Correspondance - Tome I
À Ernest Chevalier ......................................................... 39
À ERNEST CHEVALIER
[Rouen, 19 novembre 1838.]
Chaque jour je remets au lendemain à t’écrire mais enfin ce matin je te réponds. Je suis en effet fort occupé maintenant, non point parce que le père Magnier me donne beaucoup de devoirs, mais les études hist[oriques] et beaucoup de lectures commencées me prennent un temps infini. Dans quelques jours je serai plus à l’aise et je te répondrai plus amplement.
Dis-moi dans ta prochaine lettre ce que tu penses, ce que tu fais, tu me donneras un tableau complet de ton être physique et moral.
Je t’engage toujours à fréquenter Alfred. Les relations que tu auras avec lui te seront agréables et utiles. C’est le meilleur rhum que je connaisse après celui de la Jamaïque.
Fume toujours, réjouis ton membre, festoie avec les amis et vive la bouteille et les commères.
T[out] à t[oi].
Je vais faire ma copie pour le père Magnier, puis je vais m’abouler 2 à 3 tasses de thé par le bec.
As-tu parfois vu Narcisse à Paris ? sais-tu ce qu’il devient ?
Je crois que Condor est toujours en bonne santé.
J’ai vu récemment Duguernay.
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