommes au cœur de la quatrième révolution industrielle,
consacrée au numérique ; c’est cela, l’« industrie 4.0 ».
Regardez de plus près les projets industriels de nos voisins allemands,
souvent précurseurs sur le sujet, et vous verrez qu’une vague de fond est
lancée. Elle va révolutionner toutes les entreprises industrielles. Très
concrètement, l’industrie est en train de se réinventer par sa transformation
numérique profonde.
« Industrie du futur » en France, « usine 4.0 » en Allemagne, peu importe
son nom, la révolution numérique nous propose la transformation de nos
sociétés et de nos process comme de nos économies.
C’est en fait le résultat de la convergence de deux tendances
technologiques :
dématérialisation massive d’un nombre croissant de nos activités
(relations humaines, innovation, processus, produits, etc.) ;
interconnexion de tout avec tout (objets, machines, hommes).
Avec, comme conséquences directes :
le raccourcissement du temps – jusqu’à l’instantanéité ;
le rétrécissement des distances ;
la croissance étourdissante du volume de données transportées sur les
réseaux.
Il découle de cette convergence un nouveau business modèle, qui fait
basculer notre modèle classique de vente d’un bien vers celui de la
facturation de son usage ou d’une expérience, ou encore de la vente de la
performance apportée par cet usage. Nous passons d’un modèle
économique industriel vers celui d’une économie de la fonctionnalité. Il se
traduit par une inclinaison de plus en plus forte à vendre un produit surtout
en tant que support pour des consommables ou des services à forte valeur
ajoutée !
Un nouveau business modèle, qui fait basculer notre modèle
classique de vente d’un bien vers celui de la facturation de son
usage.
On a forcément à l’esprit l’exemple hyper rentable des imprimantes bon
marché et de leurs coûteuses cartouches d’encre, et le fabuleux business des
capsules de café de Nespresso…
De nouvelles technologies de rupture arrivent à maturité – avec des
dénominations auxquelles il va falloir peu à peu s’habituer : la « fabrication
additive » ou « impression 3D » ; l’Internet des objets et l’interconnexion
de tout avec tout, la réalité augmentée ; le Big Data et l’analytics ; la
mobilité (technologie et applications) ; le cloud computing ; la robotique
collaborative… Avec elles apparaissent clairement de nouveaux leviers
pour innover : en premier lieu l’accélération de la mise au point des
nouveaux produits par une implication très forte du client ; également, de
nouvelles formes et de nouveaux outils de collaboration ; la création de
produits connectés ; l’optimisation de la production…
Cette révolution numérique bouscule le modèle d’affaires de l’entrepreneur.
Elle met au défi ses compétences et ses investissements. Elle l’oblige à
revoir sa manière de travailler, de produire et de vendre. Elle contraint à
faire du client le point focal (user centric) de toutes ses activités. En résumé, elle pousse à innover à peu près sur tous les plans. C’est bien une
révolution et non une simple évolution : la révolution « entreprise 4.0 »
Sources
Site Syntec numérique et de l’alliance industrie du futur, www.syntec-
numerique.fr.
Usages dans l’entreprise
Ils sont très nombreux, pour ne pas dire infinis.
Prenons la fabrication additive, appelée également « impression 3D », dans
la famille des machines à commande numérique. Elle permet aujourd’hui à
un service de maintenance de produire immédiatement une pièce unitaire de
remplacement sur un équipement, en cas de panne, pour ne plus subir le
délai de livraison d’un fournisseur. Cette même technologie permet de
fabriquer « simplement » un prototype, à partir d’un plan, avec des pièces
très complexes à usiner, et de vérifier in situ sa pertinence. On imagine
assez facilement le gain de place et de trésorerie, de temps de transfert
aussi, pour la gestion d’un stock de pièces de rechange, désormais en
mémoire dans votre imprimante…
Les objets connectés permettent aujourd’hui aux producteurs de moteurs
d’avion de vendre l’usage qui est fait d’un moteur avec toute la
maintenance prédictive – organisée par les informations transmises
automatiquement – et non plus le moteur en tant que tel et son contrat de
maintenance traditionnel. Dans le monde agricole, désormais, il existe des
équipements connectés pour l’épandage de produits phytosanitaires, qui
permettent en fonction de la localisation GPS du tracteur et d’une analyse
des sols par satellite de délivrer la bonne dose sur la parcelle…
En matière de sécurité dans un environnement dangereux, le fait de
connecter les hommes permet à une machine, à un équipement dangereux
de transmettre une alerte, ou de ne pas se mettre en route pour protéger
l’humain à proximité.
Au cœur des ateliers, la connexion des machines capte les événements en
temps réel et mesure la performance (le taux de rendement synthétique) en
temps réel. Cela permet d’informer l’opérateur pour agir immédiatement.
Réflexion personnelle
Cette usine du futur qui se dessine passe par une transformation profonde et aura
un coût. Cela prendra du temps, et la mise à niveau de nos industries se fera sur
plusieurs années.
Un point essentiel doit retenir toutes les attentions : le client. Qu’il soit
consommateur final, client professionnel, client utilisateur, ou même collaborateur
(votre premier « client »), il doit être au centre de toutes les attentions de
l’entreprise. Mieux informé, plus exigeant, il doit être écouté, sollicité et impliqué
au plus tôt dans toute démarche de définition des produits et des services.
Nous sommes persuadés que la coconstruction est un des piliers également de
cette transformation. Mieux collaborer grâce au numérique au-delà des outils
classiques de PLM et de CAO, avec de vraies plateformes de gestion de projet
(comme le BIM) dans le domaine de la construction immobilière pour échanger,
partager l’information et les plannings, le suivi des demandes. Tout cela contribue
à mener des projets de manière itérative et collaborative et dans une approche en
mode agile, issue du monde du développement logiciel.
Aller plus loin
Le site de L’Usine nouvelle – www.usinenouvelle.com – propose de nombreux
articles intéressants sur cette thématique. Et si vous êtes intéressé, celui du
ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique –
www.data.gouv.fr/fr/organizations/ministere-de-l-economie-de-l-industrie-et-du-
numerique – propose des articles complets détaillant les 9 solutions pour une
nouvelle France industrielle. Vous y trouverez également les solutions de
financement de cette transformation.
À faire très vite : l’autodiagnostic de la maturité numérique, un questionnaire ludique
sur www.diag-numerique.fr.
Liste des sources et des liens actualisée :
21cles.fr/entreprise4point0
OceanofPDF.com