Correspondance - Tome I
À Monsieur et Madame Parain ..................................... 9
Permet mon cher ami ces douces Réflexions mais je te jure qu’elle ne sont point apprêtés n’y que j’aie essayé de faire de la Rhétorique mais je te parle avec la vérité du vrai ami. Le choléra Morbus n’est presque pas [à l’Hôtel-] Dieu. Ton bon papa va de même. Viens à Rouen.
Adieu.
GUSTAVE FLAUBERT.
À MONSIEUR ET MADAME PARAIN
Mon cher oncle et ma chère tante,
C’est avec un bien vif ressentiment de joie que j’ai vu approcher le jour de l’an pour vous témoigner par cette lettre mes profonds respects, et davantage mes amitiés sincères. J’ai choisi cette époque pour avoir le plaisir de vous écrire. Non certes cette lettre n’est point de ces lettres de jour de l’an, que l’on fait par douzaines et dans lesquelles on fait mille vœux et autant de compliments, mais c’est l’amitié seule qui m’a dictée cette page. Veuillez mes chers
– 9 – parents dire mille choses de ma part et surtout embrasser pour moi Bonenfant et son épouse jadis Mlle Olympe.