21 cles pour activer la transformation numerique de votre entreprise
21 Clés pour manager aujourd’hui
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Contexte
Clé nº 1
TRANSFORMATION NUMÉRIQUE
#Stratégie #Technologie #Ubérisation
La transformation numérique est le processus par lequel passe une
entreprise du XXe siècle – qui a un modèle économique éprouvé et qui
existait avant l’arrivée d’Internet – afin d’intégrer des technologies digitales
récentes :
dans ses fonctions vitales (commercialisation, recherche et
développement, production) ;
dans son offre elle-même (objet connecté ou service hybride).
La finalité de la transformation digitale est de :
pérenniser l’activité de l’entreprise tout en gérant le « choc du
digital » ;
lui donner des avantages concurrentiels qui lui permettent d’accélérer
sa croissance ;
« scaler » sa réussite (donner une croissance exponentielle),
idéalement sans limites : c’est ainsi qu’Uber a été valorisé
« potentiellement » à plusieurs centaines de milliards de dollars en
2016.
Nous avons tous à l’esprit les exemples des secteurs massivement
numérisés : l’hôtellerie avec Booking, et puis Airbnb, le commerce avec
Amazon et Alibaba, la musique avec Deezer et Spotify, le voyage avec
Kayak… D’une façon ou d’une autre, toutes les entreprises sont déjà ou
seront touchées par la transformation numérique ; parmi elles et aux avant-
postes :
industriels : PMI, ETI et grands groupes (usines 4.0) ;
grands médias : journaux et magazines papier, chaînes de télévision,
radios (dématérialisation) ;
distributeurs (désintermédiation) ;
sociétés de services (délocalisation) ;
acteurs historiques et métiers anciennement réglementés de type :
banque, assurance, opérateur téléphonique, expert-comptable, notaires
ou avocats… (déréglementation).
Si la transformation numérique des entreprises du XXe siècle est inéluctable,
elle n’en est pas moins freinée par la difficulté des dirigeants et d’une
grande partie de leurs collaborateurs à sortir des schémas de
fonctionnement très verticaux : structures pyramidales, autorités
hiérarchiques, informations en mode « top-down ».
D’une façon ou d’une autre, toutes les entreprises sont déjà ou
seront touchées par la transformation numérique.
Des réflexes qui sont souvent issus de l’héritage des modèles de l’économie
prospère des Trente Glorieuses, et qui se manifestaient de façon efficace et
profitable avant l’avènement d’Internet. Les nouvelles relations de
collaboration et de cocréation favorisées par le digital sont plus faciles dès
lors que l’entreprise fonctionne en « bottom-up » (responsabilisation de
chaque échelon depuis le plus petit niveau hiérarchique) ou avec une
organisation très horizontale ou circulaire.
À noter, le numérique est une technologie de rupture qui permet d’apporter
à l’entreprise à la fois :
une meilleure qualité perçue proposée aux clients/utilisateurs ; en
permettant de créer des produits « à options », très singularisables (la
personnalisation développe les ventes). L’emblème de cette génération
de produits, c’est l’iPhone – un produit fini, mais non achevé : en y
incorporant vos applications, vos données, photos et adresses, une part
de vous… vous inscrivez votre personnalité, votre sensibilité, et vous
le parachevez. Ce qui en soi peut être vécu déjà comme un
accomplissement ;
une accélération du processus de production et de distribution, qui
permet un délai de mise sur le marché (time-to-market) plus court ; à
l’exemple du lancement de la voiture électrique Tesla Model X – sans
publicité et sans concessionnaires ;
des gains de productivité qui rendent les prix de vente plus attractifs et
augmentent la compétitivité : grâce à l’usage des robots, des
imprimantes 3D, des outils de travail collaboratifs… ce sont autant
d’exemples d’outils ou de démarches qui permettent d’augmenter la
productivité et, par conséquent, de réduire le prix de revient en
améliorant la marge ;
des processus d’innovation ouverte, collaboratifs, qui apportent plus
d’intelligence et de diversité à l’entreprise ; de manière exponentielle.
Chacun connaît aujourd’hui un produit qui a bénéficié de la
contribution des foules (on parle souvent de crowdsourcing ou
d’innovation ouverte) pour progresser : la Ford Focus avait été
dévoilée dix-huit mois avant le Mondial de l’auto 2012 pour profiter
des contributions des 150 premiers bêta-testeurs (clients bienveillants
en phase de test), là où par le passé les derniers réglages se faisaient
dans le secret absolu – jusqu’au jour J de la présentation au Salon !
Pour atteindre tout cela, il ne s’agit pas seulement d’utiliser de nouveaux
supports (cloud, ERP, médias sociaux, site e-commerce, CRM,
crowdsourcing…), mais de repenser tout le fonctionnement de l’entreprise,
ou parfois même de faire pivoter (voir « pivot » dans le glossaire) le
business modèle, en essayant d’intégrer la puissance du digital là où cela
permet de gagner en productivité interne ou en satisfaction client. Cette
intelligence, c’est le rôle que joue cette nouvelle fonction support dans
l’entreprise, portée par le CDO (Chief Digital Officer), en charge de la
transformation digitale, une vision et une responsabilité qu’il anime au sein
du CODIR.
Sources
Microsoft Ideas : http://ideas.microsoft.fr.
Valentine Ferréol, « Transformation numérique : pourquoi (et comment) les
entreprises doivent accélérer », www.usine-digitale.fr
Conférence Accor/Airbnb sur la transformation sur YouTube Usage dans l’entreprise
Pour mettre en place une stratégie de transformation numérique, l’entreprise
doit tout d’abord établir la liste classée par priorité des problèmes internes
qui limitent sa productivité. Puis définir les solutions que peuvent apporter
les outils digitaux.
Le choix d’une solution par rapport à une autre résulte de l’arbitrage entre
l’effort nécessaire pour l’acquérir (coûts d’utilisation, formation des
collaborateurs…) et la valeur ajoutée business qu’elle peut apporter. La
création de valeur va s’évaluer sur plusieurs critères : la capacité d’attirer et
de fidéliser davantage de clients, la possibilité de profiter d’une meilleure
vision de l’entreprise et son environnement et de prendre les bonnes
décisions, l’augmentation de la productivité des hommes et des machines
et, finalement, la capacité à proposer un meilleur produit, plus performant
ou plus personnalisable. Ou simplement une expérience client plus forte,
plus confortable et agréable.
Réflexion personnelle
Il est quasiment impossible aujourd’hui pour une entreprise de se passer des
outils numériques, d’autant qu’ils ouvrent de nouvelles opportunités : passer des
outils classiques déconnectés du réseau Internet – comme les anciennes
générations du système IBM AS 400 avec leurs réseau propriétaire et logiciels
métiers – vers des solutions basées sur le cloud et le mobile apportant de
nouveaux usages. Les informations et les logiciels pour les traiter sont dans un
serveur distant accessible via Internet – cloud, SAAS –, ce qui ouvre de nouvelles
possibilités. On peut envisager facilement l’accès aux informations en mode
nomade avec un mobile ou une tablette, et surtout la collaboration sur les mêmes
informations ou fichiers en temps réel (le collaboratif). Passer de la logique
« envoyer par mail » à « partager dans le cloud » et d’une structure hiérarchique
pyramidale à une structure en réseau, grâce aux liens directs que crée le digital.
Cette nouvelle étape ouvre le potentiel des entreprises du XXe siècle – habituées
à un fonctionnement en silos avec des processus qui impliquent des validations
humaines – vers des gains de productivité considérables, et même des
opportunités de développement qui n’étaient tout simplement pas envisageables
sans le digital.
Cela dit, il est naturel de voir la transformation digitale soulever ici et là des
résistances, comme pour tout changement : elles sont davantage liées à la peur
de perdre le pouvoir. Notons ici que le pouvoir dans les organisations a été
longtemps relié à la détention d’informations, et de savoir, le digital rend
l’information accessible librement et diffuse ce savoir plus rapidement. D’où aussi
l’importance de travailler sur les potentialités de l’Homme avec des techniques de
coaching, formation et communication interpersonnelles pour :
accompagner les parties prenantes de l’entreprise au changement, de préférence avec des compétences externes qui apportent une richesse, une légitimité et un propos différent, très complémentaire ;
éduquer les dirigeants aux techniques de prise de parole, afin de diffuser le message de la transformation numérique de façon stimulante et non anxiogène.
Pour faire des savoir-être un élément différenciant, lorsque les savoir et les savoir-
faire deviennent facilement réplicables.
Aller plus loin
Jeff Jarvis – dans son livre La Méthode Google. Que ferait Google à votre place ?
Éditions Télémaque, 2009 – décrit un certain nombre de modèles de transformations
numériques ; il met très bien en avant le concept de plateforme et décrit l’un des
impacts visibles : l’ubérisation.
Liste des sources et des liens actualisée :
21cles.fr/transformation-numerique
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