Correspondance - Tome I
À Ernest Chevalier ......................................................... 53
Complimente Alfred de ma part sur son examen. Dis-lui de m’écrire.
Adieu […]
t[out] à t[oi].
À ERNEST CHEVALIER
Vendredi 19 avril 1839.
Ô grand homme…
CAROLINE FLAUBERT À SON FRÈRE GUSTAVE
[Paris, 5 mai 1839].
Mon bonhomme, nous avons fait un excellent voyage, malheureusement sans le moindre accident. Mme Chavannes, notre compagne nous a fait penser à toi ; elle a une frayeur extrême des « deux vents » ; outre le capuchon, les manteaux, elle s’est emmaillottée la tête d’un énorme châle. Alors, nous avons dit : « Fa ! Fa ! Fa ! » « C’est à faire vomir les honnêtes gens » « Pia, Pia ! » et nous nous sommes mis à la portière. Maman a peu dormi, cependant elle n’est pas fatiguée. Nous irons demain à Versailles. Pauvre Bonhomme ! Que je voudrais que tu fusses ici ! Comme tu aurais des occasions de me faire rire avec tes facéties ! Embrasse bien notre bon père, et engage-le à se remonter le col de sa robe de chambre jusqu’aux yeux. La famille
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